SEXISME et DROITS des FEMMES / SEXISM and WOMEN'S RIGHTS : Bulletin 2004 - 5

 

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SEXISME et DROITS des FEMMES / SEXISM and WOMEN'S RIGHTS : Bulletin 2004 - 5

 
 
1 - France
* Les droits des femmes sans papiers sont bafoués !
* Le droit de dénoncer les violences sexuelles en danger
* Le SAP : un « syndrome » dépourvu de fondement scientifique...
* La lutte contre le racisme et la xénophobie (rapport d'activité 2003)
2 - Malta : Cultural change to ensure gender equality
3 - Iraq : Women's Rights Groups in Iraq Threatened
4 - Bhutan : Eliminating gender discrimination
5 - Mongolia : Women and HIV/AIDS
6 - Korea : Women Urged to Vote to Promote Reform
7 - Sierra Leone : To train and support women candidates
8 - Congo Kinshasa :" Le viol d'une femme n'est pas une violence sexuelle, mais une force déviée, devenue une faiblesse brutale"
9 - Kenya : Campagne contre l'excision
10 - Haiti : AIDS Stalks Haiti's Children
11 - Canada : Lesbian mothers / Mères lesbiennes

12 - Europe
* Les familles monoparentales
* Les infractions sexuelles commises sur les mineurs (Rapport)
* Disparités hommes-femmes
* EWL’s Charter of Principles on Violence Against Women

13 - International
* What are the current trends of women in the labour ? (Report)
* "Genre" et guerre - Women and armed conflict

14 - Conference / Meeting
* FEMINISM CONTESTING GLOBALISATION
* A program for leaders who want to document !
* EUROPEAN POLICIES ON MIGRATIONS UNDERLYING APARTHEID POLICIES
* Network Women in Development Europe
* Regional Seminar on UN Security Council Resolution

15 - The 'Calendar of Internationalism'

16 - Base de données / Database

17 - Réseau
 
 
 
 
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1 - France

* Les droits des femmes sans papiers sont bafoués !

COMMUNIQUE – 6 mars 2004

Certaines femmes victimes de violences continuent, aujourd’hui, à ne pas pouvoir porter plainte auprès des services de police.

 

Il s’agit de femmes qui n’ont pas de titre de séjour.

 

Lorsqu’elles ont le courage de braver les menaces de l’auteur des violences et d’aller au commissariat porter plainte contre lui, elles peuvent se heurter à une autre violence : celle du refus d’enregistrer leur plainte, ou celle de la menace de se faire expulser de France.

Les pratiques des commissariats à cet égard divergent :

-         Certains enregistrent normalement la plainte

-         D’autres refusent catégoriquement d’enregistrer la plainte sous prétexte de l’absence de titre de séjour (alors qu’il suffit d’un document d’identité pour porter plainte)

-         D’autres encore acceptent le principe d’enregistrer la plainte, mais de fait, dissuadent la femme victime de faire valoir ses droits en la prévenant que sa situation irrégulière sera signalée.

Dans ces deux derniers cas, la femme victime ne portera pas plainte, sa douleur et ses droits ne seront pas reconnus. L’auteur des violences ne sera pas poursuivi et pourra continuer en toute impunité à les exercer, et même à se servir de cette situation pour assurer son pouvoir sur sa victime.

Quand bien même la plainte a été enregistrée, on observe parfois que la bonne foi de la femme victime de violences est mise en doute du fait de l’absence de titre de séjour : elle est soupçonnée d’agir de la sorte uniquement pour obtenir sa régularisation !

 

Cela signifie-t-il que la qualité de victime est fonction de la situation administrative ?

 

Cette discrimination dans le traitement de la violence porte atteinte aux droits fondamentaux et minimise gravement la violence.

Tout être humain a droit au respect et à la protection de son intégrité physique et morale.

Ne pas garantir ce droit en assurant un système adéquat et effectif de prise en compte de la plainte constitue une violation des droits humains.

From : Femmes de la Terre <fdlt@free.fr>

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* Le droit de dénoncer les violences sexuelles en danger

Communiqué du 9/04/04 : Le droit de dénoncer les violences sexuelles en danger
La présomption d'innocence des femmes poursuivies pour dénonciation calomnieuse bafouée

En France, une femme peut être victime de violences sexuelles, avoir le courage de les dénoncer et, si elle est déboutée de sa plainte, être condamnée pour dénonciation calomnieuse.

Après Mme Klouvi et Mme Martinez, Mme Dilard vient d'être condamnée par le Tribunal correctionnel de Dieppe pour avoir dénoncé des violences physiques de la part de son supérieur hiérarchique.

Ces condamnations ou la menace d'être condamnée de façon quasiment automatique lorsque la plainte initiale pour atteintes physiques et sexuelles n'a pas abouti, rendent illusoire le droit de dénoncer les violences sexuelles subies.

La présomption d'innocence des femmes poursuivies en dénonciation calomnieuse bafouée

Les personnes poursuivies en dénonciation calomnieuse doivent bénéficier de la présomption d’innocence, comme toutes les personnes poursuivies pénalement.

Or, en raison de la procédure initiale déclarant que les violences dénoncées n’ont pas de réalité, la victime de violences sexuelles ne peut pas se fonder sur ce qu’elle a vécu, réputé judiciairement inexistant. Elle ne peut que tenter de prouver qu’elle était de bonne foi au moment du dépôt de sa plainte.

En matière de viol, la victime est présumée coupable puisque nécessairement de mauvaise foi. En effet, elle n’a pas pu se tromper sur ce qu’elle dénonçait. L'article 226-10 du Code pénal aboutit donc à une condamnation quasi-automatique. Pourtant, la non-condamnation du violeur – qui, lui, bénéficie de la présomption d’innocence - résulte le plus souvent de l'insuffisance et non de l’inexistence des preuves réunies par la victime et par la justice. C'est donc sur cette base et non sur celle d'une absence de viol-ences que les victimes sont condamnées sans que le doute ne leur profite.

Pour les autres délits tels que le harcèlement ou les agressions sexuels, la justice devra déterminer si la dénonciation des faits résulte d'une mauvaise interprétation de la plaignante ou d'une volonté de nuire. Pour obtenir sa relaxe, la victime devra nier la souffrance vécue et dire qu'elle s'est méprise sur les intentions de l'agresseur. Cet artifice est une humiliation supplémentaire infligée par l'agresseur de concert avec la justice.

Le droit de dénoncer les violences sexuelles en danger

Tant que cette menace de condamnation pour dénonciation calomnieuse existera,
Tant que le coût du dévoilement des violences sera supérieur à celui du silence, les victimes ne disposeront pas effectivement du droit de dénoncer les violences qu'elles subissent.

Pour la troisième fois, l'AVFT saisit le ministre de la Justice, M. Perben, pour lui faire part du caractère infondé et injuste de ces condamnations ainsi que de nos demandes. A l'heure où le gouvernement met en place un secrétariat d'Etat aux droit des victimes, il serait cohérent pour M. Perben de porter un intérêt particulier à la campagne menée par l'AVFT en vue d'obtenir le changement des dispositions législatives en vigueur.

Contacts : Catherine Le Magueresse, Marilyn Baldeck, Tel : 01 45 84 24 24 ; 06 81 37 84 17 www.avft.org - mèl :
contact@avft.org

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* Le SAP : un « syndrome » dépourvu de fondement scientifique...

Le SAP : un « syndrome » dépourvu de fondement scientifique
[1]

Dans le N° 466 de Lyon Capitale, le psychiatre lyonnais Ladislas Kiss a rédigé un article dans la rubrique forum sous le titre : Séparation : pour une meilleure protection de l’enfant « . Ce texte faisait la présentation et la promotion du « Syndrome » d’Aliénation Parentale (SAP) et se référait de manière élogieuse à son inventeur, Richard Gardner. Il paraît capital et urgent de rappeler ici que le SAP fait l’objet de très vives critiques dans le monde médical. Il ne peut en effet être considéré comme médicalement fiable : « le syndrome d’aliénation parentale ne remplit pas les conditions pour rentrer dans la nosographie psychiatrique »[2]. Le SAP n’a d’ailleurs jamais été reconnu par l’Association Américaine de Psychiatrie (AAP)  qui refuse depuis près de vingt ans de l’inclure parmi les syndromes définis dans le DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), précis de psychiatrie publié par l’AAP. Le SAP n’offre d’autre part qu’une lecture très univoque des comportements de rejet d’un enfant à l’égard d’un de ses parents : selon Gardner, lorsqu’un enfant rejette un parent, il serait « dressé » contre lui par son autre parent : or l’aversion qu’un enfant peut (et a le droit de) ressentir pour l’un de ses parents peut résulter de causes extrêmement diverses parmi lesquelles d’éventuelles agressions psychologiques, physiques ou sexuelles : des phénomènes réels mais la plupart du temps niés, et dont le dogmatique SAP contribue dangereusement à entretenir sinon même aggraver l’occultation.

