SEXISME et DROITS des FEMMES / SEXISM and WOMEN'S RIGHTS : Bulletin 2003 - 26

 

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SEXISME et DROITS des FEMMES / SEXISM and WOMEN'S RIGHTS : Bulletin 2003 - 26

 

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SHIRIN EBADI ("Nobel")

The Iranian lawyer and human rights activist Shirin Ebadi was born in 1947. She received a law degree from the University of Tehran. In the years 1975-79 she served as president of the city court of Tehran, one the first female judges in Iran. After the revolution in 1979 she was forced to resign. She now works as a lawyer and also teaches at the University of Tehran.

Both in her research and as an activist, she is known for promoting peaceful, democratic solutions to serious problems in society. She takes an active part in the public debate and is well-known and admired by the general public in her country for her defence in court of victims of the conservative faction's attack on freedom of speech and political freedom.

Ebadi represents Reformed Islam, and argues for a new interpretation of Islamic law which is in harmony with vital human rights such as democracy, equality before the law, religious freedom and freedom of speech. As for religious freedom, it should be noted that Ebadi also includes the rights of members of the bahai community, which has had problems in Iran ever since its foundation.

Ebadi is an activist for refugee rights, as well as those of women and children. She is the founder and leader of the Association for Support of Children's Rights in Iran. Ebadi has written a number of academic books and articles focused on human rights. Among her books translated into English are The Rights of the Child. A Study of Legal Aspects of Children's Rights in Iran (Tehran, 1994), published with support from UNICEF, and History and Documentation of Human Rights in Iran (New York, 2000).

As a lawyer, she has been involved in a number of controversial political cases. She was the attorney of the families of the writers and intellectuals who were victims of the serial murders in 1999-2000. She has worked actively - and successfully - to reveal the principals behind the attack on the students at Tehran University in 1999 where several students died. As a consequence, Ebadi has been imprisoned on numerous occasions.

With Islam as her starting point, Ebadi campaigns for peaceful solutions to social problems, and promotes new thinking on Islamic terms. She has displayed great personal courage as a lawyer defending individuals and groups who have fallen victim to a powerful political and legal system that is legitimized through an inhumane interpretation of Islam. Ebadi has shown her willingness and ability to cooperate with representatives of secular as well as religious views.

Oslo, 10 October 2003
http://www.nobel.se/peace/laureates/2003/ebadi-bio.html

 

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CHIRINE EBADI - "Prix Nobel de la paix 2003"

“Il faut parler aux islamistes dans une langue qu’ils comprennent”

Avocate et militante des droits de l’homme en Iran, âgée de 56 ans, Chirine Ebadi est lauréate du prix Nobel de la paix 2003. (13 octobre 2003)

Le jury du prix Nobel, ainsi que la plupart des médias insistent beaucoup sur votre qualité de musulmane. Votre prix serait-il destiné, de façon symbolique, à contrebalancer les discours et les actions de George W. Bush depuis le 11 septembre ?

     Tout d’abord, le prix Nobel que je viens de recevoir ne m’appartient pas à moi seule, mais à tous ceux qui œuvrent pour les droits de l’homme, la démocratie et la paix en Iran. Je ne pense pas que le fait que je sois lauréate du prix Nobel constitue un remède aux plaies des musulmans. Je l’attribue plutôt à une thèse, que je défends depuis plus de vingt ans, selon laquelle il faut aborder d’une manière innovatrice les pays qui violent les droits de l’homme au nom d’une idéologie. Il faut leur parler dans une langue qu’ils comprennent. A nous de braquer les projecteurs sur le bouclier que les pouvoirs érigent au nom de l’islam en martelant : “ce que je fais est islamique” ou “l’islam me dit d’agir contre les droits de l’homme et les droits des femmes”. Ce sont le despotisme, le colonialisme ou la phallocratie qui se cachent derrière ce bouclier. Pour cela, il faut que nous soyons armés d’un savoir du même calibre, et aussi fort que leur bouclier. N’oublions pas que des pouvoirs islamiques comme en Arabie Saoudite ou au Koweït, qui se disent subordonnés aux lois de l’islam, oppriment en son nom leurs populations.

Vous considérez-vous comme une héritière de la vieille tradition de combat pour la liberté, la démocratie et la défense des droits de l’homme en Iran ?

     En effet, notre lutte n’a pas commencé avec la République islamique. Le mouvement pour les libertés en Iran a un long passé qui date du début de la révolution constitutionnelle, en 1905. Notre itinéraire rappelle l’histoire de ces femmes qui ont vendu leurs bijoux pour acheter des armes pour les militants de la liberté. Nous nous inscrivons entièrement dans cette lignée.

Beaucoup de choses sont dites sur les insuffisances du gouvernement du président Khatami. Quel est, selon vous, le bilan provisoire de ses deux mandats présidentiels ?

     Certes, M. Khatami a raté des occasions. Il aurait pu mieux agir. Mais si nous évaluons avec objectivité son bilan, nous pouvons le considérer comme positif. Par exemple, avant cette période, le ministère du Renseignement aurait pu assassiner secrètement des personnes, alors que dans le cas des assassinats en série [les assassinats d’intellectuels en 1998 et 1999], M. Khatami a énergiquement mis en lumière le rôle du ministère du Renseignement. Même si le procès au tribunal n’a rien donné, il a eu le mérite de rendre l’affaire publique. C’était un grand pas pour la démocratie. Le président a aussi lancé la thèse du dialogue entre les civilisations, ce qui est une étape positive. Même si ce dialogue ne se pratique pas à l’intérieur du pays, à l’intérieur d’une civilisation. Enfin, il a beaucoup mis l’accent sur le respect de la loi. C’est un grand acquis, car à l’heure actuelle, même la minorité autoritaire en Iran se voit obligée, ne serait-ce qu’en apparence, de se référer à la loi pour justifier ses agissements.

