SEXISME et DROITS des FEMMES / SEXISM and WOMEN'S RIGHTS : Bulletin 2004 - 10
History : Bicentenaire de la naissance de George Sand (Aurore Dupin) née le 1er juillet 1884 à Paris
Manifestation-
Demonstration / Solidarité-Solidarity
!
* France : Rassemblements en
Solidarité avec le Mouvement Estudiantin Iranien
* San
Salvador : Movilizaron por la libertad de Romina Tejerina
News
1 - France
* "Sans papières "
* A surgical
technique which restores the clitoris
2 -
Turquie : Non au voile islamique !
3 -
Iraq
* Where are the women in the new Iraq ?
* La Charia
* Des femmes contre la
charia
4 - Iran : Islamic Dress Codes
During the Hot Summer Months
5 -
Afghanistan : War Returns with a Vengeance as Allies Fail the Afghan
People
6 - India : Female
infanticide
7 - Japan : Wartime 'comfort
women' rulings uncovered
8 - Benin :
Monogamy and polygamy
9 - Mozambique :
Legal breakthrough for women
10 -
Mexique : Féminicide à Ciudad Juarez
11
- Hawaï : une loi a été votée pour mettre fin au tourisme sexuel et
punir les opérateurs de sex tours Europe
12 -
Europe
* Dimension femme-homme / Take gender
into account
* Muslim women have launched a Europe-wide
campaign to protect their right to wear the hijab headscarf
13 - Africa : New NGO On Peace
Building Inaugurated
14 - Australia : Home violence the big
killer of women
15 - International : Reproductive health
and rights
Conference
* England
* Thailand
* Turkey
Livre / Book
* Belarus : "Combating Trafficking in Women in the Republic of Belarus"
*
Europe : Women and Science (Report)
* International / Worldwide : Nouveaux
documents and Reports
Nouvelle
association
***
History : Bicentenaire de la naissance de George Sand (Aurore Dupin)
née le 1er juillet 1884 à Paris
"Ce sont les ignorants qui ont peur de la
supériorité d’une femme, ce sont les imbéciles qui demandent une compagne
bornée, ce sont les sots qui veulent jouer le rôle de pacha et jeter des
mouchoirs à des odalisques dégradées."
"Les préjugés sont plus puissants
que la raison ; on veut que la femme aimée soit une esclave par l’esprit et par
le cœur."
"[…] pour empêcher la femme d’accaparer par sa vertu
l’ascendant moral sur la famille et sur la maison, l’homme a dû trouver un moyen
de détruire en elle le sentiment de la force morale, afin de régner sur elle par
le seul fait de la force brutale ; il fallait étouffer son intelligence ou la
laisser inculte. C’est le parti qui a été pris."
"Les femmes reçoivent une
déplorable éducation ; et c’est là le grand crime des hommes envers
elles."
(Quelques citations, extraites des ouvrages de cette écrivaine)
News
1 - France
* "Sans papières " (Photo)
Balbine, jeune
camerounaise de 32 ans, vit en France depuis bientôt 10 ans. Elle ne pourra
pourtant faire soigner son anémie si elle ne rapporte pas la preuve de sa
présence ininterrompue sur notre territoire pour les 3 derniers mois précédant
sa demande d'Aide Médicale d'Etat. Balbine est l'une des 150 000 victimes de la
suppression de l'accès immédiat à ce dispositif réservé aux résidents sans titre
de séjour et aux ressources extrêmement faibles. Malgré l'appel conjoint lancé
par Médecins du Monde et Médecins sans Frontière en décembre 2003 pour alerter
les ministres de la Santé et des Affaires sociales contre les dangers induits
par les réformes, les premiers signes de ce drame sanitaire se font déjà sentir
sur le terrain.
* A surgical technique which restores the clitoris
(...) A tall, elegant Somalian woman in her late twenties
slips nervously into the reception area of the Louise XIV hospital in Saint
Germain-en-Laye outside Paris. Elham Farah has been booked in for a
two-hour operation to be carried out by a man who has become a saviour to
thousands of victims of female genital mutilation (FGM). Dr Pierre Foldes is the only surgeon and
urologist to have developed a surgical technique which restores the clitoris.
Elham is unable to give the exact details of what
happened to her 20 years ago when she was led to a house outside her village in
Somalia and was held down by a number of women including her grandmother and two
aunts. Her legs were prised apart by two other women. She passed out when one of
the women applied a knife to her genitals. When she came round she remembers an
excruciating pain between her legs, which had been tied together. It was not
until several weeks later that she discovered that her genitalia had been sliced
away.
Elham is just one of 130 million women
worldwide who are estimated to have undergone FGM, with an
additional two million girls and women undergoing the procedure every year. In
some cultures it is seen as a female rite of passage preventing promiscuity, and
is mainly performed on girls aged between four and 12 years. The practice is
prevalent in 28 African countries, with figures varying widely. About 5 per cent
of females in the Democratic Republic of the Congo (formerly Zaire) and Uganda
undergo the procedure; that figure rises to 98 per cent in Somalia.
There are three types of FGM: the removal of the clitoris only; the
excision of the clitoris and surrounding labia; and, most radical of all, the
removal of clitoris, inner and outer labia and the sewing-up of the vagina,
where only a small opening is left for urine and menstrual blood. It is
estimated that 15 per cent of women who experience FGM have undergone this most
severe mutilation, known as infibulation. (...)
***
2 - Turquie : Non au voile islamique !
(...) 11. Le 26 août 1997, la
requérante, alors étudiante en cinquième année à la faculté de médecine de
l’université de Bursa, s’inscrivit à la faculté de médecine de Cerrahpaşa de
l’université d’Istanbul. Elle affirme avoir porté le foulard islamique pendant
ses quatre années d’études de médecine à l’université de Bursa ainsi que pendant
la période qui s’ensuivit et jusqu’en février 1998.
12. Le 23 février 1998, le
recteur de l’université d’Istanbul adopta une circulaire réglementant l’entrée
des étudiants sur le campus universitaire. La partie pertinente de cette
circulaire est libellée comme suit :
« En vertu de
la Constitution, de la loi, des règlements, et conformément à la jurisprudence
du Conseil d’Etat, de la Commission européenne des droits de l’homme et aux
décisions adoptées par les comités administratifs des universités, les
étudiantes ayant la « tête couverte » (portant le foulard islamique) et les
étudiants portant la barbe (y compris les étudiants étrangers) ne doivent pas
être acceptés aux cours, stages et travaux pratiques. En conséquence, le nom et
le numéro des étudiantes revêtues du foulard islamique ou des étudiants barbus
ne doivent pas être portés sur les listes de recensement des étudiants.