Qui était Richard Gardner ?

Au-delà même de la contestation du SAP, il paraît important de brosser le portrait de son inventeur. Richard Gardner était psychiatre et a publié de nombreux livres grâce à sa propre maison d’édition « Creative Therapeutics ». Dans ses nombreux ouvrages, il a pu écrire, par exemple, que les enfants peuvent eux-mêmes initier des ‘rencontres sexuelles’ en séduisant des adultes : il indiquait à ce titre que l’enfant ne doit alors pas nécessairement être tenu pour victime d’une agression sexuelle.[3] . Il s’est également permis d’écrire que l’initiation précoce des enfants à la sexualité peut être bénéfique : « Plus la machine à survie est jeune au moment où apparaissent les pulsions sexuelles, plus longue sera la capacité procréatrice et plus grande la probabilité que l’individu engendre à son tour plus de machines à survie à la génération suivante » [4].

Outre ce discours extrêmement équivoque, Gardner préconisait des « prises en charge » assez particulières pour les familles au sein desquelles les enfants avaient été victimes d’inceste. (...)

 

[1] « la conceptualisation du Syndrome d’aliénation parentale est conçue à partir de mauvaises bases scientifiques et prétend plus qu’il ne peut prouver », Philippe Jaffé, La  judiciarisation de la violence familiale: Le recours à des stratégies pseudo-scientifiques comme le "Syndrome" d'aliénation parentale (Octobre 2003) : conférence donnée dans le cadre de la Journée de formation sur la violence conjugale à l'intention des magistrat(e)s du Canton de Vaud, Bureau Cantonal de l'Egalité, Lausanne. Philippe Jaffé est professeur de psychologie à l’Université de Genève : Philippe.Jaffe@pse.unige.ch

[2]  Philippe Jaffé, mêmes références.

[3]  « A l’heure actuelle, l’enfant sexuellement agressé est considéré comme la victime alors qu’il est susceptible d’initier des rencontre sexuelles en ‘séduisant’ l’adulte » Gardner, Richard A.,  Child Custody Litigation : A Guide for Parents and Mental Health Professionals. Cresskill, NJ: Creative Therapeutics (1986), p.93.

[4] Gardner, Richard A.,  True and False Accusations of Child Sex Abuse, NJ: Creative Therapeutics (1992), pp.24-25.

 
Hélène Palma, Professeure agrégée à l’Université Stendhal-Grenoble 3 (membre de SOS SEXISME).

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* La lutte contre le racisme et la xénophobie (rapport d'activité 2003) 

Perspectives
Depuis plusieurs années, la violence raciste/xénophobe et antisémite/antijuifs se révèle particulièrement réactive à l’actualité française et internationale, un phénomène de contagion contribuant à amplifier la gravité de ces actes et à en accroître le nombre.

La part de l’extrême droite tend à se réduire, essentiellement en matière de violences antisémites, pour se focaliser prioritairement, en ce qui concerne les mouvances ultra-nationalistes et « identitaires », sur la stigmatisation de « l’immigration-invasion ». Les controverses sur la création de la structure représentative du culte musulman, le port du voile islamique, la construction de mosquées en France ont contribué à maintenir la mouvance mobilisée. Et les débats sur l’insécurité, l’intégration, le vote des étrangers en France, l’élargissement de l’Europe à la Turquie... ne manquent pas d’exacerber les convictions d’une extrême droite radicale et raciste pour qui les élections européennes, régionales et cantonales de 2004 seront autant d’occasions de se signaler davantage.

De son côté, la mouvance skinhead continue de multiplier les exactions racistes et xénophobes en groupe, adoptant le plus souvent des comportements provocateurs avec insultes et voies de faits. De même, les hooligans parisiens ont mis à profit les matches du Paris-Saint-Germain pour perpétrer des agressions xénophobes. Les mois à venir devraient enregistrer la poursuite de cette tendance.

Préoccupés par une actualité proche-orientale brûlante (Palestine/Irak), les milieux arabo-musulmans demeurent sensibles. Mais, actuellement, seule une minorité de résidents marginaux, prompts à utiliser la violence, paraît susceptible de s’investir dans des affrontements « communautaires ». Les développements concernant l’occupation de l’Irak et le conflit israélo-palestinien influenceront les éléments les plus radicaux.

Il semble par ailleurs que la violence visant la communauté juive « s’enracine » dans le comportement de certains délinquants qui, souvent issus de quartiers sensibles, intègrent ces agressions dans le processus désormais classique de provocation et de rejet des institutions en place ; les membres et les représentations de la communauté juive s’ajoutent aux cibles traditionnelles que sont policiers, pompiers, médecins et autres intervenants sociaux.

Mais, au-delà de ces manifestations de violence particulièrement visibles, l’évolution des actions ayant visé ces communautés durant ces quatre dernières années est révélatrice, non seulement d’une forte dépendance incontestable vis-à-vis de la situation internationale – guerres ou actes de terrorisme–, mais aussi des risques de voir les comportements d’intolérance et de rejet s’affirmer, s’inscrire durablement dans le temps, engendrer des réactions communautaires plus marquées, contrarier le cours des intégrations. (...)

 http://www.ladocumentationfrancaise.fr/cgi-bin/brp/telestats.cgi?brp_ref=044000129&brp_file=0000.pdf



 

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2 - Malta : Cultural change to ensure gender equality

(...) Dr Gonzi was speaking at the conclusion of a European conference entitled “Women and Men in an Enlarged Europe” at the Corinthia San Gorg Hotel in St. Julian’s.

“We now have in place the legislative and institutional frameworks to ensure equality between women and men in our country. The necessary foundations for Maltese women and men to participate equally in an enlarged Europe are in place. But in order for this vision and ambitious project to grow and materialise into a substantial improvement in the quality of life of ordinary women and men, the legislative and institutional frameworks are not enough,” the Prime Minister said.

Dr Gonzi said that everyone agrees that peace is more than the absence of war. “And similarly, I argue that equality between women and men is more than the absence of discrimination. The true cultural change required, where all persons are valued for their dignity as persons and not according to their gender, requires the concerted effort of all: government, social partners, civil society, the media, and all other components of our communities,” he said.

Dr Gonzi said that if our programme for Women and Men in an enlarged Europe is to bring forth true equality in the letter and spirit of the gender equality acquis, “then we need to build our programme on the moral conviction that no society can be truly democratic before women and men achieve full equality at all levels of society. Democracy is weakened when human rights are not upheld. And equality of opportunity is about every perso’s human right to full participation on the basis of equality in all spheres of society. Democracy as a foundation of our European heritage will become stronger as a result of equality between women and men in an enlarged Europe,” he said.

The Prime Minister said practically every country with a modern economic and social structure has been or is facing the challenge of reform in their social security and pensions structure. (...)

By Anthony Manduca (
April 4, 2004)
http://www.independent.com.mt/daily/newsview.asp?id=24599

 

 


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3 - Iraq : Women's Rights Groups in Iraq Threatened

Threats against women's rights leaders and organizations have been increasing in Iraq over the past few weeks. According to IRIN News, women working for Women for Women International have received a series of threats that have kept half the staff at home for two days because of poor security. The other half went to Amman Jordan for safety. According to Anissa Badaoudi of the National NGO Support Working Group, other women’s organizations have been threatened as well, reports IRIN News.

Earlier this month, women's rights activist
Fern L. Holland was killed in Iraq. Holland, who worked tirelessly in Iraq to help Iraqi women achieve their rights, became one of the first American civilian employees of the Coalition Provisional Authority to be killed in Iraq.

In addition, an Iraqi women's rights activist from Canada,
Yanar Mohamed, received death threats, for campaigning for the repeal of the US-backed Iraqi Governing Council's Resolution 137 that would have put family law under Islamic law, earlier this year. Mohamed, the founder of the Organization for Women's Freedom in Iraq and the editor of the Equality newspaper, continues to receive death threats today for her work promoting women’s rights under the constitution, reports IRIN News.

Other leading Iraqi women have been targeted. Last fall, Aquila Hashima, one of only three women on Iraq's Governing Council, was killed after her car was ambushed and Iraq’s Minister of Public Works Nasreen Barwari has also reported receiving threats.

