Cher-e-s ami-e-s, dear friends,
Ci-joint quelques courriers. There is some news.
Merci de prévenir si vous ne souhaitez plus en recevoir. Thanks for sending an e-mail if you want to cancel. (sexisme@club-internet.fr)
Sororalement. Sisterly yours.
Michèle Dayras
http://perso.club-internet.fr/sexisme (et notre Forum de discussion; and our Newsgroup).

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Bulletin Eté 2001/ Summer 2001

1 - la 1ère fiesta lesbienne mixte !
2 - les femmes et la musique
3 - nouvelles du Lobby Européen des Femmes
4 - les femmes et la prise de décision en Afrique
5 - la lapidation des femmes en Iran
6 - la Conférence de Durban et le "genre "...
7 - les Nations-Unies et l'homophobie
8 - pétitions
8A : contre le statut particulier du Vatican auprès des Nations-Unies
8B : contre le trafic des armes légères
9 - un livre : femmes et médias à travers le monde
10 - un poème ...

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1 - la première fiesta lesbienne mixte !

si vous voulez tout savoir sur THE FIRST FIESTA LESBIENNE MIXTE
du 28 juillet 2001 à marseille, allez sur : http://www.femnco.fr.st

TERRE/EUROPE/PACA/MARSEILLE
DockS DeS SudS / 12 rue UrbaiN V / 13002 MarseillE
SAMEDI 28 JUILLET 2001
de 22h00 à l'aube
organise The First Fiesta Lesbienne Mixte (entrée : 100f with 1 drink (80f en prévente))

SetS DJ / 2 PlateauX :
DJ CélinE / DJ Miss Anacor
DJ BéA / DJ TinA LestatE
DJ MichèlE / DJ MisS VaL

ExpoS/PerformanceS :
PhotoS de LaurencE ChanfreaU
PeintureS d¹ IsabellE SchneideR
PerformanceS d¹ AxellE & de Tapura

RencontreS :
AideS ProvencE , AmnestY InternationalE, CentrE EvolutiF LilitH, DaviD & JonathaN, RaS l¹ FronT, LeS S¦urs de la PerpétuellE IndulgencE

PréventE :
Aux 3 G, 3 Rue St-Pierre, 13005, 04 91 48 76 36
CasA No NamE, 7 Rue Poggioli, 13005, 04 91 47 75 82
Soirées du K-Rom, 06 61 45 19 01
C.e.L Marseille 04 91 05 81 41
HappY DayS Aix en Provence 04 42 21 02 35

fem'n co est une association (...)

contacts :
femmesdusud@voila.fr
Sponsoring : Nathalie : +33 6 61 45 19 01 / natco@nomade.fr Laurence : +33 6 88 05 62 08 / goudou@wanadoo.fr
Associations : Dominique : +33 6 83 82 83 67 / piou.dom@wanadoo.fr
DJ, Animations : Cathy : +33 6 12 13 42 80 / hamoniak@wanadoo.fr

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2 - les femmes et la musique

Fondazione Adkins Chiti: Donne in Musica
Roma 7th July 2001.

Dear Friends and Colleagues,
The Foundation, as you can see from the enclosed documents, works on behalf of women composers (in all genres, all countries and all times) in many countries in the world. As of today we have a network of Women in Music Associations, individual composers, musicians, teachers, researchers and musicologists and music lovers in 91 countries. We are an Associate Member of the International Music Council of UNESCO and a non-profit organisation.
We are opening new sections on our Web Site for cultural information in the following languages:
English - Italian - Spanish - Portughese - French - German - Polish (already present)
Arabic - Rumanian - Chinese - Korean - Hebrew - Tagalog - Albanian - Russian - Persian - Swedish - Japanese (being prepared) .
We invite you to send items of cultural news for and about women (especially in the fields of music, theatre and visual arts) or of cultural research being undertaken, to our Web Site for inclusion in the new spaces:
www.donneinmusica.org
"Donne in Musica" began in 1978 and since then we continue to lobby and fight for the equal rights of women as creators of music and as transmitters of tangible and intangible culture. It may come as a surprise to people working on behalf of women in other fields that less than 3% of the music programmed in Western Europe has been composed by women and yet our Conservatories and Academies very often produce as many female composition majors as male. [We should also remember that many countries have state subsidies and/or contributions for the arts and for music and that this money comes from the taxpayers' pockets ....including ours]. The figure of 3% has been based on performances by opera houses, symphony orchestras and major festivals. This empyrical research has been undertaken by women composers themselves and is fairly constant even in the Nordic Countries.
If a work is not performed it does not live, nor can the composer earn performing rights or the possibility of a radio or other recording and other possible performances or even, in a very few countries, paid commissions.
The Foundation tries to help the circulation of information about composers and creators, their music, performances, successes and daily battles for recognition.
Sincerely
Patricia Adkins Chiti
Presidente
Fondazione Donne in Musica Via Proba Petronia 82 / 00136 Roma, Italy
TEL/FAX 0039 6 35 34 85 33 / www.donneinmusica.org