Toutefois, si des étudiants dont le nom et le numéro ne figurent pas sur ces
listes insistent pour assister aux travaux pratiques et entrer dans les salles
de cours, il faut les avertir de la situation et s’ils ne veulent pas sortir, il
faut relever leur noms et numéros et les informer qu’ils ne peuvent assister aux
cours. S’ils persistent à ne pas vouloir sortir de la salle de cours,
l’enseignant dresse un procès-verbal constatant la situation et son
impossibilité à faire cours et il porte aussi d’urgence la situation à la
connaissance des autorités de l’université pour
sanction. »
13. Conformément à la
circulaire précitée, le 12 mars 1998, l’accès aux épreuves écrites du cours
d’oncologie fut refusé à la requérante par les surveillants au motif qu’elle
portait le foulard islamique. Par ailleurs, le 20 mars 1998,
Mlle Şahin s’adressa au secrétariat de la chaire de traumatologie
orthopédique pour son inscription administrative, qui lui fut refusée pour cause
de port du foulard. De même, les 16 avril et 10 juin 1998, toujours pour le
même motif, elle ne fut pas admise au cours de neurologie et aux épreuves
écrites du cours de santé populaire.
B. Le recours en annulation introduit par la requérante contre
la circulaire du 23 février 1998
14. Le 29 juillet 1998, la requérante introduisit un recours en annulation contre la circulaire du 23 février 1998. Dans son mémoire, elle soutenait que la circulaire en question et son application constituaient une atteinte à ses droits garantis par les articles 8, 9 et 14 de la Convention ainsi que par l’article 2 du Protocole no 1, dans la mesure où, d’une part, la circulaire n’avait pas de base légale et, d’autre part, le rectorat ne disposait pas de pouvoir de réglementation en la matière. (...)
27. La République turque
s’est construite autour de la laïcité. Après la proclamation de la République le
29 octobre 1923, la séparation des sphères publique et religieuse fut obtenue
par plusieurs réformes révolutionnaires : le 3 mars 1923, le califat fut
aboli ; le 10 avril 1928, la disposition constitutionnelle selon laquelle
l’islam était la religion d’Etat fut supprimée ; enfin, par une révision
constitutionnelle intervenue le 5 février 1937, le principe de laïcité
acquit valeur constitutionnelle (article 2 de la Constitution de 1924 et article
2 des Constitutions de 1961 et 1982 repris au paragraphe 26 ci-dessus).
28. Dans la construction républicaine, le statut accordé aux droits des femmes, qui confère à celles-ci l’égalité dans la jouissance des droits individuels, constitue l’élément principal. Tout d’abord, le 17 février 1926, fut adopté le code civil, qui prévoit l’égalité des sexes dans la jouissance des droits civiques, notamment dans le domaine du divorce et de la succession. Ensuite, par une révision constitutionnelle du 5 décembre 1934 (article 10 de la Constitution du 1924), les droits politiques des femmes furent reconnus au même titre que ceux des hommes. (...)
31. En Turquie, le port du foulard islamique à l’école et à l’université est un phénomène récent, qui s’est manifesté à partir des années 1980. Le sujet est largement débattu et continue à être l’objet de vifs débats dans la société turque. Pour les partisans du foulard islamique, il s’agit d’une obligation et/ou manifestation liées à l’identité religieuse, alors que, pour les autres, il est devenu un symbole de l’islam politique qui vise à instaurer un régime fondé sur les règles religieuses et qui menace la paix civile et les droits des femmes acquis au cours de la construction républicaine. Notamment, l’arrivée au pouvoir le 28 juin 1996 d’un gouvernement de coalition constitué par le Refah Partisi, de tendance islamiste, et le Doğru Yol Partisi, de tendance centre droit, a donné un aspect particulièrement politique à ce débat. L’ambiguïté de l’attachement aux valeurs démocratiques qui ressort des prises de position des dirigeants du Refah Partisi, y compris de celle du premier ministre de l’époque issu de ce parti, et des discours de ces dirigeants prônant un système multi-juridique fonctionnant selon des règles religieuses différentes pour chaque communauté religieuse, fut perçue dans la société comme une menace réelle contre les valeurs républicaines et la paix civile? (...)
34. Le 20 décembre 1982, une
circulaire relative au port du foulard dans les établissements de l’enseignement
supérieur fut adoptée par le Conseil de l’enseignement supérieur. Ce texte
interdisait le port du foulard islamique dans les salles de cours. Le Conseil
d’Etat, dans son arrêt du 13 décembre 1984, confirma la légalité de cette
réglementation et considéra que :
« Au-delà d’une simple habitude innocente, le foulard est en train de devenir le symbole d’une vision contraire aux libertés de la femme et aux principes fondamentaux de la République. » (...)
64. La requérante soutient
que l’interdiction de porter le foulard islamique dans les établissements de
l’enseignement supérieur constitue une atteinte injustifiée à son droit à la
liberté de religion, notamment à son droit de manifester sa religion. Elle
invoque l’article 9 de la Convention, ainsi libellé :
« 1. Toute
personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce
droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la
liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou
collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les
pratiques et l’accomplissement des rites.
2. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui. » (...)
90. Le Gouvernement fait d’abord observer que la liberté de manifester la religion n’est pas un droit illimité. En examinant les cas concrets, les juridictions nationales ou supranationales ont toujours pris en considération le caractère séculier de l’Etat en question, la nature de la pratique religieuse et les mesures prises en vue de préserver la neutralité du service public.
91. Il soutient que le principe de laïcité est une condition préliminaire d’une démocratie pluraliste et libérale et que certaines conditions rendent le principe de laïcité particulièrement important pour la Turquie par rapport aux autres démocraties. Selon lui, le fait que la Turquie soit le seul pays musulman adhérant à une démocratie libérale au sens des pays occidentaux s’explique par l’application stricte du principe de laïcité dans le pays. Il ajoute que la protection de l’Etat laïque est une condition sine qua non de l’application de la Convention en Turquie. (...)