Feminist Daily News Wire (March 26, 2004)
http://www.feminist.org/news/newsbyte/uswirestory.asp?id=8362

 
 
 
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4 - Bhutan : Eliminating gender discrimination

   28 March 2004 - Women should be protected by the constitution, their advancement made a policy decision, comprehensive gender disaggregated data compiled, and legislation enacted, according to the recommendations of a meeting of the convention on elimination of discrimination against women (CEDAW) in New York where Bhutan presented its first CEDAW country report in January.

“The concern of the committee was more focused on the data collection and the legal aspects because the argument was that without any legal basis nothing would carry weight,” said Tshering Pem of UNDP, a member of the Bhutanese delegation at the committee meeting. “Therefore, the emphasis was more on the establishment of legal aspects.”

The CEDAW expert committee identified 33 areas where Bhutan could bring about greater gender equality. The committee commended the overall efforts made by Bhutan as a state party towards the implementation of the provisions of the convention in promoting gender equality. The CEDAW committee said that without organised sex-disaggregated statistics it would be nearly impossible to identify the problems accurately and implement policies and measures. The committee pointed out the lack of specific anti-discrimination legislation to prohibit discrimination based on sex, marital status, family responsibility, and pregnancy or potential pregnancy and on preventing sexual harassment at work.

It was suggested that Bhutan should under all circumstances undertake awareness-raising and sensitisation of the judiciary and other law enforcement authorities about the convention. The Bhutanese delegation members who spoke to Kuensel said that the CEDAW presentation was fruitful. “We are now aware of where Bhutan stands and a clear picture has been formulated as to what are the areas that need to be dealt with,” said one of the delegates. “Now we have to look forward to take up the responsibility in line with the recommendations,” said Lyonpo Ugen Tshering, minister for labour and human resources, who led a 10-member delegation to New York to present the country’s first report after Bhutan ratified CEDAW in 1984.

By Karma Choden kchoden@kuensel.com.bt

Posted on Sunday, March 28 @ 12:10:30 CST BST
http://www.kuenselonline.com/article.php?sid=3889

 

  

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5 - Mongolia : Women and HIV/AIDS

The impact of HIV/AIDS on women was also the central topic of outreach activities organized by UNIFEM and the UN Gender Theme Group in Mongolia: A local parliamentarian, the director of the National AIDS Foundation, and Namsrai Suvd, actress and UN Goodwill Ambassador, participated in a radio discussion that was broadcast live; university students were invited to join a seminar on women and HIV/AIDS; and the main avenue in Ulaanbaatar carried banners on protecting women from the spread of the epidemic.

 
For more information, contact Ts. Undrakh, unifem.mn@undp.org.

 

 

 
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6 - Korea : Women Urged to Vote to Promote Reform

When women voters go to the polls on April 15, they will be doing their part to advocate women’s rights as well as helping to achieve political reform, Gender Equality Minister Chi Eun-hee said.

``The reason why lawmakers are slow in setting out women-friendly policies is because women are not viewed as enthusiastic voters,’’ Chi said in a recent interview with The Korea Times. ``Confucian scholars who staunchly oppose the abolition of the male-dominant family registry system are small in number, but politicians cannot ignore their views since they are sure to vote,’’ the activist-turned-minister said. ``If we want our demands to be met, we need to actively take part in elections to have our voice heard.’’

In terms of political empowerment for women, Chi expressed high optimism for the upcoming elections, citing the recent adoption of the 50 percent women’s quota for proportional representatives and many female candidates who have pledged to devote themselves to political reform. ``Although we lag far behind other countries regarding the percentage of women leaders in the political and public sector, which remain barely over 5 percent, I am sure that we will catch up soon,’’ the 57-year-old minister said.

Women take up only 5.4 percent of high-ranking government officials, but the ministry is planning to work to raise it to 10 percent by 2006 through allotting special posts for women. ``Although women have proven they are competent to take on any job, we still need to implement measures to help their advancement as their numbers still remain small,’’ Chi said. The past 2003 has been a ``very significant year’’ for the ministry and the women’s sector, Chi noted, with striking achievements recorded both in terms of women’s policies as well as women’s social status. ``The birth of the nation’s first female justice minister and Constitutional Court justice proves that gender no longer serves as a factor in deciding one’s career,’’ she said.

Marked progress has also been made in the struggle to scrap the patriarchal family registry system, or ``hojuje,’’ which gives legal authority to the male family head, since the government adopted a bill proposing the abolishment of the system in a Cabinet meeting last year. ``After the new National Assembly is formed (after the elections), we expect the move to abolish the male-oriented registry system will significantly gain momentum,’’ Chi said. ``Thanks to the concerted efforts made by such women ministers as Justice Minister Kang Kum-sil and Health-Welfare Minister Kim Hwa-joong, we were able to push for the implementation of various women policies stronger than ever before,’’ she said.

In early March, the National Assembly passed an anti-prostitution law containing stricter punishment for people who buy sex or solicit prostitution while providing better protection to victims of sexual exploitation. ``We will soon implement comprehensive measures to further crack down on prostitution and provide more aid to victims to help them rehabilitate,’’ she said.

Other major goals set for this year is drawing up policies to build up the nation’s public child care facilities and creating more jobs for women. The ministry plans to use 40 percent of its budget to help women launch businesses or receive job training. Chi, who was a leading woman rights activist before taking the helm of the Ministry of Gender Equality, said that she feels ``extremely lucky’’ to be in the post she is today. ``The work I’m doing now is almost identical to what I had been doing as an activist, but what is different now is that I have the staff, the authority and financial resources to help me along the way,’’ she said.

By Soh Ji-young (04-01-2004 18:28)
http://times.hankooki.com/lpage/200404/kt2004040118261612100.htm

 
 
 
 
 
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7 - Sierra Leone : To train and support women candidates

As part of its moves towards the women folk in society, the 50-50 Group is currently bracing up itself to encourage, train and support women candidates for the forthcoming Local Government Elections.

As a way of manifesting its determination towards that objective, the group has launched the fund for women in politics and a project for female aspirants for the local government elections.

The launching of these two separate initiatives also coincided with the formal opening of the new 50-50 Secretariat (...).

Speaking in her capacity as chairperson for the occasion, the Minister of Heath and Sanitation, Mrs. Agnes Taylor -Lewis noted among other things that women's rights are human rights and should therefore be given preference. "Women," Mrs. Taylor-Lewis said, "should be given the opportunity to work in concert with their male counterparts in the government and development of the state." She also stated that women possess special qualities that make them less vulnerable to succumb to corruption and other vices. Despite the fact that recent findings have indicated that women can perform better when entrusted with state and other functions, a good number of women are however shy and hesitant to come up for such positions, Mrs. Taylor-Lewis observed. To that note, she called on her colleagues in the 50-50 group to instill the much needed confidence in their female counterparts who are seemingly hesitant of the stigma associated with being politicians, to come on board the band wagon. She further stressed that the essence of the 50-50 campaign is to create a forum through which men and women could operate side by side in the running of the affairs of state.

Speaking earlier, the president of the 50-50 Group, Ms. Abator Thomas pointed out that women have been lagging behind for far too long and that it's about time that the stereotype of watching men doing everything predominately be a thing of the past. Ms. Thomas stated that the launching of the fund for women in politics and the project for female aspirants for the local government elections, are carefully designed to inject impetus in women who intend to vie for political offices and to train and support them in a bid to achieving maximum results. "If this is achieved, Sierra Leone will be a paradise," Ms. Thomas stressed. Ms. Thomas also layed to rest the widespread misconception that the vision of the 50-50 Group is confrontational, noting instead that their main objective is to empower women to work with their male counterparts in the day-to-day running of the state.

Other speakers included the Minister of Trade and Industries, Dr. Kadie Sesay, who did the launching of the fund for women in politics, the Minister of Social Welfare, Gender and Children's Affairs, Mrs. Shirley Gbujama and the Oxfam representative, madam Brayony Martin who did the launching of the project for female aspirants for the local government elections. The occasion was climaxed by the cutting of the tapes to the new Secretariat by the Minster of Lands and Country Planning, Dr. Alfred Bobson Sesay.

 


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8 - Congo Kinshasa :" Le viol d'une femme n'est pas une violence sexuelle, mais une force déviée, devenue une faiblesse brutale"

(...) En revanche, la sexualité ne peut pas être violente, elle est latente dans l'homme, que cet homme soit violent ou doux.

Par conséquent, le viol dont on parle tant de la femme par l'homme, n'est pas une " violence sexuelle ". Il est plutôt le fait d'une faiblesse brutale, incontrôlée, maladive à tous égards (moralement, physiquement, psychiquement). Pourquoi alors initier toute une campagne internationale très coûteuse (le 08 mars et jours suivants à Kinshasa) dans le but de reprocher au malade d'être malade naturellement, sans lui proposer une remédiation conséquente quelconque.