La militarisation de la région et le chaos créé par les guerres en Afghanistan et en Irak ne vous laissent-ils pas dubitative quant à l’utilité des institutions internationales ?

     S’il existe des injustices dans le monde, si ces invasions et ces guerres se déroulent aujourd’hui devant nos yeux, si la Palestine vit ce qu’elle vit, si les talibans existent, c’est parce que les institutions et les lois internationales ont été ignorées et violées. Ces événements doivent au contraire nous faire davantage adhérer aux principes internationaux et aux institutions qui les garantissent, comme les Nations unies. Ainsi, ce n’est pas parce que les résolutions onusiennes condamnant Israël ne sont pas reconnues par son gouvernement et que les droits civils et politiques sont violés que nous devons perdre confiance. Quant aux guerres que vous évoquez, sachez que je suis contre ce genre d’intervention extérieure dans les affaires internes d’un pays. Je souhaite dire aux populations irakiennes et afghanes qu’elles s’unissent, chacune dans leur pays, et qu’elles avancent leurs projets sans permettre aux autres pays, étrangers ou voisins, de dessiner leur devenir. Les problèmes doivent être résolus à l’intérieur de la famille.

http://www.courrierinternational.com/interview/avec/ebadi.htm

 

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1 - Iran: Iran's policewomen return to the beat
2 - Maroc : Les femmes sont au centre des réformes
3 - Uganda : YOUNG GIRLS FIGHT EARLY MARRIAGES through sports
4 - Senegal : Regional Consultation for Africa on the Protection of Children from Sexual Exploitation in Tourism
5 - Germany : Church rewrites bible in feminist language
6 - Canada : Les arguments du discours masculiniste
7 - USA
*
Giving legal recognition to gay and lesbian relationships ?
* Bush blocks aid to refugee women
8 - Indonesia : REVISED INDONESIAN CRIMINAL CODE to outlaw casual sex
9 - Malaysia : Divorce by Mobile Phone Text Message and the Sharia 
10 - China : The NA - A Society without 'Fathers' or 'Husbands'
11 - Australie / Australia
*
Le choc des photos
* Petition for democratic school

12 - Girls
: Doll Offers Modest Image for Muslim Girls
13 - Religion : L'Eglise continue à déconseiller le préservatif
14 - Matriarchy

15 - Conference / Meeting
France : Assemblée Européenne pour les Droits des Femmes
ONU : The Commission on the Status of Women


16 - Web site / Site Internet : The Alliance for Cervical Cancer Prevention


Where is the woman ? Où est la femme ?

 
 
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1 - Iran: Iran's policewomen return to the beat
 

Policewomen in Iran will soon be joining their male counterparts and working on the beat in Tehran.

At their graduation ceremony on Saturday they trooped in front of President Khatami together with thousands of male police officers. It is the first time since the 1979 revolution that women have graduated from the police training college to become fully trained officers. Swearing allegiance to the Islamic Republic and to the Supreme Leader, Ayatollah Khamenei, more than 200 policewomen gathered on the outskirts of the Iranian capital to attend their graduation ceremony.

They were dressed in smart black, green and gold chadors, the Islamic garment which covers women from head to toe. Some carried guns while others held ceremonial swords. Twenty-four year-old Susan Jejod Nejad said it was one of the best days of her life: "Today I'm so happy because after three years I'm graduating and now I know how to shoot... and all the things that a real policewoman is, I know it".

The new recruits have been training since 1999 at the Kotar complex in Tehran. Aged between 17 and 25 they have taken intensive military courses, including judo, fencing, using firearms and laying mines.

It has been nearly 25 years since women have played such an active role. After the revolution women in the police worked mostly in administration. Now, with the easing of restrictions and with more and more crimes being committed by women, the government decided it was necessary to have policewoman back on the beat.

There has been much speculation about what they will wear. Reports say rather than the all-encompassing chador, their uniform will consist of trousers and a long coat. The new recruits are expected to start their duties immediately.

4 october 2003.Story from BBC NEWS - Miranda Eeles, BBC correspondent in Tehran.

 

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2 - Maroc : Les femmes sont au centre des réformes

Ouvrant la saison parlementaire, le roi Mohammed VI a annoncé la réforme du code du statut personnel de la femme. La presse marocaine unanime salue cette avancée.

“La cause de la famille a toujours été d'un intérêt particulier pour le souverain", annonce La Gazette du Maroc à propos de la réforme de la Moudouwana, le code du statut de la famille. " Le roi libère la femme", annonce Aujourd'hui le Maroc ; "Consensus fort autour de la réforme royale", titre Le Matin du Sahara ; "Et le roi créa la femme", lance Le Journal. "La question de la femme est au coeur des enjeux de la construction de la démocratie", exulte le quotidien marocain Libération. "Le discours du roi marque l'entrée du Maroc dans la modernité et la démocratie par la grande porte", se félicite Saïd Saadi, ancien ministre de la Famille.

Depuis l'indépendance, en 1956, le statut maintenait la femme marocaine dans un état de tutelle vis-à vis de l'homme. C'est à ce fondement de la société que le roi s'est attaqué. Le fait que la Moudawana place la famille sous la responsabilité conjointe des deux époux a des conséquences sur d'autres aspects de la législation. En effet, l'âge légal du mariage pour les filles sera porté de quinze à dix-huit ans, la polygamie sera de fait interdite ; quant à la répudiation et au divorce, ils devront être soumis à la justice. En cas de divorce, les enfants ne seront plus automatiquement confiés au père. "Il y a enfin égalité des droits et des devoirs entre l'homme et la femme", se réjouit l'Association démocratique des femmes du Maroc.