110. Vu le contexte décrit ci-dessus, c’est le principe de laïcité, tel qu’interprété par la Cour constitutionnelle (voir paragraphe 36 ci-dessus), qui est la considération primordiale ayant motivé l’interdiction du port d’insignes religieux dans les universités. Dans un tel contexte, où les valeurs de pluralisme, de respect des droits d’autrui et, en particulier, d’égalité des hommes et des femmes devant la loi sont enseignées et appliquées dans la pratique, on peut comprendre que les autorités compétentes considèrent comme contraire à ces valeurs d’accepter le port d’insignes religieux y compris, comme en l’espèce, que les étudiantes se couvrent la tête d’un foulard islamique dans les locaux universitaires. (...)
114. Eu égard à ce qui précède et compte tenu notamment de la marge d’appréciation laissée aux États contractants, la Cour conclut que la réglementation de l’université d’Istanbul, qui soumet le port du foulard islamique à des restrictions, et les mesures d’application y afférentes, étaient justifiées dans leur principe et proportionnées aux buts poursuivis et pouvaient donc être considérées comme « nécessaires dans une société démocratique ». (...)
PAR CES MOTIFS, LA
COUR, À l’UNANIMITÉ,
1. Rejette l’exception préliminaire du
Gouvernement ;
2. Dit qu’il n’y a pas eu violation de
l’article 9 de la Convention ;
3. Dit que nulle question distincte ne se
pose sous l’angle des articles 8 et 10, de l’article 14 combiné avec
l’article 9 de la Convention, ainsi que de l’article 2 du Protocole
no 1.
***
3 - Iraq
* Where are the
women in the new Iraq ?
Now that the
Iraqi Governing Council has been dissolved, the transitional government taking
its place is being hailed as "diverse" for its multiethnic, multiconfessional
representation. Yet while outsiders and Iraqi politicians are busy divvying up
the future government along religious and ethnic lines, they are sidelining the
single largest group of Iraqi citizens -- women, the one constituency with the
potential to exert a unifying effect on the country.
Excluding women from governance condemns Iraq to the fate suffered by its Arab neighbors: autocracy, economic stagnation, and social malaise caused by wasting the talents of the majority of the population. Ultimately, greater political participation by women could provide Iraq with a stabilizing force needed to stave off the disastrous division of the country into ethnic states. This is not to say that Iraqi women are in any way monolithic; neither are Kurdish women, or Sunni women, or Shi'ite women. Women, however, in conflicts around the world demonstrate a shared stake in their economic and social development that often drives them to transcend regional, ethnic, and religious divides. "I detect a great spirit of unity among Iraqi women," Charlotte Ponticelli, senior coordinator of the US State Department's Office of International Women's Issues, told us recently.
Dr. Raja Khuzai, one of three women on the now-defunct 25-member Iraqi Governing Council, advocated the appointment of at least one woman to the executive quartet designed by UN Special Envoy Lakhdar Brahimi, composed of a prime minister, president, and two vice presidents. The Iraqi interim constitution recommends that women fill at least a quarter of the seats in the future National Assembly, and Khuzai reasonably expected the executive branch to reflect the same 25 percent goal. "This is the only way we can encourage women to participate," she said. "Otherwise they'll think it's only promises."
None of the members of the executive quartet, however, are women. The Governing Council appears to have hijacked the appointment process, installing many of its own political members, including new Prime Minister Iyad Allawi. Women have been appointed to only six of the 30 Cabinet posts, which is a modest increase from the three sitting on the Iraqi Governing Council, but still short of the 25 percent goal. Yet there is more than enough talent among professional women in Iraq to fill at least a quarter of the seats.
Unfortunately, myopic US policy over the past year has set a precedent tough for women to overcome. The United States refused to support a mandatory number of female-held seats in the future National Assembly, despite demands by Iraqi women's groups and Sunni statesman Adnan Pachachi (who was Brahimi's and America's top choice for president), because the Bush administration didn't want to contradict its antiaffirmative action policy back home. Paul Bremer, the top US administrator in Iraq, even allowed the creation of a constitutional drafting committee that was all men, although it was clear that the constitution was pivotal to establishing women's rights.
The Bush administration was not shy about using the graphic rhetoric of "rape rooms" to justify the war in Iraq on human rights grounds, and it has extolled women's advancement as a centerpiece of its Iraq strategy. Indeed, the administration has devoted millions of dollars to women's education and professional training in Iraq, but it has undermined its own good work by allowing Iraqi women to be a bargaining chip in political negotiations with powerful religious parties, making the classic mistake of sacrificing long-term stability for political expediency.
In the wake of the Abu Ghraib prison catastrophe, the last thing the United States needs is more proof of American hypocrisy in using human rights as a pretext for war. Yet failing to fully include women in Iraq's government notifies other countries in the region that women's political engagement is not, in fact, the pillar of democracy the West portrays.
If we want Iraq to set a democratic example for the region, the best way to start is by getting women involved now, before the June 30 deadline passes them by.
Swanee Hunt, former US
ambassador to Austria, is a lecturer at Harvard University's Kennedy School of
Government and founder of Women Waging Peace. Cristina Posa, an attorney, worked
in Iraq as a legal and political adviser to Oxfam International. This column is
adapted from an article in Foreign Policy magazine. ![]()
(...) Les femmes bénéficiaient en Irak de plus de libertés et de possibilités que dans la plupart des autres pays du Moyen-Orient, même si leur situation avait commencé à se dégrader dès la guerre Iran-Irak, dans les années 80. La loi sur le statut personnel de 1958 avait été maintenue, malgré divers amendements qui en restreignaient la portée. C’est le gouvernement provisoire mis en place par les forces d’occupation qui a tenté en février 2004, par sa « résolution n° 137 », d’instituer ce que Saddam Hussein avait tenté sans oser aller jusque-là : l’établissement de la charia. Certaines dispositions avaient déjà été mises en place par l’ancien régime, lors de son revirement en faveur des religieux après la première guerre du golfe, et des pratiques barbares comme le meurtre d’honneur (droit pour un homme de tuer sa femme, sa soeur ou sa fille suspectée d’adultère, même non consenti) bénéficiaient d’une large tolérance. La charia constitue l’essentiel du programme social des organisations religieuses, et le renvoi des femmes à la maison et derrière un voile, leur obsession majeure. Durant toute la période de négociations sur le retour à la souveraineté, les islamistes firent pression pour que la charia soit l’un des piliers du nouvel Irak, refusant toute discussion sur la présence des femmes dans les assemblées élues.