LE 08 MARS EST DICRIMINATOIRE

Nous ne comprenons nullement comment l'on ne peut pas comprendre que la tapageuse propagande féministe " anti-viol ", ait elle-même violé nos médias, nos rues et la quiétude de nos saines dispositions spirituelles, spécifiquement en ces premiers jours de Mars 2004 ?
Surtout, nous ne comprenons pas comment a-t-on laissé cette campagne dénoncer la violence dite sexuelle (un non-sens) que subirait la femme congolaise de la part de l'homme congolais, sans critiquer tout autant la tendance discriminatoire de cette dénonciation qui, allègrement, passe sous silence le martyr subtilement imposé à l'homme par la femme dans la vie sociétale quotidienne.
Depuis de nombreuses années, nous nous appliquons rigoureusement, dans notre rayon personnel, à une politique rehumanisante et corrective au bénéfice de la " congolaise ". Notre politique a effectivement contribué, sans tambour, à assurer déjà à certaines " mamans, femmes et filles" congolaises leur promotion à l'égalité réelle des sexes, et leur affranchissement des contraintes coutumières rétrogrades, irrationnelles, et ce avant qu'elles entament l'ascension ultime vers leur réalisation sublime.
Nous avions donc personnellement levé l'option d'élever la femme aussi haut que l'homme (en tant que femme), de lui permettre d'atteindre des degrés plus haut que les degrés actuels des hommes, tant que la femme peut faire prévaloir des ambitions victorieuses en s'engageant, comme tout être humain, dans la compétition de tous les humains. De la sorte, l'homme qui supplanterait la femme, même dans une partie de boxe, le devrait à sa pugnacité et non à son genre sexuel.
Néanmoins, nous nous élevons avec véhémence contre une campagne pivotant sur quatre gros défauts, c'est-à-dire une campagne à la fois excessive (1), excentrique (2), injuste (3), et anti-grammaticale (4). Un des malheureux effets de cette campagne de mars 2004 en RDC aura été de présenter la quête actuelle de la femme congolaise sous la forme d'une vile et inutile protestation de galerie. Ce jour, nous examinons ci-après un des quatre défauts pré-rappelés.

EXCESSIVE ? OUI !

Cette campagne de Kinshasa a été décidément une exagération. Lorsqu'elle assimile les cas de viol à une chose qu'elle qualifie de " violence sexuelle ", fustigée avec violence par la " femme ", la campagne en a parlé avec une intensité vocale et graphique généralisée susceptible de fissurer les murs. On croirait que la moitié des hommes étaient de dangereux violeurs de femme. Alors que, de par le monde, les hommes qui se jettent furieusement sur des femmes au moyen d'un saut agressif par une fureur amoureuse-surprise et théoriquement indue (ou banalement appelé " viol "), atteindraient à peine la proportion d'un homme sur dix mille(1/10.000). Ce chiffre est au-dessus de la moyenne observée au Congo.
Cette évaluation un peu consolante est en inadéquation avec le top-niveau de l'alarme lancée par " nos femmes ". Nous pouvons dire qu'il y avait plus de nervosité que de révolte, et plus de révolte que d'indignation. D'où l'opinion s'est trouvée devant une révolte féminine sans objet. Donc, cette partie des objectifs thématiques de la dite campagne était un non-lieu.
Du reste, l'échelle des violeurs de femme est en nette régression en RDC, et cela continuellement étant donné les deux paradoxes ci-après : Premièrement, la prolifération exponentielle des moralistes professionnels et amateurs (évangélistes, animateurs des ONG d'éthique, leurs membres.) a eu son impact sur la réserve sexuelle, voire l'abstinence observée. Les ravages causés par le Sida ont également facilité la tache des moralistes.
Deuxièmement, ce " viol " là ne se justifie plus tellement, car les négociations pour la coopération intime, même muettes, ont moins d'achoppement qu'auparavant. La diplomatie du consentement de la femme s'est raffinée au point que cette dernière réussit à inviter d'être invitée. Dans certains cas, elle parvient à soigner, par télé-suggestion, un prétendant timide, et même à le guérir de sa timidité par un traitement préventif dont seule la femme a l'art.
En d'autres termes, le nombre de femmes invincibles par des dragueurs doués a fort baissé. En outre, beaucoup de femmes, en plus grand nombre, n'ont pas succombé à la gesticulation pacifique des baratineurs mâles simplement parce que ces derniers, malhabiles, avaient mal abordé leur cible !

Sur les trois autres défauts à charge de la campagne des femmes congolaises de Mars 2004. (excentrique, injuste, antigrammaticale), nous communiquerons à l'opinion d'autres développements prochainement.

Kaloubi Manssanga
http://fr.allafrica.com/stories/200403240167.html

 

 
 
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9 - Kenya : Campagne contre l'excision

Chère Madame, chères consoeurs,

J'aimerais vous demander de soutenir notre campagne contre l'excision (appelé MGF pour Mutilations Génitales Féminines) en pays Massai, au Kenya. Nous avons lancé un projet féminin et humanitaire afin de contribuer à l'éradication de ce fléau endommageant la santé et le bien-être de femmes et contraire aux droits de l'Homme. La façon dont vous pourriez nous  aider consiste à mettre un lien depuis votre site Web, vers notre site :
www.e-solidarity.org (site bilingue français-anglais)

Notre projet est basé sur un concept très simple :
- donner un maximum d'information sur le sujet aux femmes massai habitant des régions isolées, arides et rurales
- la prise de conscience leur donne le droit de décider de leur avenir
- renforcer le rôle de la femme dans la société traditionnelle massai. Ceci nous l'obtenons en constituant des « groupes de femmes contre les MGF » lesquels produisent de l'artisanat massai (bijoux en perles) que notre associations vend à l'aide du Web à travers le monde. Ce sont les « bracelets de solidarité » achetés on-line sur notre site, afin de soutenir ces groupes de femmes.

Pourquoi le public occidental achèterait un bracelet traditionnel massai ? En apparence il n'y a aucune raison, si ce n'est que, à travers ce geste symbolique les femmes d'ici aideront les jeunes filles massai à améliorer leurs conditions de vie (les filles sont excisées à l'âge de 14 ans environ, coutume suivie d'un mariage forcé quelques mois plus tard). En achetant un « bracelet de solidarité » sur notre site, vous aidez les femmes massai sur leur long chemin vers plus de dignité et de progrès.

Le projet « e-solidarité, un moyen de combattre les MGF » (http://ict.satw.ch/SPIP/rubrique.php3?id_rubrique=7) a été présenté au WSIS (Sommet mondial sur la Société de l'Information) à Genève, en Décembre 2003. Il ne bénéficie d'aucune autre aide.

Nous serions très heureuses de vous compter parmi les sites Web qui nous soutiennent.
Je vous remercie d'avance de votre réponse.
Cordialement.

Annie Corsini, Présidente de  "M.E.D (Maasai Education Discovery) section suisse" et membre du comité de M.E.D. Kenya
From: "Annie Corsini" <
acorsini@e-solidarity.org> To: <michele.dayras@sos-sexisme.org>; <sexisme@sos-sexisme.org>

 
 
 
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10 - Haiti : AIDS Stalks Haiti's Children

As dusk falls over the hills around Haiti's slum-ridden capital, former classmates Widney and Casandra head outside to sit on a street corner, watch the cars go by and dream of finding that perfect job. The giggling young girls also wonder how many men they are going to have sex with that night, how much cash they'll earn and when they should get their next AIDS test. "I didn't want to be a prostitute," Widney whispers shyly in Creole, Haiti's language of broken French, as half a dozen other waif-like teen-age girls gather in this corner of upmarket Petionville, on the slopes just outside Port-au-Prince. "I want to go back to school. But I have to eat," she says, her voice trailing off and head turning as a car pulls up nearby. Clips in her hair, eyes glinting beneath caked makeup, Widney says she is 17. Her friends burst out laughing. So does she. Widney looks younger, and she has already been working the streets for three years.

What about AIDS? The laughter stops. "No glove, no love," says Casandra, suddenly deadpan. The poorest country in the Americas, Haiti also has the region's highest incidence of HIV/AIDS, and children already robbed of innocence by abject poverty enslaving 80 percent of the population are being swallowed up by the scourge. The virus is a leading cause of death in this impoverished Caribbean nation, an economic basket case dependent on foreign handouts.