Le quotidien islamiste Attajdid ne cache pas non plus sa satisfaction : "La réforme annoncée par le roi s'appuie sur les principes de l'islam et s'inscrit dans le respect des préceptes de la charia." Il rappelle que les partis islamistes avaient approuvé la composition de la commission chargée de préparer la réforme. "Dès le début, et à la différence de certaines associations féministes, nous avions confiance dans le choix royal", poursuit le journal.

Cette réforme aura des répercussions sur la diaspora marocaine et tout particulièrement en France. "Pour les marocains vivant à l'étranger, le nouveau code prévoit une simplification de la procédure du mariage, adaptée aux pays hôtes", explique Libération. Jacques Chirac ne s'est d'ailleurs pas trompé sur les enjeux de cette réforme en saluant "une avancée considérable de la société marocaine", lors de son voyage officiel au royaume chérifien la semaine dernière.

Anne Collet,
© courrierinternational.com

(14-10-2003)

http://www.courrierinternational.com/femme/14102003.htm

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3 - Uganda : YOUNG GIRLS FIGHT EARLY MARRIAGES through sports
 
 
In Uganda's northern district of Lira, young girls are using their athletic abilities to find a way out of early marriages. Many have joined a two-week camp where they spend their holiday training on the tracks and doing road runs in a bid to develop their talents.

The camps are organised by the Michael Ezra Track Team Board (MTTB), an indigenous organisation helping young rural athletes develop their talent on the field. The camp has athletes in primary and secondary schools from Lira and Kitgum districts and has attracted young, talented and potential sports people 18 years and below, many of whom are girls.

In a society where girls are married off early to gain bride price and reduce family burdens, excelling at athletics is the one tangible thing that could help girls break this predetermined fate.

Succeeding in sports is also one way of escaping the political instability ruling over Lira and the rest of Uganda's northern districts, which has resulted in rampant child abduction. According to a Human Rights Watch report, since June 2002 alone, the rebel group Lords of Assistance Army has kidnapped approximately 8, 400 children. Abducted younger girls are assigned to commanders to work as servants from dawn to dusk. Others are "married" off to top commanders as 'wives.'

Says sixteen-year old Dorcus Apecu, one of the camp's participants, "I do not want to get married. I want to become a top sports girl and travel abroad for international races." She has performed well in all her school races, even topping the 800-metre race in the post primary athletics championships this year. "I am training hard. I have to make it," she asserts.

Aside from providing athletic training, the camp also advises the ladies on issues about HIV/AIDS, STDs and unwanted pregnancies. "I always warn them and counsel them to be careful with their bodies, not to get tempted and concentrate on academics and athletics because that (sexual relationships) is what could let them down," says camp co-ordinator Josephine Awal.

Source: "CULTURE-UGANDA: Using Talent to Fight Early Marriages" by Evelyn Kiapi Matsamura as posted on IPS News last 25 September 2003 at <http://www.ipsnews.net/africa/interna.asp?idnews=20309>

From : http://droitsreproductifs.free.fr/



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4 - Senegal : Regional Consultation for Africa on the Protection of Children from Sexual Exploitation in Tourism
 

The Regional Consultation for Africa on the Protection of Children from Sexual Exploitation in Tourism is a major regional event organized by the World Tourism Organization (WTO) in cooperation with the Government of Senegal -through the Ministry of Tourism, and will be held in Dakar on 30 September and 1st October 2003.

This Regional Consultation is the fourth of four regional meetings to be convened during 2003 with the financial support of the European Union. It will provide a platform for discussion for representatives from national tourism administrations (NTA) and other related government bodies, law enforcement agencies, tourism industry associations and non-governmental organizations from countries of Africa.

The three other regional meetings have taken place in Europe (Italy, 3-4 April 2003), in the Americas (Costa Rica, 7-8 May 2003) and in Asia (Bali, 26-27 June 2003) respectively. Its main objective is to review and propose measures to tackle the sexual exploitation of children in tourism (SECT) from a regional perspective and to allow for an efficient interaction between regional, national and local partners on such aspects as common government policies and strategies, legislation and law enforcement, and the training and education of tourism professionals. (...)

http://www.world-tourism.org/protect_children/index.htm


 
 
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5 - Germany : Church rewrites bible in feminist language
 

The German Evangelical Church is translating the bible using feminist language.

More than 50 translators are working on a new edition of the holy book.

They are rewriting passages which are seen to discriminate against women, and are also using "unbiased and just" language.

The term disciple is to be changed to "disciples and disciplesses" and forms of address such as Lord or Our Father are to be omitted.

The translation project will run to 10,000 copies printed by the Gueterslohe publishing house in 2004.

http://www.ananova.com/news/story/sm_821717.html

 

 

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6 - Canada : Les arguments du discours masculiniste

 


Pour s'établir, ce discours affirme que le mouvement des femmes a réalisé l'égalité des sexes et que, grâce à la lutte menée par les féministes, en quelques décennies les femmes ont rattrapé les hommes dans pratiquement tous les domaines. Elles auraient toutefois dépassé les limites de l'équité et relégué les hommes au second rang, même dans les champs qui leur étaient traditionnellement réservés. La situation entre les hommes et les femmes serait donc totalement renversée au profit des femmes.