La résolution 137 du Conseil de gouvernement provisoire leur offrait satisfaction sur le statut des femmes, même si Paul Bremer, représentant de l’administration US, semblait y être hostile. Elle suscita immédiatement la réprobation de la majeure partie de la population irakienne, et en premier chef, des organisations de femmes, qui malgré les dangers immenses que cela représentait, appelèrent à des manifestations. Parmi elles, l’Organisation pour la liberté des femmes en Irak, menée par Yanar Mohammed. Cette architecte irakienne, sportive de haut niveau, vivait en exil au Canada depuis plusieurs années, où elle militait pour le droit des femmes au moyen-orient. Après la chute de l’ancien régime, elle décide de revenir en Irak et participe à la fondation de l’organisation, qui centre son action sur l’aide aux femmes réfugiées, notamment dans le quartier pauvre de Al’Huda, et l’organisation de centres d’accueil pour femmes menacées de meurtre d’honneur ou victimes de violences conjugales. En raison de ses discours véhéments dans des manifestations contre la charia, elle reçoit des menaces de mort de la part de l’Armée des compagnons du prophète, une organisation pro-talibane d’origine pakistanaise, ce qui l’oblige à circuler armée ou entourée de gardes du corps. Une campagne internationale de soutien, bien relayée par les associations féministes dans le monde entier, fait connaître sa situation et lui donne une envergure nouvelle.
Le mouvement soulevé contre la résolution 137 contraint le Conseil provisoire de gouvernement à la retirer moins d’un mois après sa proclamation. Le statut des femmes n’est pas sauvegardé pour autant, car si la loi ne change pas, la pression des forces réactionnaires s’accentue. Le voile, considéré auparavant comme vieillot, devient une nécessité pour les femmes qui veulent sortir sans trop de risques dans la rue. Outre les insultes, les islamistes ont recours à la violence pour les y contraindre, allant jusqu’à lancer du vitriol au visage de certaines. Les viols se multiplient, les enlèvements et les ventes de femmes également, selon un tarif fixé : 200 $ pour une vierge, la moitié seulement si elle ne l’est pas. Les exécutions sommaires de prostituées, nombreuses dans un pays où le commerce de leur corps est souvent la seule ressource qui reste aux réfugiées, récidivent le geste ignoble de Saddam Hussein, qui avait fait décapiter publiquement deux cent femmes accusées de prostitution pour complaire à ses nouveaux alliés islamistes. (...)
http://www.solidariteirak.org/article.php3?id_article=131
"We are disappointed by lack of progress, lack of money, lack of jobs," said Mr Haidar, a Tajik former Northern Alliance soldier. "I remember all these people who came here from Europe and America and told us how they are going to help us. But where are the factories and the offices we thought we would get? What about the elections we were promised?"
President Hamid Karzai was forced to put back to the autumn elections because of the instability. Only 1.6 million out of 10.5 million eligible to vote have registered. In the Pashtun belt, where Taliban influence is still strong, the number of women registered is below 20 per cent.
The emancipation of women, subjugated by the fundamentalist Taliban, was one of the stated objectives of the West. Even before the war ended America's First Lady, Laura Bush, declared: "Because of our recent military gains in much of Afghanistan, women are no longer imprisoned in their homes. The fight against terrorism is also a fight for the rights and dignity of women."
According to an Amnesty International report, however: "Two years after the ending of the Taliban regime, the international community and the Afghan transitional administration, led by President Karzai, have proved unable to protect women. The risk of rape and sexual violence by members of armed factions and former combatants is still high. Forced marriages, particularly of girl children, and violence against women in the family are widespread in many areas."
After the war, dozens of girls' schools reopened throughout the country. But an Islamist resurgence has seen many of them closed down through intimidation. Families who still dare to send their female children for education can pay a terrible price. Earlier this month, three young girls, aged eight to 10, were poisoned in eastern Afghanistan, apparently as punishment for attending lessons.
The government points out, however, that four million pupils are enrolled in schools this year - including one third of the country's female children.
Twenty-five years of war have destroyed what there was of Afghan infrastructure. In a number of regions, such as the Shomali Plain, the Taliban and their Pakistani allies destroyed centuries-old irrigation systems in a scorched-earth policy against the Northern Alliance.
Following the last war, attempts were made to restore water and power. But systematic strikes by the Taliban on power lines and irrigation projects, and murders of foreign engineers, has ground much of it to a halt. At present, just 9 per cent of the population have access to electricity. Safe drinking water is estimated to be restricted to 6 per cent. The World Bank has authorized a $40m loan for water projects, but while work can begin with the funds in the north and west, it is deemed to be too dangerous in the Pashtun belt of the south and east.
The UN has stressed irrigation is essential for agriculture in a country where the overwhelming majority of the population live in rural areas. However there is no shortage of one particular crop - opium. Poppy cultivation reached a new high last year. According to the White House Office of National Drug Control Policy, the area of cultivation has grown from 1,685 hectares in 2001 to 61,000 hectares in 2003. The country has the dubious distinction of accounting for 75 per cent of the world's output.
The Independent/UK, May 25, 2004, by Kim Sengupta
In a cold January night, the silence at the Post Graduate Institute in Chandigarh was pierced by the wails of a baby girl. Its mother, Geeta, sat by its side, unmoved. After a while, she started hitting the newborn, as if to stifle its cries. The commotion attracted the duty nurse, who asked Geeta to feed the baby instead of thrashing it. "Be gentle," the nurse advised her and left the scene. Sometimes later, the baby stopped crying.
The lucky one: But not many of her ilk have survived
The next day the nurse realised the secret behind the baby’s silence. It had been strangulated! The police were called in and Geeta broke down and confessed: "I could not afford another girl. I will not kill hereafter." She may not, but her unmotherly act early this year is an indicator of an unhealthy trend in Punjab, Haryana and their common capital, Chandigarh.
Even as the police tighten the noose on those violating the provisions of the Pre-Natal Diagnostic Techniques (Regulation and Prevention of Misuse) Act, people who don’t want a girl child are willing to go to any extent. Female foeticide is for those who can afford a clandestine ultrasound scan and illegal abortion. Others resort to infanticide. (...)
Dangerous trend: The number of girls in
co-ed schools in Fatehgarh Sahib district of Punjab is alarmingly low; (below
left) Geeta, who is in custody for allegedly killing her
daughter
(...) The story of son-preferring India’s missing girls
is hardly new. When the child sex-ratio—number of females per thousand males in
the 0-6 age group—dropped from 962 in 1981 to 945 in 1991, the Centre passed the
PNDT Act to rein in doctors conducting sex determination tests. With the state
governments pussyfooting, the sex ratio continued to fall and the latest census
revealed a further drop—927 girls per 1,000 boys. The worst hit were Punjab
(793) and Haryana (820). Fatehgarh Sahib district of Punjab recorded the lowest
figure in the state: 754. The number of girl students in co-ed schools in the
district is alarmingly low.