PROSTITUTION RIFE

Local health groups estimate some 30,000 women work as prostitutes across Haiti, the vast majority under the age of 24, and several thousand of them under the age of 18.  The HIV/AIDS prevalence rate for the overall population is between 4.5 and 7.7 percent, considerably lower than in parts of Africa, but if unchecked, potentially explosive. "Every year 5,000 children are born HIV-infected. There are an estimated 200,000 children orphaned by AIDS," said Luz Angela Melo, child protection officer for the U.N. children's agency. AIDS -- which surfaced over two decades ago and decimated the local tourist industry -- is just one danger stalking Haiti's children. Around 1.2 million of them -- or around 15 percent of Haiti's total 8.1 million population -- live in extremely vulnerable conditions.

Melo says Haiti's latest political crisis, which saw former President Jean-Bertrand Aristide ousted in a bloody rebellion in February, has undoubtedly plunged more children into severe hardship. An estimated 2,000 children are trafficked into neighboring Dominican Republic each year to work or beg, Melo said, while up to 300,000 children work as unpaid servants in Haiti, given up by parents who cannot afford to feed them. "Conditions are very hard. ... We need to help them in many, many ways, but nothing will be enough. There are so many children," Melo said. (...)

By Simon Gardner
Sun Apr 11, 2004 09:26 AM ET

http://www.reuters.com/newsArticle.jhtml?type=topNews&storyID=4798087

 

  
 
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11 - Canada : Lesbian mothers / Mères lesbiennes

As we begin our fifth year as a group, the Lesbian Mothers Association continues to grow and thrive. More and more people and organizations have become aware of our existence and thus our role has broadened to one not only of support and information exchange, but also to one of social activism.

Members of our Board of Directors work on four dossiers of interest to lesbian mothers:

  • adoption and rights for non-biological mothers,
  • access to fertility,
  • same-sex marriage, and
  • homophobia in the schools.

As lesbian parents, many challenges lie ahead of us in the political realm. The media has become increasingly focused on alternative families, as adoption and same-sex marriage have become "hot" gay and lesbian issues.

But even as we increasingly gain legal recognition, society’s institutions still remain closed to our families and ignorant of our particular needs. Social service employees, as well as health care practitioners, must be made aware of the diversity of family structures. Combating homophobia in Quebec’s primary and secondary schools is another area where we need to apply our efforts. We must also continue to educate the general population about the fact that our children do as well as those raised with heterosexual parents.

In order to meet these goals, collaboration with other community organizations is critical. We are thus active members and sit on the committees of groups such as

  • CCGLM (Centre communautaire des gais et lesbiennes de Montréal
  • TCLGQ (Table de concertation des lesbiennes et gais du Québec)
  • Coalition for the Recognition of Same-Sex partners
  • FFQ (Fédération des femmes du Québec)
  • ACSM (Canadian Mental Health Association)

Members of the Board also administrate the Association itself. Members are elected once a year at our Annual General Meeting, which takes place in March. The Board meets 3-4 times a year, but is often in contact as the need arises via telephone and e-mail, thus a certain commitment and expenditure of time is necessary. Although we sometimes find ourselves very busy with work and family commitments, our efforts make an important difference/

info@aml-lma.org / http://www.aml-lma.org/an_political.html

$

À l’aube de sa cinquième année, l’Association des mères lesbiennes continue de se développer. Comme de plus en plus de gens et d’organisations connaissent notre groupe, notre rôle s’élargit : non seulement nous offrons de l’appui et échangeons de l’information mais nous nous adonnons aussi au militantisme social.

Les membres de notre conseil administratif travaillent sur quatre dossiers d’intérêt pour les mères lesbiennes :

  • l’adoption et les droits et devoirs pour les mères non biologiques,
  • l’accès aux cliniques de fertilité,
  • le mariage entre personnes de même sexe, et
  • l’homophobie dans les écoles.

Les mères lesbiennes font face à de nombreux défis dans la sphère politique. Les médias s’intéressent davantage aux familles alternatives, l’adoption et le mariage pour les couples de même sexe étant devenus des enjeux importants.

Toutefois, même si nous jouissons davantage de reconnaissance légale, les institutions sociales demeurent fermées à nos familles et ignorent nos besoins particuliers. Ceux qui oeuvrent dans les services sociaux et les services de la santé doivent être sensibilisés à la diversité de nos structures familiales. Nous devons combattre l’homophobie dans les écoles primaires et secondaires du Québec. Nous devons aussi continuer à sensibiliser la population au fait que nos enfants ne sont en rien différents de ceux élevés par des parents hétérosexuels.

Afin de rencontrer ces objectifs, la collaboration avec d’autres organisations communautaires est cruciale. Nous siégeons au conseil d’administration des organismes suivants:

  • le CCGLM (Centre communautaire des gais et lesbiennes de Montréal) ;
  • la TCLGQ (Table de concertation des lesbiennes et gais du Québec) ;
  • la Coalition québécoise pour la reconnaissance des conjointes et conjoints de même sexe.

Nous sommes aussi membres actifs de la Fédération des femmes du Québec et l’Association canadienne pour la santé mentale.

Les membres du conseil administratif administrent aussi l’Association. Les membres sont élues une fois l’an lors de l’assemblée générale qui a lieu en mars. Nous nous rencontrons trois ou quatre fois par année mais nous communiquons souvent par téléphone ou courriel. Les membres doivent donc prévoir donner du temps. Quoique nous sommes toutes débordées de travail et de responsabilités familiales, nos efforts font une différence importante.

http://www.aml-lma.org/fr_political.html / info@aml-lma.org

 
 
 
 
 
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12 - Europe

* Les familles monoparentales

Taux dactivité des mères isolées (15-64 ans)
selon le nombre d
enfants à charge en 1996 dans différents pays d
Europe (en %)

 

1 enfant

2 enfants

3 enfants et plus

Union européenne

72

66

50

Allemagne

80

72

51

Autriche

82

84

68

Belgique

73

77

67

Espagne

61

72

65

Finlande

80

80

62

France

87

86

71

Grèce

67

70

61

Irlande

53

51

39

Italie

66

64

52

Luxembourg

76

67

57

Pays-Bas

60

56

46

Portugal

78

75

75

Royaume-Uni

59

49

35

Source : Peter Whitten, Les familles monoparentales dans lUnion européenne,
Insee première, n° 620, 1998, d
après Eurostat, Enquête sur les forces de travail.

***

Taux de pauvreté des enfants en fonction du type de familles

 

Part des enfants vivant dans une famille monoparentale (%)

Taux de pauvreté des enfants :

Risque de pauvreté pour les enfants vivant dans une famille monoparentale par rapport aux autres familles (ratio)

   

Familles
monoparentales (%)

Autres familles (%)

 

Turquie

0.7

29.2

19.6

1.5

Espagne

2.3

31.6

11.8

2.7

Italie

2.8

22.2

20.4

1.1

Grèce

3.7

24.9

11.8

2.1

Mexique

4.3

27.6

26.1

1.1

Pologne

5.6

19.9

15.1

1.3

Luxembourg

5.8

30.4

2.9

10.5

Hongrie

7.4

10.4

10.3

1.0

Pays-Bas

7.4

23.6

6.5

3.6

France

7.7

26.1

6.4

4.1

Irlande

8.0

46.4

14.2

3.3

Belgique

8.2

13.5

3.6

3.8

République tchèque

8.3

30.9

3.6

8.6

Allemagne

9.8

51.2

6.2

8.3

Finlande

11.8

7.1

3.9

1.8

Canada

12.2

51.6

10.4

5.0

Autralie

14.1

35.6

8.8

4.0

Norvège

15.0

13.1

2.2

6.0

Danemark

15.2

13.8

3.6

3.8

USA

16.6

55.4

15.8

3.5

Royaume-Uni

20.0

45.6

13.3

3.4

Suède

21.3

6.7

1.5

4.5

* taux de pauvreté calculés sur la base dun seuil de pauvreté à 50 % du revenu médian du pays. Année de référence variable comprise entre 1990 pour lEspagne et 1997 pour lAustralie, lIrlande, les Etats-Unis. Enfants de moins de 18 ans. Les familles considérées comme monoparentales sont les ménages ne comptant quun adulte et au moins un enfant.

Source : UNICEF Innocenti Research Center, Florence, Italy,
Innocenti report card Issue n°1, june 2000,
"A league table of child poverty in rich nations".***

La question de la reproduction de la pauvreté dans les familles monoparentales est donc délicate et controversée. Quoi quil en soit des dimensions idéologiques, les conditions défavorables en matière de logement et de vie dun grand nombre de familles monoparentales, ainsi que la plus grande fréquence des difficultés rencontrées par les enfants, sont de bons indicateurs des dimensions cachées de la pauvreté de familles monoparentales. Lhypothèse que nous avons formulée dans notre étude pour lObservatoire national de la pauvreté (Séchet et al., 2002) était que lintensité de la pauvreté des familles monoparentales françaises tient à lexistence dun espace social de vulnérabilité où précarité sociale, pauvreté économique, pauvreté des conditions de vie interagissent, au risque dune aggravation mutuelle et dune déstabilisation cumulative : "  Le risque nest pas la monoparentalité en tant que telle, cest laccumulation " (Naves, 2001).