Voici deux exemples de ce genre de propos qui laissent entendre que partout les filles ont déclassé les garçons. Le premier extrait est tiré de l'article « Pitié pour les garçons », publié dans l'Actualité (février 1992), et le second est paru dans The Vancouver Sun (1er mars 2000) :

« “Être un homme n'est vraiment plus quelque chose de très intéressant”, constate un sexologue à la clinique de psychologie Hochelaga et professeur à l'Université du Québec à Montréal. Aux filles, tout semble désormais possible. On leur demande, on les supplie même de faire une carrière scientifique. D'être pilotes d'avion, pompiers, policiers. […] Pour les garçons, rien ne va plus! Ils semblent appelés à jouer désormais les seconds violons. Être petit garçon semble complètement “out” aujourd'hui. De plus en plus, la société québécoise n'en a plus que pour ses filles, espoirs de demain, incarnations vivantes d'un monde meilleur et d'un avenir radieux, alors que le garçon est dénoncé comme l'héritier coupable de siècles de violence, de guerre et de destruction » [920201a]14.

« Et voilà que d'un seul coup, le portait a changé. Le profil entier de la victime a changé de sexe. Les garçons piétinent, disent les recherches. Dans toute l'Amérique du Nord, ils ont du retard sur les filles dans la plupart des sujets. Ils abandonnent plus jeunes l'école, ils sont accusés d'être à l'origine de la flambée de violence dans les écoles, ils gobent Ritalin et Prozac et ils se suicident à un rythme alarmant. Et les filles? C'est la vie en rose, depuis la maternelle jusqu'aux études supérieures, écoles publiques ou privées, écoles mixtes ou non - le monde leur appartient » [traduction, 000301vs].

Le message est clair, à défaut d'être convaincant  : pendant que les femmes jouissent d'une vie absolument sans problèmes, tout va terriblement mal pour les hommes.

Dans la famille
Selon le discours masculiniste, le féminisme a renversé « les valeurs essentielles et fondamentales qui concernent la famille » [910724p], donnant encore une fois l'avantage aux femmes. Pendant que celles-ci affirmaient leur autonomie et accédaient à de nouveaux rôles, les hommes, eux, se voyaient privés même de leur identité de père.

« Cette perte d'identité glisse facilement vers le sentiment que le mâle lui-même est devenu inutile. Même son rôle de reproducteur devient très aléatoire... Pendant ce temps, la femme, elle, reste “indispensable” dans son rôle de mère, car le clonage généralisé n'est sûrement pas pour demain. Perçant en même temps dans plusieurs champs d'activités autrefois réservés aux hommes, elle enrichit même son sens de l'identité » [990705dr].

Ce déclassement social de l'homme, amorcé au sein de la famille, se transporte aussi dans le champ des études et du marché du travail.

Dans le champ des études
À l'université, par exemple, il n'y a qu'au doctorat que les hommes ont encore une avance sur les femmes, ces dernières étant devenues majoritaires aux deux premiers cycles :

« La Conférence des recteurs rapporte que, depuis 1994, les étudiantes sont devenues majoritaires aux études du second cycle universitaire : l'an dernier, elles ont formé 51,2 % des inscrits à la maîtrise. Au doctorat, les hommes sont cependant en surnombre, occupant 59,8 % des places. Par contre, la tendance montre qu'année après année, les femmes gagnent du terrain. Comme à tous les niveaux des études universitaires. Tendance “implacable, mais pas inquiétante”, glisse avec humour, un recteur » [960928s].

Est-ce vraiment de l'humour? L'inquiétude semble plutôt bien réelle, car certains proposent une restructuration de l'école pour mieux servir les intérêts des garçons et la mise en place de quotas15 pour ralentir la progression des filles maintenant majoritaires dans des domaines autrefois réservés aux hommes, tels le droit et la médecine. Ce n'est qu'en sciences pures et en génie qu'il leur reste un retard à rattraper.

« Sans une restructuration de l'école qui respecterait mieux les particularités et les intérêts des garçons, les hommes vont se faire de plus en plus rares à l'université. […] “S'il n y a pas de changement, je serai favorable à l'instauration de quotas […]. On prendrait les 50 meilleurs gars et les 50 meilleures filles.” Verra-t-on les hommes exiger à leur tour des programmes de discrimination positive? » [940222d].

Devant le constat de la bonne performance des filles, certains y vont de leurs commentaires, comme dans l'article « La misère scolaire des garçons » publié dans La presse : « où sont les femmes parmi les grands inventeurs, les grands architectes, les grands philosophes, les grands explorateurs? Il faut admettre qu'elles brillent par leur absence dans tous ces domaines » [991025p(3)]. Des propos qu'on pourrait qualifier à tout le moins de mesquins.

Sur le marché du travail
Il faut s'inquiéter de la situation économique des hommes, affirment les masculinistes, car même s'ils dominent encore l'économie, ils en sont en fait les premières victimes  :

« Ahuris, certains découvrent que, oui, les hommes dominent encore le paysage économique, mais qu'ils en payent le prix : les hommes enregistrent des taux d'alcoolisme et d'abus des drogues plus élevés que les femmes, ils souffrent davantage que les femmes de maladies liées au stress. Leur taux d'abandon des études au niveau collégial est plus haut et, finalement, la synthèse de tout ça, ils meurent sept ans plus jeunes que les femmes » [980531p].

Les hommes, du point de vue masculiniste, seraient nettement désavantagés par rapport aux femmes, car la somme de leurs privilèges est annulée par le fait qu'elles vivent plus longtemps qu'eux. Ce qui inquiète en fait les masculinistes, c'est que le succès scolaire des filles - ils ne font pas de nuances - risque de leur valoir les meilleurs emplois : dans un contexte de rareté, ce sont ceux et celles qui se distinguent par leurs diplômes et leur formation qui seront avantagés. Ce que les filles semblent avoir saisi, mais pas les garçons.

