| EVENEMENT
MARQUANT |
DATE
/ PERIODE |
| La
prostitution hospitalière : les femmes de la famille sont offertes
aux invités en signe d’hospitalité, ce qui permet par la suite
aux filles de se constituer une dot. |
Société
Primitive et Antiquité
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| La
prostitution religieuse ou sacrée se déroule sous la forme d’un
hommage rendue aux divinités. Source d’enrichissement, ses bénéfices
seront vite exploités par l’Etat. |
XXIII,
XI°s. av. JC
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| Du
temps de Moïse, la prostitution est interdite, sauf pour les étrangères. |
XIII°
s. av. JC
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| En
Grèce, Solon étatise la prostitution qui est surveillée,
réglementée et rentabilisée; elle suit la hiérarchie des classes sociales. |
VII°,
VI° s. av. JC
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| Après
une immense débauche régnant dans l’Empire romain, Marcus, soucieux
de préserver des valeurs morales, procéda à la première mise en carte
des prostituées (Licencia stupri). |
II° av
JC
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| Théodose
le Grand, empereur romain, s’attaque aux proxénètes afin de
stopper la prostitution. |
IV°
s. |
| Les
barbares ne vivant pas dans des agglomérations, connaîtront que très
tard la prostitution. |
IV°,
V° s. |
| Justinien,
empereur romain d’Orient, lutte contre la prostitution en instaurant
le Corpus Juris Civilis et favorise la réinsertion des prostituées. |
V°,
VI° s. |
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Théodoric
Ier, roi des Wisigoths, utilise la violence contre les
proxénètes. Alaric II se livre à une persécution des prostituées
avec le Code Alaric ; mesure que ses descendants suivront
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V° s.
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| Avènement
du christianisme et règne de Charlemagne, condamnant l’adultère
et la prostitution par voie de conséquence : celles qui s’y
livrent sont passibles de coups de fouet et d’une chevelure
coupée, non les proxénètes. |
VII°,
VIII° s. |
| Sous
la dynastie Song, en Chine, ce sont des prostituées d’Etat à
la disposition des fonctionnaires. |
VII°,
X° s. |
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| Saint
Louis tente une expérience prohibitionniste accompagnée de la réinsertion
des prostituées dans le couvent des Filles-Dieu. Cela se soldera par
un échec qui le conduira à rouvrir les bordels. D’où la position
de l’Eglise considérant la prostitution comme un mal, mais nécessaire.
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XIII°
s.
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| Jeanne
Ière, reine des Deux-Siciles et comtesse de Provence, optera pour
le sanitarisme en faisant passer des examens gynécologiques aux prostituées
chaque semaine sous le contrôle d’une abbesse et d’un
médecin d’Etat. La plupart des bénéfices viennent renflouer
les caisses de l’Etat. La prostitution est institutionnalisée.
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XIV° s.
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| Une
réaction générale s’élève contre la prostitution, Charles VIII
pense même à faire brûler vives toutes les prostituées. Charles IX
ordonnera la fermeture de toutes les maisons, en condamnant celles
qui poursuivraient cette activité. |
XV°
s. |
| Louis
XIV ordonne l’emprisonnement de toutes les prostituées et une
grande attention aux maladies vénériennes. Par contre en Italie, certaines
prostituées conquièrent une reconnaissance sociale et sont même recherchées
pour leur célèbre raffinement. |
XVI°,
XVII° s. |
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| Tout
homme possédant une aisance financière a une maîtresse, à l’instar
de Louis XV, il en est de même en Angleterre. Par contre, à la fin
du siècle Louis XVI instaurera une réglementation : mise en carte
des prostituées, contrôles sanitaires et surveillance par une police
des mœurs. |
XVIII°
s. |
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La prostitution
est à nouveau tenue pour un mal nécessaire et Napoléon entamera
l’ère du réglementarisme caractérisée par l’inégalité
sexuelle homme-femme. En Suisse, elle est considérée comme un métier.
A la fin du siècle, le premier grand mouvement féministe se met
en place en Angleterre sous l’égide de Joséphine Butler se
revendiquant abolitionniste. En 1899 à Londres, se déroule la première
réunion internationale portant sur ce problème.