It was at this juncture that the Mumbai-based Centre for Enquiry into Health and Allied Themes (CEHAT) moved Supreme Court seeking amendment of the Act to include sex pre-selection as an offence. The petitioners were concerned about the impact the absence of girls was beginning to have on society. The court asked the Centre and state governments to create public awareness against sex determination and female foeticide.
Go to Bhiwani or Rohtak and bachelors can be seen all over the place. Their parents talk about the difficulty of finding brides for the boys. The Akal Takht, the Vatican of the Sikhs, was so shaken by the situation that it issued a statement urging people to boycott those who indulge in foeticide. But Prof. Manjit Singh, former jathedar of the Takht, did not think religious pressure alone would work. "Only women can fight this imbalance," he said. (...)
Saving the girl
child
The governments of Punjab and
Haryana are hoping that the lure of money will make parents think twice before
killing their daughters. Punjab’s welfare department has decided to extend the
benefit of Kanya Jagriti Jyoti scheme to scheduled caste families with two girl
children. Accordingly, the government will invest Rs 5,000 for each girl child
with the Life Insurance Corporation. So far, only one girl child was
eligible.
In Haryana, 3,915 couples have been registered under the Devi Rupak Scheme, which is aimed at stabilising population and checking male-female sex ratio. As per the scheme, Rs 500 each a month will be deposited in the name of female children born after September 25, 2002 and the accumulated amount will be given to the girl when she turns 20. It was initially restricted to the first child but now it has been extended to two girl children, provided the parents undergo sterilisation. Nursing mothers will also get a nutrition allowance. Haryana has also expanded the scope of Kanyadaan scheme (to give financial assistance to brides from poor families) to cover all sections of society living below the poverty line.
By Vijaya Pushkarna
http://www.the-week.com/24jun13/currentevents_article1.htm
7 - Japan : Wartime
'comfort women' rulings uncovered
The existence of documents on a Supreme Court ruling against the 10 people -- eight men and two women -- has already been confirmed. But those on lower court rulings, which describe the details of the case, had yet to be found.
Ryukoku University professor Etsuro Totsuka found the documents at the Nagasaki District Public Prosecutor's Office and made them available in the latest issue of the Quarterly Journal on the Study of War Responsibility, published Tuesday by the Center for Research and Documentation on Japan's War Responsibility.
The case is known as the only one in which convictions were made against people involved in sending comfort women to frontline brothels during wartime.
Japan forced some 200,000 women, mostly from Korea which was then under Japanese rule, into frontline brothels to provide sex for Japanese soldiers, according to historians.
Totsuka said the documents' existence is evidence that the government's investigation into the comfort women was incomplete.
The 10 Japanese, none of whom were military personnel, were sentenced to up to 42 months in prison on Feb. 14, 1936. A higher court upheld the ruling that September but reduced the prison terms, according to the documents.
The lower court ruling state that the 15 Japanese women were taken to the brothel in Shanghai from Nagasaki in 1932, even though they were told they would work at diners for Japanese military personnel or at restaurants in Shanghai.
The Japan Times: June 16, 2004 : http://www.japantimes.co.jp/cgi-bin/getarticle.pl5?nn20040616a8.htm
***
8 - Benin : Monogamy
and polygamy
Dear Friends,
I wish to share with you a great victory achieved today, 9 December 2003, by the feminist and women’s movements of Mozambique: the adoption of a new Family Law that modifies the Civil Code.
What do we gain in this historical benchmark for Mozambican women? Our gains will be the following:
• The legal role of the man as head of family was eliminated. Now, each partner of a married couple can represent the "sacred" family.
• The legal age for marriage is now 18 years for both sexes. Previously, the age was 16 for women and 18 for men.
• The article stating that the husband was to determine the place of residence was eliminated.
• Traditional and religious marriages were recognized, provided that these marriages were registered and that they preserved the principles established for civil marriage.
• Polygamist unions that are practised in the country (but with an increasing number of multiple and diverse interpretations) were not included in the law.
• In relation to "de facto" marriages, it is established that one year of cohabitation enables the property-sharing by the members of the couple according to the norms established in the Civil Code.
• The right of the wife was established to develop commercial undertakings on her own.
From : Ximena Andrade : wlsa.moz@tvcabo.co.mz
(The UN Women’s Newsletter, Vol. 7 • No. 4 • October, November and December 2003)
(...) * Rencontre avec Mujeres para el diálogo
Au moment de sa visite au Québec, Miriam Martínez
Méndez, la coopérante mexicaine à l’origine du projet de délégation québécoise à
Ciudad Juárez, était directrice du Centre d’appui pour les femmes Margarita Mag
ón, membre de la Red Género y Economía ou Red G (Réseau genre et
économie). C’est par son entremise que la Commission a établi le contact avec ce
réseau. La coordonnatrice de la Red G l’est aussi du centre Mujeres para el
di
Sur la question du féminicide, Mujeres para el diálogo s’adonne à des activités de sensibilisation du public. Ce centre a endossé l’initiative du centre Margarita Magón qui a interpellé la Cour supérieure quant au respect des lois contre les violences faites aux femmes. Lors du Sommet de Cancún en septembre 2003, la Red G a lancé un appel pour qu’il y ait un forum sur les droits des femmes dans les accords commerciaux. Enfin, parmi les autres actions de sensibilisation, il y a eu la marche du 25 novembre 2003 à Mexico organisée par les ONG de la ville, en collaboration avec le gouvernement municipal qui appuie les dénonciations du féminicide.