« Pour compléter le portrait, il faut des données sur les attitudes respectives des jeunes hommes et des jeunes femmes à l'égard de l'utilité des études.

Des recherches récentes révèlent que les adolescents ne semblent pas faire le rapport entre les études et la réussite professionnelle. […] Ces attitudes s'opposent à celles des adolescentes et des jeunes femmes, qui sont beaucoup plus susceptibles de considérer qu'une scolarité solide est tout à leur intérêt, à longue échéance » [traduction, 990504GM].

Les masculinistes font alors peser la menace du chômage et du déclassement des garçons décrocheurs pour appuyer leur discours de victimisation  :

« Depuis 1990, les femmes, au Québec, chôment moins que les hommes […] Depuis cette date encore, la présence des hommes sur le marché du travail (le “taux d'activité”) a continué de chuter (de 75 % à 70 %), tandis que la présence des femmes se maintenait (environ 54 %). […] Quant à l'avenir, si l'on en juge par les indicateurs du ministère de l'Éducation du Québec, il appartient davantage aux femmes qu'aux hommes. […] Ne serait-ce pas plutôt le sort des hommes qui devrait nous inquiéter? » [990315a].

Que dire de l'écart entre 54 p. 100 et 70 p. 100? Poursuivant leur stratégie de victimisation des hommes, les groupes masculinistes laissent entendre que si les femmes ont tellement de succès dans tout ce qu'elles entreprennent, c'est que toute l'attention, au cours des dernières décennies, a été tournée vers les filles à qui l'on a pavé le chemin de la réussite. Soit que les mesures en faveur du sexe féminin avaient un effet démobilisateur sur le sexe masculin, soit qu'on ne faisait absolument rien pour s'occuper des garçons.

« “Nous avons songé à ce qu'il fallait changer pour les femmes, et des changements ont été faits, mais rien n'a changé pour les hommes. C'est comme si nous avions oublié l'autre part de l'équation”, déclare une directrice du Calgary Counselling Centre et mère de deux garçons. “Si la situation demandait à être rectifiée pour les filles et les femmes, on a supposé que c'était parce qu'elle était favorable pour les garçons et les hommes. C'est faux.” Enlever les limitations pour un sexe semble en avoir ajoutée pour l'autre » [traduction, 991112ej].

« Le système scolaire a-t-il laissé tomber les garçons? Les aurait-il oubliés, durant ces deux décennies où, dans la foulée du mouvement féministe, on a surtout mis l'accent sur la promotion sociale des filles? C'est en tout cas ce que pensent nombre de parents, dont certains vont jusqu'à dire que l'école entretient, consciemment ou non, un préjugé défavorable envers les garçons... » [991121p].

Ces deux commentaires font sentir la pression de plus en plus forte qui s'exerce sur les décideurs afin que des mesures soient prises en faveur des garçons et pour analyser les raisons de leur triste performance : « les petits garçons ont été les grands oubliés, il est temps de s'y intéresser, de revoir leur éducation, d'admettre leur différence et de favoriser leur développement émotionnel » [980620p(2)]. On a accordé trop de temps et d'espace aux filles.

Les responsables du désarroi des hommes
Pour les masculinistes, qui prétendent bien sûr parler au nom de tous les hommes, les femmes sont les premières responsables de l'infériorisation des hommes. (...)


From : http://www.swc-cfc.gc.ca/pubs/0662882857/200303_0662882857_13_f.html#3_3      


 

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7 - USA


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Giving legal recognition to gay and lesbian relationships ?
 
Human Rights Watch called on governments, including the United States, to follow a growing international trend of giving legal recognition to gay and lesbian relationships.

The Netherlands and Belgium give gay and lesbian couples the right to full civil marriage. Numerous other counties recognize same-sex partnerships in law, including Croatia, Denmark, Finland, France, Germany, Hungary, Iceland, Norway, Portugal, and Sweden. Countries that extend some benefits to same-sex partners, or contain jurisdictions that do so, include: Argentina, Australia, Brazil, Canada, Colombia, Costa Rica, Israel, Italy, New Zealand, South Africa, and Spain.

“On almost every continent, governments are moving to stop discrimination against same-sex relationships,” said Kenneth Roth, executive director of Human Rights Watch. “Yet in the United States, some legislators are trying to etch this prejudice in stone.”

Lack of access to marriage rights imposes discriminatory, and often damaging, burdens on same-sex partners, the Human Rights Watch briefing paper said. They may be denied shared health or employment benefits; protections against domestic violence; inheritance rights; the right to raise a child together; the right to make medical decisions for a sick partner or a partner’s child; and rights to equal tax benefits and joint insurance policies.

“International human rights law prohibits discrimination based on sexual orientation,” said Roth. “Just as the law must ensure that men and women are equal in marriage, so the law must ensure that everyone has equal access to marriage.” (...)

From : http://hrw.org/press/2003/09/us090403.htm

 
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* Bush blocks aid to refugee women 


September 5, 2003: The Senate Appropriations Committee voted late Thursday to block President Bush's expansion of the global gag rule to all U.S. Department of State programs that provide funding to family planning organizations performing or advocating abortions. The Senate action came in the form of an amendment by Senator Harry Reid (D-NV) to block implementation of the global gag rule as part of the Commerce, Justice, and State Appropriations bill.

President Bush issued an executive memorandum late Friday, August 29 before the Labor Day break that extended the global gag rule to all reproductive health care funds administered by the U.S. Department of State. Previously, the global gag rule applied only to family planning programs administered by the U.S. Agency for International Development (USAID), a division of the State Department. The order excluded agencies that would benefit from the global AIDS initiative.