From : Les familles monoparentales en Europe, CNAF, Paris, Dossier d’étude, n° 54, mars, 76 p., (2004).  http://www.caf.fr/web/WebCnaf.nsf/090ba6646193ccc8c125684f005898f3/601449fd0fbf94a9c1256e520031eed9/$FILE/DE54.doc
 

$

* Les infractions sexuelles commises sur les mineurs (Rapport) 
http://www.senat.fr/lc/lc133/lc133.html

$

* Disparités hommes-femmes

Disparités hommes-femmes : la compétitivité européenne entravée par la lenteur des progrès réalisés en faveur de l'égalité des sexes 

Bruxelles, le 20 février 2004  - Selon un nouveau rapport de la Commission européenne, les inégalités persistantes entre les femmes et les hommes dans l'UE pourraient porter préjudice à la réalisation des objectifs de Lisbonne. Si des progrès ont bien été accomplis au niveau communautaire en vue de combler les écarts entre hommes et femmes, ceux-ci restent lents. Le rapport de la Commission sera examiné par les chefs d'État et de gouvernement de l'UE lors du Conseil européen de printemps qui se tiendra les 25 et 26 mars prochains. Il montre que d'importantes disparités existent toujours entre hommes et femmes, notamment sur le marché du travail. Si aucune solution n'est apportée à ce problème, l'UE pourrait ne pas atteindre tous les objectifs fixés lors du Conseil de Lisbonne en 2000, tels que la réalisation d'un taux d'emploi féminin de 60 % dans l'UE d'ici 2010.

"Le besoin d'exploiter pleinement le potentiel de productivité de la main-d'oeuvre européenne constitue l'une des conditions essentielles à la réalisation des objectifs stratégiques globaux de Lisbonne, dont celui de faire de l'Union d'ici 2010 l'économie fondée sur le savoir la plus compétitive et la plus dynamique du monde", précise le rapport.

Ce premier rapport annuel concernant les progrès accomplis en faveur de l'intégration de la dimension hommes-femmes dans les différents domaines stratégiques a été établi en réponse à une demande du Conseil européen du printemps 2003, qui a souhaité qu'une mise à jour annuelle soit effectuée en la matière.

Certaines améliorations sensibles sont à souligner. Le taux d'emploi des femmes est en augmentation: inférieur à 50 % au début des années 90, il atteint aujourd'hui 55,6 %. L'écart entre les taux de chômage chez les hommes et les femmes diminue. L'élargissement de l'UE en mai 2004 sera suivi d'une réduction des disparités entre hommes et femmes en matière d'emploi dans l'ensemble de l'UE. Ces dernières années, les États membres ont accordé une importance accrue à la question des écarts salariaux entre hommes et femmes, les différences entre les sexes étant déjà moins marquées dans le secteur public que dans le secteur privé.

Sur le plan de l'éducation, les femmes représentent 55 % des personnes diplômées de l'UE et sont aujourd'hui plus nombreuses que les hommes dans l'enseignement secondaire et supérieur. Par conséquent, on observe un accroissement du nombre de femmes occupant des postes de cadres. Des progrès ont également été réalisés en termes d'intégration de la dimension hommes-femmes dans certains domaines stratégiques, notamment la recherche, les relations extérieures et la coopération au développement.

Toutefois, des mesures supplémentaires sont requises pour éliminer les inégalités qui subsistent. En ce qui concerne le travail salarié, un écart de 17,2 % existe entre les taux d'emploi des hommes et des femmes dans l'UE-15 (qui étaient de 78,2 % et 55,6 % respectivement en 2002). Pour ce qui est des taux de chômage, cette différence est de 1,8 %. Les femmes constituent toujours la majorité des personnes travaillant à temps partiel, avec 34 % des femmes salariées travaillant à temps partiel dans l'UE-15 (contre 7 % des hommes seulement).

Après l'embauche, les femmes peuvent s'attendre à gagner moins que leurs homologues masculins. L'écart salarial entre hommes et femmes dans l'UE est de 16 %. Le risque de tomber dans la pauvreté est également supérieur de 3 % chez les femmes. L'écart salarial entre les femmes et les hommes peut également décourager les femmes à entrer sur le marché du travail, qui est ainsi privé du capital humain qu'elles représentent.

Une attention plus soutenue doit également être accordée au partage des tâches liées à la garde des enfants entre les hommes et les femmes. Bien que certaines avancées aient été faites dans la réalisation des objectifs fixés en matière de garde des enfants lors du sommet de Barcelone en 2003 (mettre en place, d'ici 2010, des structures d'accueil pour 90 % au moins des enfants ayant entre trois ans et l'âge de la scolarité obligatoire), la conciliation de la vie privée et de la vie professionnelle doit rester une priorité. Le rapport souligne qu'en raison du vieillissement de la population, les soins aux personnes âgées constituent un autre défi à relever d'urgence au niveau national.

Des disparités sont encore observées sur le marché du travail, malgré ce que les femmes ont pu obtenir dans le domaine de l'éducation. Les choix en termes de domaines d'études se font toujours selon des schémas stéréotypés par sexe, les femmes ne représentant que 21 % des personnes diplômées en ingénierie, bâtiment et construction et 20,6 % des titulaires d'un doctorat en ingénierie, fabrication et construction.

Dans le domaine essentiel de la prise de décisions, les femmes restent sensiblement à la traîne par rapport aux hommes. 25,4 % seulement des sièges parlementaires dans l'UE sont occupés par des femmes. De même, les femmes ne détiennent que 30 % des postes de direction.

Dans ses conclusions, le rapport invite le Conseil européen à prier instamment les États membres de redoubler d'efforts pour promouvoir l'égalité entre les hommes et les femmes dans tous les domaines de la société. À cet effet, il convient de veiller en particulier à:

    garantir la mise en œuvre rapide, dans les États membres, des textes législatifs récemment adoptés et la transposition correcte de l'acquis communautaire en matière d'égalité de traitement dans les États adhérents;

    adopter, avant mars 2005, la proposition de directive fondée sur l'article 13 qui interdira pour la première fois toute discrimination fondée sur le sexe en dehors du marché du travail, notamment dans l'accès aux biens et services et la fourniture de biens et services;

    réduire l'écart de rémunérations entre les hommes et les femmes en coopération avec les partenaires sociaux;

    soutenir une représentation équilibrée des hommes et des femmes dans les élections au Parlement européen en 2004;

    renforcer l'intégration de l'égalité entre les hommes et les femmes dans tous les domaines stratégiques;

    élaborer des statistiques et des indicateurs relatifs à la dimension hommes-femmes;

    veiller à mettre l'accent sur l'égalité hommes-femmes dans l'utilisation de tous les fonds structurels;

    poursuivre la mise en oeuvre de l'intégration de la dimension hommes-femmes dans l'espace européen de la recherche;

    lutter contre la violence exercée envers les femmes; et

    combattre la traite de femmes.

La Commission continuera à faire progresser l'égalité entre les hommes et les femmes en recourant aux fonds structurels, et notamment au Fonds social européen, qui a eu un effet catalyseur sur les politiques nationales en matière d'égalité entre les femmes et les hommes. Le rapport estime que l'égalité hommes-femmes doit rester une priorité dans le cadre de la prochaine période de programmation des fonds structurels.

http://europa.eu.int/comm/employment_social/news/2004/feb/gmr_com04115_fr.html

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* EWL’s Charter of Principles on Violence Against Women

1. Feminist perspective

In considering the issue of violence against women, the EWL firmly adopts a feminist perspective. Violence against women is, thus, seen as a structural phenomenon the cause of which is a direct result of gender inequality. The EWL adopts the definition of violence against women as stipulated in the Beijing Platform for Action. Furthermore, it endorses the statement of the Beijing Platform for Action: "violence against women is a manifestation of the historically unequal power relations between men an women which have led to domination over and discrimination against women by men and to the prevention of women's full advancement. " (paragraph 118). The persistence and tolerance of all forms of male violence against women is a fundamental obstacle to the achievement of full equality between women and men in all areas of life.

2. Women’s Rights are Human Rights

The EWL believes in the fundamental principle of respect for Human rights.
The EWL believes that all forms of violence against women and girls in the private and public sphere by state and non-state actors must be addressed and understood as basic violations of human rights principles.

3. The autonomy and the empowerment of women

The EWL believes that the intervention of NGOs in the area of violence against women should work to achieve the autonomy and the empowerment for all women. This goal underpins all actions undertaken by the EWL to combat violence against women.

