Le « noble « combat pour la maison close …
(Alice
Colanis)
Paris, le 30
octobre 2001,
A Monsieur Thierry
Ardisson,
Cher et sympathique Enrico
Macias ! Le voici revenu dans « les étranges lucarnes «, grâce à la
complicité souriante de Thierry Ardisson.
Il plaît au peuple, Enrico.
Ardisson, qui est un malin, le sait bien. Et il « pense «, Enrico. Le
social et le politique n’ont pas de secrets pour lui. Un social et un politique
aux couleurs d’un chaleureux Maghreb pied-noir aux accents ensoleillés.
Il veut donc la réouverture des maisons closes, Enrico.
C’est
dit sous la bienveillance souriante d’Ardisson, et notre « chevalier des bordels «
rappelle que le cher Roger Hanin est dans
le même camp que lui.
Le bordel est nécessaire.
Le bordel est curatif.
D’abord émancipateur.
D’abord pour ces pauvres adolescents mâles qui ne pourraient
pas fonctionner sans la prostituée.
Nos deux machos
du Sud portent donc en eux le non-dit de l’enfermement des femmes : dans
la famille, mais symétriquement, dans la maison close. Et pour eux, bien sûr, la prostituée
est heureuse. Il y a bien déjà,
chez le marchand de volailles, « la poule heureuse «…Tout le monde est
heureux... Comme en Hollande, comme en Allemagne, où la prostituée heureuse,
par la grâce de son proxénète, entre dans les réseaux mafieux d’une certaine
économie mondiale !
Donc, sur nos étranges lucarnes
ringardes, a commencé le 23 octobre, sous la bannière souriante et complice de
Thierry Ardisson, le noble combat pour la maison close.