The expansion of the global gag rule came on the heels of the Bush administration’s withdrawal of funding to the Reproductive Health for Refugees Consortium, which provides reproductive health and HIV prevention services for refugee women. (...)

http://www.planetwire.org/details/4284

From : lwright@ngocongo.org

 
 
 
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8 - Indonesia : REVISED INDONESIAN CRIMINAL CODE to outlaw casual sex
 

Indonesia's Criminal Code is undergoing a revision that includes new articles outlawing casual sex, oral sex, cohabitation, homosexual sex and witchcraft.

The amendments, say Abdul Gani Abdullah, director general of Laws and Regulations at the Ministry of Justice, were included as a result of his talks with various sectors in Indonesian society, including Muslims and ethnic groups.

The revised Code has rulings on individuals' private matters such as casual sex and homosexuality.
A person can be jailed for a maximum of two years if he or she lives with his or her partner under one roof without the benefit of marriage. Article 427 states that homosexual acts by persons under 18 years of age are punishable by one to seven years in jail.

Sodomy and oral sex are categorised as acts of rape under Article 423 and anyone found guilty of these acts can be incarcerated from three to 12 years.

Abdul Gani rejected the notion that with these new articles, the state is now intervening in private matters of individuals. He claimed "it is the community that had demanded the inclusion of those articles" in the revised Criminal Code.

It is also the community who will decide whether their neighbours are guilty of such crimes. Police authorities will only step in if someone lodges a complaint against another person. In a statement to Reuters, Abdul Gani said, "If society chooses not to do anything and has no objection to any cohabitation for example, then it is not a crime."

Source: Code revision says 'no' to casual sex, sorcery" by A'an Suryana as posted on Jakarta Post last 30 September at
<http://www.thejakartapost.com/yesterdaydetail.asp?fileid=20030930.@04>

From : http://droitsreproductifs.free.fr/


 

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9 - Malaysia : Divorce by Mobile Phone Text Message and the Sharia 
 

The government's adviser on religious affairs, the man who counsels Malaysia's Prime Minister Mahathir Mohamad, said as long as the message was clear and unambiguous it was valid under Islamic Sharia law. "SMS is just another form of writing," Dr Abdul Hamid Othman was quoted by the New Straits Times daily newspaper as saying. The decision follows a Malaysian court's in favour of a man who served divorce on his wife via a text message. Sharia judge Mohamad Fauzi Ismail declared that the divorce declaration was valid and that as such the marriage between the plaintiff Azida Fazlina Abdul Latif and defendant Shamsudin Latif was annulled, the Utusan Malaysia newspaper reported. Mr Shamsudin was said to have sent Ms Azida a text message saying: "If you do not leave your parents' house, you'll be divorced". Although such a notification of divorce may seem astonishingly brief to some, under Islamic law men are allowed to divorce their wives simply be saying the word 'talaq' - I divorce you - three times. Later, the Malaysian government overturned the Islamic court’s ruling that Muslim men can divorce their wives through mobile phone text messages. The Prime Minister, Mahathir Mohamad said: “It is not the way to get a divorce.” Islamic law permits a man to divorce his wife by declaring “I divorce thee” three times.

"Women in the Middle East" Bulletin 16 of Committee to Defend Women's Rights in the Middle East
From : Azam Kamguian <
azam_kamguian@yahoo.com>

 
 
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10 - China : The NA - A Society without 'Fathers' or 'Husbands'
 

The Na of China, farmers in the Himalayan region, live without the institution of marriage.

Na brothers and sisters live together their entire lives, sharing household responsibilities and raising the women’s children. Because the Na, prohibit incest, they practice a system of sometimes furtive, sometimes conspicuous nighttime encounters at the woman’s home.

The woman's partners - she frequently has more than one - bear no economic responsibility for her or her children, and "fathers," unless they resemble their children, remain unidentifiable.Na Shaman

This lucid ethnographic study [see book] shows how a society can function without the rigid institutional "husbands" or "fathers" roles. It sheds light on marriage and kinship, as well as on the position of women, the necessary conditions for the acquisition of identity, and the impact of a liberal  state. It can be so easy!


From : http://www.promatriarchy.net/frontpage.php

 
 
 
 
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11 - Australie / Australia
 

* Le choc des photos
 

Les femmes se sentent aujourd’hui à l’aise avec leur corps et ne refusent plus, comme au début des mouvements féministes, les représentations sexistes que l’on en fait.

“Les jeunes femmes se sentent beaucoup plus concernées par les discriminations sexistes au travail que par les affiches qui les montrent en tant qu’objets sexuels", explique le quotidien australien The Age. En effet, si l'on peut voir dans les magazines, à la télévision ou sur des affiches des femmes dans des postures suggestives, elles sont de moins en moins nombreuses à y trouver à redire. Le message passe d’autant mieux qu’aujourd’hui humour et images décalées l’accompagnent. "Les jeunes femmes ont acquis une très grande confiance en elles et considèrent que les images qualifiées de sexistes sont plutôt flatteuses", explique au quotidien Alexandra Shulman, directrice de Vogue, ce que confirme Anita Roddick, la fondatrice de Body Shop.

Il y a trente ans, quand les féministes se sont attaquées aux publicités sexistes, elles avaient beaucoup à faire. Aujourd’hui, le problème s’est déplacé. La limite au-delà de laquelle les femmes se sentent dégradées a été repoussée. Ce sont des femmes telles que Demi Moore, Madonna ou Kylie Minogue qui, en acceptant de se montrer, ont fait tomber les barrières. Cette dernière a fait la une des tabloïds anglais non pas à cause de sa voix - elle est chanteuse -, mais en posant nue pour une marque de lingerie. A la suite de ces photos, "la chaîne de magasins Woolworth, en Grande-Bretagne, lui a demandé de tourner une vidéo pour expliquer aux femmes comment avoir un derrière aussi parfait", rapporte le quotidien.