4. Prostitution and Trafficking in women

In relation to prostitution and trafficking in women, the EWL believes that:
· Prostitution and trafficking in women constitute a fundamental violation of women’s human rights.
· Prostitution and trafficking in women should not be associated with the terms “forced” or “free”.
· It should be recognised that “free choice” is a relative factor, situated at the intersection of economic, social, cultural and political options of women in a given society. Inequality severely restricts freedom of choice.

5. Recognition of diversity

The EWL believes that differences among women must be taken into account when dealing with issues of violence against women. Women can be affected by violence in a different way in relation to their diversity. NGOs working in the field of violence against women should not exclude anyone because of their race, ethnicity, disability, sexual orientation, age, belief, religion, etc.

From : clef.fb@wanadoo.fr

 

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13 - International

* What are the current trends of women in the labour ? (Report)

(...) There have not been significant changes when looking at women's participation in professional and managerial position either. When looking at women's share of managerial positions, "the rate of progress is slow and uneven. Their share ranged between 20 and 40 per cent in 48 out of the 63 countries in the sample in 2000-02. This represents an increase in the three
to five year covering 1996-99 and 2000-02 of between 1 and 5 per cent" (2).

Other trends include the fact that men still make the majority of top executives and the higher levels of professional workers while women are still concentrated in the lower categories of managerial position. Also, there are still significant earning gaps between men and women, with women earning on average only two-thirds of men's pay. Also, while in 2000-01 women made up between 40 and 60 per cent of all tertiary education enrolment
in 26 of the 35 countries from which the data was drawn, this high level of education was not reflected in the positions that they occupied in the labour market.

There is still a lot of work that needs to be done in order to increase the amount of women working in managerial and professional positions. "Breaking Through the Glass Ceiling" makes a series of recommendations on how to improve this situation.

As the "Global Employment Trends for Women 2004" concludes, "There is mounting evidence that women's ability to fully enjoy human rights - indeed, even to demand such rights - is integrally linked to their economic empowerm ent. The ability to take decisions - on marriage, on childbearing and on contraception, among others - requires a sense of personal autonomy, which develops in tandem with the self-knowledge that women can provide for themselves and their children . Whether women work out of need or choice, the focus should be on giving them decent jobs, so that in the long run they can work themselves and their families out of poverty" (15-16).

ILO. "Global Employment Trends for Women 2004" :
http://kilm.ilo.org/GET2004/DOWNLOAD/trendsw.pdf.
ILO. "Breaking Through the Glass Ceiling: Women in Management". 2004 :
http://www.ilo.org/dyn/gender/docs/RES/292/F267981337/.

http://www.ilo.org/dyn/gender/docs/RES/292/F267981337/.

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* "Genre" et guerre - Women and armed conflict

3.1 Relations de genre et conflit

Les rapports sociaux de sexe se caractérisent par une inégalité dans l'accès au pouvoir ou sa répartition. Par sa forte prévalence, cette discrimination en terme de genre influence d'autres dynamiques du conflit armé. Plus spécifiquement, l'analyse en terme de genre des conflits armés met en lumière les différences entre hommes et femmes dans ce que leurs activités, leurs besoins, leur acquisition et leur contrôle des ressources, leur accès aux processus décisionnels dans les situations d'après-guerre, ont de spécifique, du fait de leur appartenance à un genre (PNUD 2002).

Les hommes en âge de se battre forment la majorité des conscrits et donc des morts et des blessés au cours des combat. Les femmes, cependant, sont les principales victimes de la guerre, soit directement par mort accidentelle ou au cours des combats, soit indirectement par l'éclatement des structures familiales et communautaires (Byrne 1996).

3.2 Femmes et conflit

Les femmes qui se trouvent dans des zones de guerre peuvent être confrontées à des demandes contradictoires de la part du gouvernement et de la société. D'un côté, la nation appelle les femmes à participer aux luttes nationalistes en tant que membre de l'entité nationale. Dans différentes zones de guerre, les femmes ont été mobilisées dans le conflit armé parce que leur apport, leur travail et leurs services étaient nécessaires. Dans le même temps, la construction des femmes en temps que " mères " et " gardiennes de la culture" au sein de mouvements nationalistes de libération a souvent limité leur activisme dans les processus de reconstruction au cours et à l'issue des conflits (Stasiulis 1999).

Les identités des femmes, telles que les ont forgées leurs rôles sexospécifiques de " mères " et de " gardiennes de la culture ", impliquent qu'elles sont des " victimes ", justifiant ainsi l'usage intensif du pouvoir et de la violence pour les protéger. On a souvent le sentiment que cette " protection " a échoué, ainsi par exemple lorsque des actes publics de violence physique et sexuelle comme le viol se produisent. Les crimes sexuels, qui touchent en grande majorité des femmes, peuvent s'accomplir sous les yeux de la famille et de la communauté, rendant les victimes " souillées " et indignes de protection (Bennett et al. 1995). Pas de sexe, merci, nous combattons !

Une exception notable à l'exclusion et la discrimination envers les femmes combattantes s'est produite à Tigray, une province éthiopienne. Le Front populaire de libération du Tigray (TPLF) s'est formé en 1975 dans le but d'instaurer un état éthiopien démocratique. Il a activement encouragé les femmes à rejoindre son combat. Des services d'éducation des femmes et de garde des enfants ont été instaurés pour faciliter leur participation. Les relations sexuelles étaient interdites afin de concentrer les énergies sur les objectifs du combat. Des exceptions furent faites plus tard pour permettre aux femmes de se marier et d'avoir des enfants. Une femme raconte : " la loi anti-mariage avait un rôle positif : entre les hommes et les femmes, il y avait un dialogue, pas d'activité sexuelle. Un homme considérait une femme en fonction de son travail, non de son amant ". (Adapté de Bennett et al. 1995: 9)

Des exemples d'initiative de femmes en faveur de la paix sont souvent cités comme preuve que les femmes sont naturellement protectrices, tandis que les hommes seraient naturellement agressifs et de tempérament guerrier. Des études féministes du Nord et du Sud ont néanmoins contredit la soi-disante nature paisible des femmes au vu de leur engagement dans les luttes de libération nationale, leur soutien direct et/ou indirect aux conflits armés et leurs contributions à la guerre et au militarisme en général (Babiker 1999; Byrne 1996; Cockburn 2002; El-Bushra 2000; Moser and Clark 2001; Kelly 2000). Les femmes en tant qu'agresseures

Le stéréotype de la femme naturellement protectrice ne reflète pas toujours l'expérience sur le terrain. Les nombreux exemples de femmes qui sont ou ont été d'actives combattantes ou de fervents soutiens d'États " oppresseurs " montre à quel point les allégations sur le comportement des hommes et des femmes peuvent être naïves et manquer d'imagination :

· Les femmes ont adhéré en grand nombre au parti nazi et servi dans les camps d'extermination.

· Le régime de Pinochet au Chili dans les années 1970 a reçu le soutien de femmes issues de la bourgeoisie.

· Des femmes issues des classes ouvrières protestantes et catholiques participent aux émeutes en Irlande du Nord.

· Des femmes ont servi dans l'armée américaine, et l'ont défendue.

· Des exemples existent, de femmes ayant justifié l'usage du viol contre leurs " ennemies " et celles qui n'étaient pas considérées comme de " vrais femmes ". (Adapté de Jacobs, Jacobson et Marchbank 2000: 12-13)

Que ce soit en leurs qualités traditionnelles et peut-être stéréotypées d'épouses et de mères ou dans leur rôle d'agresseurs et de soutien aux conflits, les femmes continuent de subir des discriminations, du fait des structures de pouvoir inégales qui gouvernent leurs relations avec les hommes.

Le lien entre " masculinité ", militarisation et conflit armé est important. Des analyses féministes identifient les structures militaires comme des institutions masculines, patriarcales, dirigées par et pour des hommes, basées non sur les " caractéristiques biologiques des hommes mais... sur les constructions culturelles de la " virilité " (Turshen and Twagiramariya 1998: 5). Dans de nombreux contextes culturels, être " vraiment un homme " passe par la capacité à se servir d'une arme (Jacobs et al. 2000: 11).

Cela signifie-t-il que les hommes sont intrinsèquement violents ? NON – la violence masculine dirigée vers d'autres hommes, femmes ou enfants est un reflet d' " attentes masculines " imposées par la société et renforcées par des états avides de manipuler ces attentes pour leurs propres fins politiques (Cockburn and Zarkov 2002; Dolan 2002; Jacobs et al. 2000). Les hommes qui se sentent incapables de remplir leurs rôles " masculins " de protecteurs ou d'agresseurs sont susceptibles de décharger leurs frustrations sur leur famille. Ces actes engendrent par la suite d'autres violences, un manque de compréhension des besoins personnels et de ceux des femmes, comme de leur évolution à l'épreuve de la guerre.