Mujeres para el diálogo est en lien à la
fois avec Casa Amiga et avec Nuestras hijas, à Ciudad Juárez, même
si les membres sont conscientes des tensions qui marquent les groupes dans cette
ville. Elles attribuent les difficultés au manque de communication entre les
groupes. Elles estiment qu’il est important qu’il y ait une coordination de
toutes les forces et que des initiatives doivent être prises à cet effet. Par
contre, il serait peut-être difficile d’en arriver à une coordination nationale
; en fait, personne ne voudrait la prendre en charge. On doit plutôt penser à
des alliances. En ce qui concerne la sensibilisation sur le plan international,
les membres du centre suggèrent que la Commission se joigne aux actions contre
l’impunité de façon à embarrasser le gouvernement mexicain.
| En somme, les membres de Mujeres para el diálogo sont conscientes des difficultés de coordination des groupes nationaux travaillant à la dénonciation de l’impunité mais réitèrent l’importance, en collaboration avec des groupes de l’extérieur du pays, de faire pression sur le gouvernement mexicain. |
* Rencontre avec le Frente internacional contra el femicidio
C’est Mujer Arte, un groupe d’artistes féministes, qui se trouve à l’origine du Front international contre le féminicide qui a été créé le 25 novembre 2003. C’est dans le but d’internationaliser la prise de conscience quant au problème de Juárez que Mujer Arte a formé le Front. Ses objectifs ne concernent pas seulement le féminicide dans cette ville mais bien tout ce qui peut être considéré comme tel dans le monde. Plusieurs groupes font partie de ce Front tels que Voces por una acción de identidad de género lesbiaca (Voix pour une action d’identité de genre lesbienne), Grupo de tecnología alternativa (Groupe de technologie alternative). Des représentantes de la Secretaría de la mujer del Partido de la Revolución Democrática – PRD (secrétariat de la femme du PRD), du Partido Obrero Socialista (Parti ouvrier socialiste) et du milieu universitaire comme la Universidad Nacional Autónoma de México – UNAM (Université Nationale Autonome du Mexique) se trouvent également dans le Front. À Juárez, le Front entretient des liens avec Nuestras hijas de regreso a casa.
Pour les membres du Front, présenter le féminicide comme un phénomène isolé est une démarche qui relève du "féminisme de droite". Il faut lutter contre ce genre de féminisme en situant le féminicide dans le contexte de l’impérialisme et du néolibéralisme qui ont fait du Mexique un pays colonisé. "Le féminicide est un spectacle pervers ayant pour but de détourner notre attention des accords commerciaux, de la signature de la ZLÉA et de l’ethnocide qui se déroule dans le sud du Mexique", affirment les membres du Front.
Ciudad Juárez est dominée par les multinationales et l’on y observe un lien très intime entre les maquiladoras et le gouvernement. Les infrastructures et les ressources sont accaparées par les maquiladoras : la ville a grandi mais elle ne s’est pas développée. La sécurité des travailleuses n’est pas garantie. La loi fédérale du travail n’est pas respectée, pas plus que l’environnement. La constitution est violée. De plus, la situation particulière de la frontière favorise le féminicide. Bref, cette ville représente l’extrême de l’oppression de la femme. Le gouvernement, du moins un secteur du gouvernement, est complice de la situation. Il protège non seulement les multinationales y compris celles du crime organisé, mais aussi les groupes et individus qui s’adonnent au sexe nécrophile et au trafic d’organes.
Les féministes de droite ne veulent pas parler des aspects structurels du féminicide et des implications du gouvernement car elles recevraient de l’argent de l’État. Actuellement, le Front fait circuler le texte d’une plateforme de principes pour lutter contre le féminicide et invite différents groupes à y adhérer.
En somme, l’analyse du Front international contre le féminicide rejoint les analyses critiques du néolibéralisme. Comme son nom l’indique, le front est désireux de partager cette analyse sur le plan international. Enfin, les propos tenus par les membres évoquent des divisions idéologiques entre les groupes, divisions entretenues pour une part par l’État. (...)
http://www.feministes.net/rapport_juarez.htm#Autour%20du%20féminicide%20à%20Ciudad%20Juárez
*
* Tueurs de femmes à Ciudad Juárez
Certains cadavres ont été trouvés dans des quartiers du centre-ville, d’autres découverts dans des terrains vagues de banlieue, mais une chose est sûre : toutes ont été tuées ailleurs, après avoir été parfois séquestrées pendant des semaines.... Le modus operandi des assassins est identique à celui des tueurs en série. Les meurtres se répètent, se ressemblent, les sévices sont les mêmes et concernent non seulement des femmes adultes, mais également des adolescentes, et même des fillettes d’à peine 10 ou 12 ans.
Pour toutes les femmes, Ciudad Juárez est devenu l’endroit le plus dangereux du monde. Nulle part, pas même aux Etats-Unis, où les serial killers sont légion, les femmes ne sont autant menacées. Dans le reste du Mexique, sur dix victimes de meurtres, une seule est une femme. A Ciudad Juárez, sur dix personnes assassinées, quatre sont des femmes... Et la série de crimes ne risque pas de s’arrêter, car, selon les Nations unies, l’impunité au Mexique est quasi totale.
Il n’existe qu’une arme pour combattre un tel fléau : la mémoire, le témoignage. Je ne me suis jamais senti aussi bouleversé qu’en me rendant sur les lieux où on a découvert les cadavres : c’était comme une quatrième dimension, un sentiment d’effroi à mi-chemin entre la réalité et l’hallucination.
Directrice d’une association contre la violence domestique, Mme Esther Chávez Cano pense que les meurtres vont se poursuivre, l’incompétence des autorités étant évidente. (...)
http://www.monde-diplomatique.fr/2003/08/GONZALEZ_RODRIGUEZ/10315
***
En adoptant le projet de loi HB 2020 relatif à la prostitution, le Parlement de l’Etat de Hawaï a fait avancer de façon décisive la lutte contre le tourisme sexuel. En vertu de cette loi, l’Acte 82, promulguée par le vice-gouverneur le 19 mai 2004, le fait de vendre ou de proposer à la vente des services de voyage aux fins de prostitution devient un crime grave passible de cinq années de prison et constitue un motif de suspension ou de révocation d’une licence de voyagiste. Beaucoup d’Etats aux Etats Unis ont des lois qui interdisent la promotion de la prostitution et qui pourraient être utilisées pour poursuivre les opérateurs de sex tours. Toutefois, l’Etat de Hawaï est le premier à ériger en infraction pénale les activités de ces agences de voyage. La nouvelle loi reconnaît le lien existant entre le tourisme sexuel et le trafic sexuel. Elle proclame que:
La prostitution et les activités associées, intrinsèquement néfastes et déshumanisantes, contribuent au trafic des êtres humains tout comme l’industrie du tourisme sexuel. Le statut inférieur qui est réservé aux femmes dans de nombreuses régions du monde a entraîné un développement rapide de la traite des femmes. Pour réduire la demande de trafic sexuel, il est indispensable de décourager le tourisme sexuel, qui représente un chiffre d’affaires estimé à 1 milliard de dollars par an. (…) Cette loi a pour objectif de promouvoir et protéger les droits fondamentaux des femmes et des filles exploitées par les amateurs de tourisme sexuel. (…) Ce faisant, le corps législatif exprime avec force l’opposition claire de l’Etat de Hawaï à toute forme de tourisme sexuel, qu’il implique des enfants ou des adultes.