Enfin, "à la grande différence des années 70, les hommes aussi sont utilisés à des fins publicitaires", fait remarquer The Age, qui décrit une affiche vue sur les murs des villes australiennes. Celle-ci représente une femme promenant deux hommes nus en laisse. Le bureau de vérification de la publicité local a reçu 60 plaintes émanant autant de femmes que d’hommes. L’affiche n’a pas été enlevée, car "elle faisait la satire d’un monde toujours aussi patriarcal", a estimé le bureau.

Anne Collet,
© courrierinternational.com

(25-09-2003)

 
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* Petition for democratic school


Dear colleagues,

I have written to you in the past about The Booroobin Sudbury School, in which social justice and rights underpin the learning community. We now need the understanding of thinking people along with written, legal and human rights support where possible.  We need signatures on our online Petition. Our current students empowerment, understanding of their rights and their independence can be seen on the first page of the school's web site
www.booroobinschool.com.au in their recent submission to the Queensland Minister for Education. The School was established as a participatory democracy, following 2 years intensive work by parents, children, teachers and friends.  It commenced as an approved Non-State School in 1996. It remains the only democratic school in Australia - hopefully not for too much longer (...) We believe that the values of freedom, responsibility, trust, respect, equity, fairness and justice are essential and fundamental to democracy. These same values are in line with those that reflect how nations like Australia were founded. (...) It is a paradigm shift in Australian education to employ and struggle to ensure that these values are the foundations for living, learning and young people preparing themselves for life in a civil, open, democratic society. (...)

We now need the understanding of thinking people along with written, legal and human rights support where possible.  We need signatures on our online
Petition:
http://www.thepetitionsite.com/takeaction/408446208
Full details of the School can be seen on our web site, along with past effects including the loss of our campus in http://www.booroobinschool.com.au/news_2002.html#link2 and the current threat to our future http://www.booroobinschool.com.au/schoolsfight.html.

"Derek Sheppard" <
booroobin@squirrel.com.au>
From : <
hr-education@hrea.org>
 
 
 
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12 - Girls
: Doll Offers Modest Image for Muslim Girls
 
At first glance, this new girl on the block doesn't give Barbie much of a run for her money. After all, Barbie is everything Razanne is not - curvaceous, flashy and loaded with sex appeal. But that's exactly why many Muslim Americans prefer Razanne, with her long-sleeved dresses, head scarf and, by her creator Ammar Saadeh's own admission, a not-so-buxom bustline.
For Saadeh, the doll not only fills a marketing void but also offers Muslim girls someone they can relate to. "The main message we try to put forward through the doll is that what matters is what's inside you, not how you look," said Saadeh, who set up NoorArt Inc. with his wife and a few other investors.

The Livonia-based company, founded about seven years ago, sells the Razanne doll and a number of other toys geared toward Muslim children. "It doesn't matter if you're tall or short, thin or fat, beautiful or not, the real beauty seen by God and fellow Muslims is what's in your soul," he said. Razanne has the body of a preteen. The doll comes in three types: fair-skinned blonde, olive-skinned with black hair, or black skin and black hair. Her aspirations are those of a modern Muslim woman. On the drawing board for future dolls are Dr. Razanne and possibly even Astronaut Razanne. There's also Muslim Girl Scout Razanne, complete with a cassette recording of the Muslim Scout's oath.

What sets Razanne apart from her few competitors is that she "holds a global appeal for Muslim girls," Saadeh said. That image encouraged Mimo Debryn, of West Bloomfield Township, to buy the doll for her daughter, Jenna, four years ago. "Razanne looks like the majority of women around Jenna," said Debryn. "She loves that doll and always took care of her, giving Razanne a special place in her room, treating her with respect.

"Jenna never tried to take Razanne's hijab (head scarf) off, though Barbie was usually stripped naked," she said as her daughter, 11, curled up on the couch and smiled. In the United States, Mattel, which makes Barbie, markets a Moroccan Barbie and sells a collector's doll named Leyla. Leyla's elaborate costume and tale of being taken as a slave in the court of a Turkish sultan are intended to convey the tribulations of one Muslim girl in the 1720s. "It's no surprise that they'd try to portray a Middle Eastern Barbie either as a belly dancer or a concubine," said Saadeh, adding that countering such stereotypes was one of his main aims in developing Razanne. Mattel didn't respond to repeated calls seeking comment.

Laila, the Arab League's answer to Barbie, offered girls of the league's 22-member states a culturally acceptable alternative to Barbie's flashy lifestyle. But she never made it to store shelves. Sara and Dara
were launched a couple of years ago - Iran's version of Barbie and her beau, Ken. The two were offshoots of a children's cartoon in Iran. But Saadeh said those dolls are more "cultural and don't have mass appeal in the Middle East." Saadeh hopes to capture that market. Razanne will soon be marketed in Kuwait, the United Arab Emirates and make greater inroads in southeast Asia.

The doll is sold throughout the United States, Canada, Singapore and Germany. (...) Saudi Arabia's religious police recently declared Barbie dolls a threat to morality, complaining that the revealing clothes are offensive to Islam. Saudi Arabia and other Middle Eastern countries likely would be attracted to Praying Razanne, who comes complete with a long hijab and modest prayer gown. Lest people think that she's all about praying, there's In-Out Razanne, whose wardrobe also includes a short, flowery dress she can wear inside the home, in view only of men in her family. "Razanne represents to Muslim girls that they have options, goals and dreams and the ability to realize them," said Debryn.  Jenna, who recently donned the veil after much soul-searching, said Razanne makes her "feel more comfortable about being a Muslim girl."