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3 - nouvelles du Lobby Européen des Femmes

EWL NEWSFLASH JUNE 2001

Editoral: STRENGTHENING OF WOMEN'S RIGHTS IN THE EU ACCESSION PROCESS,
Meeting of Women's NGOs, Vilnius 17 June 2001

EWL's NEWS
Background paper on EU accession from a Gender equality perspective
Trade liberalisation and globalisation: What are the impacts on women's
lives?
EWL statement for the World Conference Against Racism, Racial
Discriminations and related Intolerance
V-Day 2002, STOP Rape Contest -
The EWL study on a "Common European Framework to monitor progress in
combating violence against women"
Guide to the new UN Protocol on trafficking

EUROPEAN NEWS IN BRIEF
Social Affairs Council, Political agreement on new equal treatment directive
(11 June)
Member States submit National Action Plans (NAPs) for combating social
exclusion
European Commission, European Year of the disabled in 2003
European Commission, paper on Job Quality

FOCUS ON CIVIL SOCIETY
Hearing on Gay and Lesbian Rights in the framework of Enlargement
Young Business and Professional Women
Women Resources Centre as a driving force for regional development

EVENTS
PUBLICATIONS
CALLS FOR PROPOSALS - FUNDING

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BREVES DU LEF JUIN 2001

Editorial: RENFORCER LES DROITS DES FEMMES DANS LE PROCESSUS D'
ELARGISSEMENT DE L'UE,
Réunion d'ONG de femmes, Vilnius, le 17 juin 2001

NOUVELLES DU LEF
Document de référence sur l'accession à l'UE sous l'angle de l'égalité des
sexes
Libéralisation des échanges commerciaux et mondialisation : quel impact sur
la vie des femmes ?
Déclaration du LEF dans la perspective de la Conférence mondiale contre le
racisme, les discriminations raciales et l'intolérance
V-Day 2002, Concours Halte au viol
L'étude du LEF relative à un cadre européen commun pour déterminer le niveau
de progression de la lutte contre la violence envers les femmes
Guide du nouveau protocole de l'ONU sur la traite

NOUVELLES EUROPEENNES EN BREF
Conseil Affaires sociales, accord politique sur la nouvelle directive
relative à l'égalité de traitement (11 juin)
Les Etats membres présentent leurs plans d'action nationaux (PAN) pour
combattre l'exclusion sociale
Commission européenne - Année européenne des personnes handicapées 2003
Commission européenne, document relatif à la qualité du travail

REGARD SUR LA SOCIETE CIVILE
Audition sur les droits des gays et des lesbiennes dans le cadre de
l'élargissement
Young Business and Professional Women
Centre de ressources pour les femmes comme moteur de développement régional

EVENEMENTS
PUBLICATIONS
APPELS A PROPOSITIONS - SUBVENTIONS

************************************************
European Women's Lobby
18 rue Hydraulique, B-1210 Brussels
Tel: +32 2 2179020 - Fax:+32 2 2198451
Website: http://www.womenlobby.org

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4 - les femmes et la prise de décision en Afrique

Les femmes et la Prise de Décision en Afrique: le Poste de Secrétaire Général à l'OUA
Préparé par Karen Austrian

La participation égale des " femmes dans les prises de décision n'est pas seulement une demande en faveur de la justice simple ou la démocratie, mais peut aussi être vue sous l'angle de la nécessité de prendre les intérêts de femmes en considération. Sans la participation active des femmes et l'incorporation de leur perspective à tous les niveaux de prise décision, les objectifs d'égalité, développement, et de paix ne peuvent pas être atteints ".

Plate-forme d'Action de Pékin, septembre 1995

L'expression "tous les niveaux de prise de décision" est centrale à cette déclaration. Il ne s'agit simplement pas de faire de la publicité, ou de créer des corps séparés pour examiner les préoccupations des femmes, tel que par exemple, le Comité de Paix et de Développement des Femmes Africaines au sein de l'OUA. Il s'agit d'incorporer les préoccupations relatives au sexe dans tous les aspect ainsi que dans tous les processus de prise de décision. Cela implique qu'à travers la région, les femmes doivent être intégrées dans de grands postes politiques comme ministres, chefs d'état, et autres, au niveaux local, national, et régional.