L’introduction du projet de loi et l’adoption du texte par le Parlement ont été suscitées par la campagne menée actuellement par Egalité Maintenant contre le tourisme sexuel et en particulier contre l’agence Video Travel, opérateur de sex tours basé à Honolulu. Cette entreprise de tourisme sexuel opérait jusqu’à très récemment dans le cadre d’une licence délivrée par le ministère hawaïen du Commerce et de la Consommation. En août 2002, Egalité Maintenant a déposé une réclamation auprès du RICO, le bureau des réclamations relatives aux industries réglementées rattaché à ce ministère, en demandant que la licence de l’agence soit révoquée au motif que le propriétaire, M. Melvin Hamaguchi, était indigne de détenir une licence ou d’être immatriculé en tant que voyagiste. Aucune mesure n’avait été prise, mais en avril 2004 M. Hamaguchi a accepté la révocation volontaire de sa licence pour d’autres motifs, renonçant ainsi à poursuivre ses activités de voyagiste à Hawaï dans la légalité. (...)
*** Nous vous invitons à écrire à Marilyn Lee, députée à la Chambre des Représentants de Hawaï et principale instigatrice de l’Acte 82, pour la féliciter du succès de son initiative visant à faciliter les poursuites à l’encontre des voyagistes organisant des séjours de tourisme sexuel. Encouragez-la à convaincre les législateurs d’autres Etats de faire de même. Essayez d’obtenir aussi de vos propres législateurs qu’ils adoptent une loi érigeant en infraction les activités des opérateurs de sex tours en prenant la loi hawaïenne pour modèle. Le texte de loi est disponible dans son intégralité sur Internet (en anglais). replee@Capitol.hawaii.gov
http://www.equalitynow.org/french/actions/action_2402_fr.html
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12 -
Europe
* Dimension femme-homme / Take gender into
account
From : ewl@womenlobby.org
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Pro-Hijab aims to reverse bans already brought in and prevent more "abuses of democracy" being imposed.
"As Muslims we are proud of the hijab, we are not oppressed," said co-ordinator Abeer Pharaon.
The group, launched in London on Monday, wants to banish the "negative sterotypical image of the hijab which lies at the root of this discrimination" and to offer Muslim women a platform from which they can speak out.
The group has the support of a number of prominent
groups such as the Muslim Association of Britain, National Assembly Against
Racism, the Federation of Islamic Organisations in Europe and human rights group
Liberty. (...)
http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/3805733.stm
The Voices of African Mothers (VAM), a non-governmental organisation (NGO) aimed at promoting conflict prevention and bringing women together to initiate dialogue on peace building was inaugurated in Accra at the weekend.
The founder, Nana Fosu Randall, a Ghanaian woman working with the United Nation (UN) headquarters in New York, said the objective of the organisation was to create an Internet space dedicated to preventing conflicts and supporting peace efforts through non-violent methods in Africa.
VAM also seeks to be an instrument of education and advocacy on behalf of women and children in Africa, she said. Nana Fosu noted that violent civil conflicts that had engulfed parts of the continent, always left in their wake widespread destruction of social and economics infrastructures with a greater impact on women and children, hence the formation of VAM to ameliorate the trend. She called on African mothers to say no to violence, crime, conflict, war and separatism.
Mrs Monica Westin, a pioneer of the organisation from the US, said the African continent was yet to reach the millennium goals due to wars, HIV/AIDS, tribalism, religious fighting and lack of portable water. She said Ghana, as one of the few stable countries in Africa, has maintained the culture of peace "and it must remain just that for the sake of the children because they are the future leaders."
Mrs Westin said VAM would embark on a campaign to provide culture of peace in Africa. Reverend Ama Afo Blay, Director-General of the Ghana Education Service (GES), said wherever there was war, women were the sufferers and called on women in Ghana to pray for their children in schools to become useful citizens in future to enable them avoid immoral activities.
While statistics have shown more than 1 million Australian women have experienced domestic violence, the results of the world-first study shocked researchers.
VicHealth chief executive officer Rob Moodie said the data was a wake-up call for governments, showing early intervention and prevention of domestic violence needed to be far higher on their lists of priorities. Dr Moodie said only a multi-layered response, such as the measures taken to combat road deaths and smoking rates, would eventually lead to a similar cultural shift around the issue of domestic violence.
"It (domestic violence) has never really been treated as a major public health issue," Dr Moodie said.
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"That's why we're releasing the data .... so it's treated in the same way as other major health and social issues.
"We need to relearn how to treat each other, so respectful relationships between men and women are the standard. There's no reason why we shouldn't be able to do that in the long run."
The study's release comes just weeks after the belated launch of the federal Government's $20 million campaign against domestic violence.
The research showed depression, anxiety, suicide attempts and chronic pain were among the many health problems faced by women exposed to violence.
In a world first, researchers used a methodology for calculating the impact of health problems on a community -- or the burden of disease -- to examine the effects of domestic violence.
Using estimates from national statistics, the research calculated the impact of health problems on Victorian women under 45 and found violence was responsible for 9 per cent of the total burden of disease.
By comparison, illegal drugs and alcohol abuse account for less than 4 per cent of the disease burden in younger Victorian women, with obesity the fourth highest health risk at just over 2 per cent.
The study shows mental illness is the greatest
health problem faced by abused women, accounting for 60 per cent of the burden
of disease caused by domestic violence, followed by suicide and illnesses
associated with smoking.
June 16, 2004)
http://www.theaustralian.news.com.au/common/story_page/0,5744,9858119%5E2702,00.html
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15
- International : Reproductive health and rights
Reproductive health and rights are becoming an integral part of national
agenda in an increasing number of countries, and more policy makers are
committed to safe motherhood. Family planning policies are well established
around the world, and the use of modern family planning methods is on the rise.
Population and gender issues are becoming more institutionalized, and
stakeholders, especially women, are getting more involved in development
programmes and policies. However, financial and other obstacles still impede
national development efforts.
These and other findings are part of a new
Global Survey on progress made and constraints faced by countries in
implementing the Programme of Action of the 1994 Cairo International Conference
on Population and Development (ICPD). Adopted by consensus by about 179
countries, the 20-year forward-looking Cairo programme represented a bold new
vision about the relationships between population and development and provided
countries with a set of actions needed in response.