From : Wed Oct 8
TAREK EL-TABLAWY, Associated Press Writer LIVONIA, Mich. 

 

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13 - Religion : L'Eglise continue à déconseiller le préservatif
 

L'Eglise continue à déconseiller le préservatif

« Le virus du sida est environ 450 fois plus petit que les spermatozoïdes ». Il peut donc « passer facilement à travers le filet du préservatif ». Les propos d'Alfonso Lopez, un cardinal du Vatican, ont été diffusés dimanche dans l'émission Panorama de la BBC. Contre l'avis des spécialistes, des représentants de l'Eglise catholique continuent à affirmer que le préservatif ne protège pas du sida et déconseillent aux séropositifs de l'utiliser. D'après l'enquête réalisée auprès de responsables de différents pays, ces allégations sont répétées sur tous les continents. L'archevêque de Nairobi, Raphaël Ndingi, a même déclaré que le sida « s'est développé très vite à cause de l'existence de préservatifs ».
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a réagi en qualifiant ces propos de dangereux, dans le contexte d'une pandémie qui a déjà fait 20 millions de morts et qui affecte 42 millions de personnes à travers le monde. Lors d'une conférence de presse, son porte-parole a rappelé que les préservatifs ont prouvé leur efficacité à lutter contre la propagation du virus dans 90 % des cas, « les 10 % restants étant liés à une mauvaise utilisation ».

From : Quotidien du Médecin (N° 7403 du 14-Oct-2003)
http://www.sidanet.asso.fr/fr/html/actu/default.htm

 


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14 - Matriarchy

Since most patriarchal socialized women and men are not able to think out of patriarchal norms, they don't get the meaning of the term 'matriarchy'.

Most people believe mistakenly, that matriarchy is a simple reversal of patriarchy: What men do now would be taken over by women. Just an exchange of roles.

I will throw light on this fundamental fallacy with a plain table.

The patriarchal way of thinking is about the "Active Doing", means people are measured on their actions. It is difficult for us to think the matriarchal way, where persons are measured by their "Being" and their form of energy.

For example: Just think "mother" (a certain one or abstractly) and feel the energy of this word.
Now think "father" - what do you feel about this?

Did you notice the different energy of the two words? 
"Mother Energy" and "Father Energy" each contain another quality. Not better, not worse, just different.

And: This is not simply the opposite, like black and white. But nevertheless the patriarchal way of thinking deals dualistic with the terms mother and father, like normal contraries. (...)

http://www.promatriarchy.net/essentials/matriarchy.html




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15 - Conference / Meeting
 

France : Assemblée Européenne pour les Droits des Femmes
 

Communiqué de presse, 12 novembre 2003

Avec les femmes, pour une autre Europe, dans un autre Monde
Bobigny - Parc de la Bergère

Le Forum Social Européen, qui se tiendra du 12 au 16 novembre prochain, a décidé d’intégrer dans son processus une Assemblée Européenne pour les Droits des Femmes le 12 novembre.

Cette assemblée, organisée par des associations et organisations de toute l’Europe, sera une grande première. Y seront à l'honneur des femmes qui résistent, partout en Europe, contre les pouvoirs économiques, machistes et religieux, contre les violences, contre une Europe qui menace les droits acquis par et pour les femmes dans de nombreux pays, ainsi que les droits sociaux de tous et de toutes.

Autour de six axes de travail (Travail/précarité/pauvreté, droits reproductifs/droit de choisir, Femmes migrantes : actrices pour une autre Europe, Les violences faites aux femmes, Femmes et guerres, Femmes et pouvoir : enjeux pour une autre Europe), cette journée est la première occasion pour les femmes d'Europe de se rencontrer, d’échanger leurs expériences, d’élaborer des projets de luttes.

A l’issue de l’Assemblée, nous partirons en manifestation-happening pour nous rendre en fin de parcours à l’ouverture du Forum Social Européen..

Pour tout contact, le Collectif de préparation : Nelly Martin : 01 44 62 12 33 ou 04 ; Anne Leclerc : 06 81 03 00 70 ; Ernestine Ronai : 06 89 95 21 70 ; Josette Romecha : 01 42 16 97 94 ; Brigitte Zaccaria : 01 43 62 04 04 ; Rossella Lauricella : 06 22 71 28 54.

Pour s'inscrire à l'assemblée des femmes : assemb.fem.org@ras.eu.org ou 01 44 62 12 33 ou Assemblée des femmes 104 rue des Couronnes 75020 Paris

From : cndf-infos@ras.eu.org


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ONU : The Commission on the Status of Women


Commission on the Status of Women (CSW), 48th session
1 - 12 March 2004, United Nations Headquarters, New York, USA
Host/Sponsor: UN Division for the Advancement of Women

The Commission on the Status of Women (CSW) will hold its forty-eighth session, tentatively scheduled to take place during the first two weeks of March 2004, at New York Headquarters.

The Commission will focus on two thematic issues as outlined in its multi-year programme of work:
(1) the role of men and boys in gender equality;
(2) women's equal participation in conflict prevention, conflict management and conflict resolution and in post-conflict peace-building.
 
 
 
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16 - Web site / Site Internet : The Alliance for Cervical Cancer Prevention

The Alliance for Cervical Cancer Prevention (ACCP) has redesigned its web site www.alliance-cxca.org – please check it out. New features include:

Best regards,
Anne R. Boyd

 

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Where is the woman ? Où est la femme ?


 
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Michèle Dayras
SOS SEXISME