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XIX°
s. |
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| On
assiste aux Etats-Unis à une croisade anti-prostitution résultant
d’une réaction contre les immigrés et des changements que connaît
la société (émancipation de la femme, libéralisation des mœurs,
éclatement de la cellule familiale…). De même en Angleterre
à la veille de la seconde guerre mondiale. |
Début
du XX° s. |
| En
Hollande, une loi stipule l’interdiction des bordels. |
1911 |
| En
France, la loi Marthe Richard fait fermer les bordels, supprimer les
cartes de police, instaurer le fichier sanitaire et social. |
1946 |
| Le
Kenya s’inquiétant de l’enrichissement et de l’autonomie
des prostituées, les refoule d’une part dans leurs villages
d’origine et enferme toutes les femmes célibataires susceptibles
de se livrer à la prostitution. De nombreux autres Etats africains
suivirent ces mesures de répression. |
1948 |
| Convention
internationale du 2 décembre pour la répression de la traite des êtres
humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui.
De Gaulle la ratifiera en 1960. |
1949 |
| En
Australie, une législation officielle à tendance faussement limitative,
aggrave la répression et la dépendance des prostituées. |
1968 |
| En
Suisse, les prostituées ne sont réprimées qu’en cas de racolage
actif, de même qu’il existe une tolérance pour les proxénètes
passifs, elles bénéficient d’une assurance maladie et payent
leurs impôts tel que n’importe quel autre commerçant. |
1969 |
| Margo
Saint James, prostituée, crée à San Francisco "Coyote", une association
de prostituées revendiquant des droits. |
1970 |
| Des
prostituées se mobilisent à Lyon et écrivent au préfet de police afin
de dénoncer les mesures de répression injustes dont elles font l’objet.
Une commission spéciale est nommée et rédigera un rapport constructif
et réaliste qui finira dans les oubliettes : le rapport Pinot.
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1975 |
| Les
prostituées lyonnaises montent à Paris pour se faire entendre |
1977 |
| Le
député du XVIIIème arrondissement de Paris propose la réouverture
des maisons closes : proposition Le Tac, du nom de son auteur.
Refus général. |
1978 |
| Suite
à une vague de plaintes des prostituées françaises quant à leurs conditions
de vie, on confie la dossier à Yvette Roudy, ministre des droits des
femmes. Aucun résultat concret ou fructueux. |
Décennie
80 |
| En
Suisse, une association de solidarité réunissant travailleurs sociaux
et prostituées est créée et soutenue par les autorités : Aspasie.
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1982 |
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Le Japon
adopte un régime réglementariste.
Internationalisation du mouvement des prostituées avec le congrès
mondial d’Amsterdam adoptant la première charte des droits
de la prostituée.
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1985 |
| La
Hollande abolit la loi de 1911 interdisant les bordels. |
1985 |
| 2ème
congrès réuni au Parlement européen de Bruxelles. Consécutivement,
l’UNESCO réunit un congrès international pour lutter contre
le trafic d’êtres humains et déclare la non-assimilation de
la Prostitution à un travail. |
1986
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En Chine,
la prostitution contribuant à la propagation des maladies vénériennes,
les autorités décident d’interner, jusqu’à guérison,
clients et prostituées contaminés.
En Asie du Sud-Est, elle connaît un développement considérable amenant
des milliers d’enfants à se vendre ou à être vendus.
En France, le ministère de la Santé propose la réouverture des maisons
closes, échec.
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1990 |
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En Algérie,
la tradition prostitutionnelle du temps de l’autorité socialiste
n’est plus de rigueur, la prostitution tombe dans la clandestinité.
La Somalie connaît un fort développement de la prostitution avec
le débarquement des américains.
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1992 |
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A Milan,
en Italie, un amendement menace de procès-verbal toute personne
négociant avec une prostituée.
L’Organisation Internationale du Travail appelle à la reconnaissance
économique de l’industrie du sexe.
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1998 |
La
Suède instaure une peine de prison pour tout client.
A Zurich, en Suisse, première ouverture d’une maison officiellement
autorisée |
1999
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