The Survey was
conducted by UNFPA, the United Nations Population Fund, which is mandated to
assist countries in implementing the ICPD Programme of Action. UNFPA Executive
Director Thoraya Ahmed Obaid released the report during a press conference in
Geneva today.
Investing in People: National Progress in Implementing the
ICPD Programme of Action 1994-2004 includes responses from 169 countries on the
steps they have taken to implement the Cairo Programme of Action, including
measures related to population and development, gender equality, women’s
empowerment, reproductive rights and health and HIV/AIDS. The report also
presents actions these countries still need to take to achieve the ICPD goals.
"The Global Survey shows that countries have taken full ownership of the
ICPD programme and a significant amount of progress has been achieved during the
past last decade," said Ms. Obaid. "The challenge during the next 10 years is to
build on this progress and ensure that investments reach the poorest segments of
the population, especially women and young people."
Investing in People
shows that countries of all regions have a strong sense of awareness of the ICPD
mandate, and that they are implementing it in a pragmatic way by defining and
focusing on their national priorities. The survey also underlines a global
consensus that carrying out the ICPD programme is critical to achieving the
Millennium Development Goals, including halving extreme poverty by 2015.
According to the survey, more than 90 per cent of countries have
integrated family planning and safe motherhood into their primary health care
systems. A similar percentage had taken measures to address adolescent
reproductive health, including integrating reproductive health education into
school curricula. Many of the survey respondents have also established national
AIDS commissions and programmes to deal with the impact of the pandemic. The
survey also shows growing attention to issues like migration and population
ageing.
The survey highlights a number of obstacles to the Cairo goals.
The most notable of these is the lack of financial resources, with more than 80
per cent of countries reporting that available resources did not meet their
reproductive health needs. In addition, the survey shows that current financial
commitments by donor countries to developing countries are inadequate to make
the Cairo vision a reality. The survey also confirms the need to protect funding
for population and reproductive health in the face of a number of new and
competing priorities.
All previous issues of the UNFPA Global Population
Policy Update can now be found on UNFPA's website at: http://www.unfpa.org/ipci/newsletters/index.htm
***
Conference
* England
Londres, 23-24 juin - Sur le thème des nouveaux rôles féminins émergents dans les pays membres du Conseil de
Coopération du Golfe (Arabie Saoudite, Bahrein, Émirats Arabes
Unis, Koweït, Oman, Qatar, Yémen), le " London Middle East Institute " a
organisé une conférence à laquelle ont pris part la Princesse saoudite Lulwa
Al-Faisal), Emma Bonino, Fakhria Shaban Diari, députée au Parlement du Bahrein,
Rashda Al-Sabah, ministre-adjoint koweïtien pour l'éducation. Emma Bonino a
soutenu que les droits civils et politiques des femmes constituent la condition
préalable pour la démocratie dans les pays du Golfe.
From : radicalfax@radicalparty.org
*
Thailand
*
Turkey
Dear Ms Michele
Dayras
The
Association for the Support and Training of Women Candidates (KA-DER) is
organizing a symposium on
“Raising
Mutual Understanding: Women in
The symposium has two
main goals. The first is to discuss in depth the widely shared opinion in
The symposium will be
held in two sessions. During the morning session, a panel of experts will
discuss the standing of women in
This
success of this symposium will depend on our ability to combine international
and local perspectives in our discussion of women’s social, economic and
political status and their universal problems. We would be delighted, therefore,
if we could benefit from your valuable insight and experience and receive
confirmation of your attendance at the symposium at latest by
For
more details on the conference, please turn to our web site at www.e-bi.com.tr/kader/anasayfa.asp.
Should you have any further questions or comments,
please forward these to the Symposium Coordinator, Çiğdem Özüer, at the
following e-mail address: cozuer@women-turkey.com.
With sincere
regards,
Ayşe Bilge Dicleli , KA.DER Chairwoman
From : Cigdem Ozuer
*
Belarus : "Combating Trafficking in Women in
the Republic of Belarus"
Project
of European Union and United Nations Development Programme
With best regards,
Yu.O. Fyodorov, Project Coordinator
Contact person: Ms. Ekaterina
Sysun, Manager at the Belarusian
Association of Social Workers Public Association,
basw_si@nsys.by
From: Сысун Екатерина
* Europe : Women and Science
(Report)
Women and Science: "Statistics in
Focus" from Eurostat on "Women, science and technology: Measuring recent
progress towards gender equality" - three main chapters:
http://europa.eu.int/comm/research/science-society/women/wssi/publications_en.html
* International / Worldwide : Nouveaux documents and
Reports
A - Nouveaux
documents
* Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de
discrimination raciale: Guide à l'usage des ONG par Atsuko Tanaka avec Yoshinobu
Nagamine (Londres : Minority Rights Group International , 2001).
Langue :
Anglais, Français. Mots-clés : guide, personnel d'O.N.G., discrimination,
surveillance des droits de l'homme, droits des minorités, racisme, Convention
internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale,
Nations Unies. URL : http://www.hrea.org/fr/erc/bibliotheque/display.php?doc_id=1716
* Cour pénale internationale : Guide pratique à l'usage des victimes par
Pierre Hazan (Paris : Reporters Sans Frontières/Réseau Damoclès,
2003).
Langue : Anglais, Espagnol, Français. Mots-clés : guide, juges,
barreaux, personnel d'O.N.G., crime d'agression, crimes contre l'humanité, peine
de mort, génocide, droit humanitaire international, principe non bis in idem,
violence exercée contre les femmes, crimes de guerre, Cour PénaleInternationale,
Nations Unies. URL : http://www.hrea.org/fr/erc/bibliotheque/display.php?doc_id=1478
* Droit de la guerre : parés pour l'action : guide à l'intention des
militaires professionnels (Genève : Comité international de la Croix-Rouge,
1995). Langue : Anglais, Espagnol, Français. Mots-clés : brochure, forces
armées, droit humanitaire international, crimes de guerre, Comité international
de la Croix-Rouge (CICR). URL : http://www.hrea.org/fr/erc/bibliotheque/display.php?doc_id=1771
* Eradiquer les pires formes de travail des enfants : Guide pour la mise
en oeuvre de la convention no 182 de l'OIT (Genève : OIT et UIP,
2002).
Langue : Anglais, Espagnol, Français. Mots-clés : manuel,
fonctionnaires gouvernementaux, fonctionnaires gouvernementaux, droits des
enfants, droits de l'enfant, développement durable, OIT Déclaration relative aux
principes et droits fondamentaux au travail, Organisation internationale du
Trava