Le fait que la guerre soit généralement faite par les hommes ne prouve en rien que les hommes soient naturellement violents. La guerre est décidée par ceux qui ont le pouvoir et les hommes occupent généralement les positions les plus puissantes. Des exemples existent de femmes dirigeantes au pouvoir, telles Margaret Thatcher et Indira Gandhi, qui ont engagé leur pays dans la guerre. (etc.)

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3.1 Gender relations and conflict Gender relations are typically characterised by unequal access to, or distribution of, power. Given that gender discrimination is so prevalent, it influences other dynamics of armed conflict. More specifically, gender analysis in armed conflict highlights the differences between women and men in terms of their gendered activities, their needs, their acquisition and control of resources and their access to decision-making processes in post-conflict situations (UNDP 2002).

Men of combat age are most often the ones who are conscripted and therefore killed or injured during battle. Women, however, are the main victims of war. This is either directly as fatalities and casualties or indirectly through the breakdown of family and community structures (Byrne 1996). 3.2 Women and conflict

Women in war zones may face contradictory demands from government and society. On one hand, the nation calls upon women to participate in nationalist struggles in their capacity as members of the national collective. In various war zones, women have been mobilised in armed conflict because their support, labour and services have been needed. At the same time, the construction of women as ‘mothers’ and ‘guardians of the culture’ within nationalist liberation movements has often constrained their activism in conflict and post-conflict reconstruction processes (Stasiulis 1999).

The construction of the identities of women in their gendered roles as ‘mothers’ and ‘guardians of the culture’ implies they are ‘victims’, thus justifying the intensified use of power and violence to ‘protect’ them. Often there is a perception that this ‘protection’ has failed, as is the case where public acts of physical and sexual violence such as rape occur. Sexual crimes, which disproportionately affect women, may be carried out in full view of family and community, thereby rendering the victims as ‘tainted’ and unworthy of protection (Bennett et al. 1995). No sex please, we’re fighting!

A notable exception to the exclusion of and discrimination against female combatants occurred in Tigray, a province of Ethiopia. The Tigrayan People’s Liberation Front (TPLF) was formed in 1975 to fight for a democratic Ethiopian state. They actively encouraged women to join the fighting. Education for women and child-care were provided to facilitate their participation. Sexual relations were banned with the aim of concentrating energies on the struggle. Exceptions were later made to allow for marriage and children. One woman recounts: ‘The no-marriage law had a positive role: between men and women there was talk, not sexual activity. A man would look at a woman in relation to her job, not in relation to whom she goes with’. (Adapted from Bennett et al. 1995: 9)

Examples of women’s initiatives to achieve peace are often cited as evidence that women are innately nurturing in contrast to men, who are characterised as innately aggressive and warlike. Yet research by feminists in the North and the South has challenged the so-called peaceful nature of women by examining their involvement in national liberation struggles, their direct and/or indirect support of armed conflicts and their contributions to war and militarism generally (Babiker 1999; Byrne 1996; Cockburn 2002; El-Bushra 2000; Moser and Clark 2001; Kelly 2000). Women as aggressors

The stereotype of women as innately nurturing does not always reflect experience on the ground. The abundant examples of women as active combatants or supporters of ‘oppressive’ states show assumptions about the behaviour of women or men can be very shortsighted and naive:

· Women became members of the Nazi party in large numbers and served in the extermination camps.

· Pinochet’s regime in Chile in the 1970s received support from middle-class women.

· Protestant and Catholic working-class women have been present in mobs in Northern Ireland.

· Women have served in, as well as rallied around, the US military.

· There are instances where women have condoned the use of rape against ‘enemies’ and those constructed as ‘not proper women’. (Adapted from Jacobs, Jacobson and Marchbank 2000: 12-13)

Whether in their traditional and perhaps stereotypical capacity as wives and mothers, or in their roles as aggressors and supporters of conflict, women continue to experience discrimination, due to the unequal power structures that govern their relationships with men. (...) http://www.ids.ac.uk/bridge/reports_gend_CEP.html

 

 
 
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14 - Conference / Meeting

* FEMINISM CONTESTING GLOBALISATION (U.K.)

Women's Studies Association (UK and Ireland)
17th Annual Conference:  8 - 10 July 2004

Details on our website: www.ucd.ie/werrc

 

* A program for leaders who want to document ! (USA)

The Women PeaceMakers Program invites four women to participate in an eight-week residency (September 25 - November 19, 2004) in San Diego, California.

Each will:

· have assistance in documenting her development as a peacemaker and the work she is doing

· share her vision and work with new communities

· explore peace-building with other women on the frontlines of peacemaking

· have a beautiful setting for a needed respite

Women from anywhere in the world who have assumed the leadership role in peace and conflict resolution with an emphasis in human rights in their own society or our global community are invited to apply for this unique residency in San Diego. Assistant writers and a film assistant will help each peacemaker document her unique peacemaking experience.

Applications are available on-line (
http://peace.sandiego.edu ).

Please announce this program to your communities. If you have questions, please do not hesitate to contact Shelley Lyford at slyford@sandiego.edu  / www.youthworldlink.org
 
From : NGO Committee on the Status of Women <ngo_csw_ny@hotmail.com>
 
 
 

* EUROPEAN POLICIES ON MIGRATIONS UNDERLYING APARTHEID POLICIES (Belgium)

29th and 30th of MAY  2004, BRUSSELS

How to resist, extend established rights and gain new rights ? There will be lecturers from different countries (from GISTI, FFM, National coalition of anti-deportation campaigns UK, Espace Marx, SOS Racismo Portugal, with the help of UNITED).

If you are interested in participating in this activity, please contact the organisers at comsejour@fasti.org


* Network Women in Development Europe (Germany)

20-22 May - Network Women in Development Europe (WIDE) Annual Conference, Bonn, Germany.
Topic: Globalising Women's Rights: Confronting Unequal Development Between the UN Rights Framework and WTO-Trade Agreements.
http://www.eurosur.org/wide/home.htm

 

* Regional Seminar on UN Security Council Resolution (USA)

24-27 May - Regional Seminar on UN Security Council Resolution 1325.
Objective: To strengthen networks between Arab women's groups, especially in the implementation of UNSC 1325, and bring Arab women to the peace table.
Contact: Haifa Abu Ghazaleh,
haifa@unifem.org.jo.

 
 
  
 
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15 - The 'Calendar of Internationalism'

UNITED is producing the 69th printed edition of the 'Calendar of Internationalism'. This Calendar will be distributed Europe-wide to its ±2800 contacts active in the anti-racism field.

The new Calendar of Internationalism will also include activities organised on the International Refugee Day, 20 June 2004.

To make sure, your activity is also included in this new issue, please inform us about your events.

The Calendar On-line edition is updated every Monday - see
http://www.unitedagainstracism.org
From : info@unitedagainstracism.org

 

 
 
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16 - Base de données / Database (Europe)

The Commission has launched a new database on women and men in decision-making. This will serve as an important tool to keep track of progress towards the goal of balanced representation of women and men in all levels of decision-making.

The database has been created by independent experts. Based on information gathered from a broad range of actors, it shows the gender distribution in European governments and parliaments, the gender balance in national central administrations, top 50 publicly quoted companies, central banks, major NGOs, social partners and more. The database covers women and men in decision-making positions in the European Union Member States, most of the Acceding Countries and Norway, Iceland and Liechtenstein.

Data collected so far confirms that women are still far from taking an equal part in the decision-making process generally, but their position is better in some countries and in some sectors. The database can be used to support the development of new policies.

The database is available at :
http://europa.eu.int/comm/employment_social/women_men_stats/index_en.htm

 

 
 
 
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17 - Réseau (Congo)
 
Chers tous, Chères toutes,
 
Nous vous informons que le site Web du projet Reseau Sida pour l'Afrique francophone est a present en ligne. www.reseausida.org.
 
Ce projet est une plateforme de partage d'informations, de ressources, de formation en ligne et de developpement de partenariat specialisée sur le VIH/SIDA.
 
Nous invitons toute personne ou institution interessee a participer a ce projet et a nous soumettre des liens de ressources en francais relatifs au VIH/SIDA pour la bibliotheque en ligne qui sera developpee au cours de prochains mois.
 
Meilleures salutations
 
Sylvie N Ngoueme - AZUR Developpement : www.reseausida.org
 

 

 
 

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Michèle Dayras
SOS SEXISME