La possibilité que des femmes tiennent des poste de direction ainsi élevés créent la capacité de transformer la société et de traiter des préoccupations de sexe dans toutes les régions de la vie sociale et politique. Cependant, à cause d'un grand nombre de raisons, elles sont pratiquement absentes de ces positions à partir desquelles il serait possible d'améliorer le sort des femmes en Afrique. En conséquence, les préoccupations, les sujets d'intérêt, et les besoins de plus de la moitié de personnes du continent restent non traités, les institutions gouvernantes continuant de produire des politiques aveugles sur les sujets concernant l'égalité de sexe, ce qui souvent blesse plus les femmes que ne les aide.

L'Organisation de l'Unité Africaine (OUA), le corps régional suprême gouvernant la région , a été fondée en 1963 avec le but précis de "coordonner et d'intensifier.la coopération et les efforts des Etats Africains dans le but de réaliser pour les peuples d'Afrique une vie meilleure". Plus de la moitié de ces "peuples" sont des femmes, cependant l'OUA n'a jamais eu de Secrétaire Général femme; l'OUA n'a jamais eu de Secrétaire Général Adjoint femme; et la structure des corps gouvernant l'OUA est conçue de manière à perpétuer la discrimination dans les politiques locales et nationales et à écarter les femmes Africaines des processus du développement politique et économique.

Les deux corps de prise de décision les plus influents de l'OUA sont l'Assemblée des chefs d'état et de Gouvernement et le Conseil des Ministres qui sont respectivement composés de chefs d'états et de Ministres des Affaires Etrangères. Constatant que l'Afrique n'a jamais eu qu'un seul chef d'état femme et qu'un seul vice-président femme et qu'actuellement cinq seulement des cinquante-deux états Africains ont des femmes Ministres des Affaires Etrangères (la Guinée, le Malawi, Madagascar, l'Ethiopie et l'Afrique du Sud), de fait, on conclut que les femmes sont écartées des positions influentes de prise de décision au niveau régional.

Cette situation est magnifiée quand on la combine avec des pratiques aux niveaux local et national qui servent le même but d'écarter les femmes des positions d'influence. Ces pratiques sont, entre autres: les commissions électorales truquées, des candidats femmes présentés par leur parti dans des terrains où elles ont le minimum de chance de gagner, des obstacles dans l'obtention de financement des campagnes, la violence, une représentation négative dans les média, et la prééminence mâle dans la direction des partis.

A cause de leur manque de représentation dans les gouvernements Africains nationaux, les femmes Africaines sont principalement représentées en général, et dans l'OUA spécifiquement, à travers la section non gouvernementale. Cependant, puisque les ONG ne jouissent que d'un statut d'observatrices limitées avec quelques organes de l'OUA, ceci constitue une structure supplémentaire qui relègue les préoccupations féminines à l'arrière-plan au lieu d'intégrer la participation des femmes et d'incorporer leurs priorités.

Ainsi, les règles écrites et non écrites des politiques Africaines n'ont pas seulement permis une moyenne de 8.7% de femmes dans des parlements ainsi que leur absence presque totale dans des positions d'influence, mais aussi une situation dans laquelle réaliser un développement significatif et promouvoir le placement de femmes africaines dans des postes de haute responsabilité est impossible.

Récemment, un brave effort a été fait par une Zambienne Parlementaire, Hon Dr. Inonge Mbikusita Lewanika, de chercher à pénétrer le club exclusivement composé de mâles dans la structure politique de l'OUA en recherchant à être nommée comme son Secrétaire Général. Malheureusement, elle a souffert le même sort que beaucoup de femmes africaines politiciennes. Malgré un soutien fort aux niveaux national, régional, et international, y inclus le fait qu'elle a tenu, pendant plus de dix ans, une position officielle supérieure avec le Fonds des Nations Unies pour l'Enfant (UNICEF), et qu'elle a reçu le prix UNICEF pour Service Remarquable aux Enfants du Monde, sa situation de femme et celle de parlementaire d'opposition, l'ont placée hors du réseau des garçons et l'ont tenue mal informée sur des règles non écrites de l'OUA qui lui ont pratiquement rendu le soutien nécessaire du gouvernement Zambien impossible, comme cela aurait d'ailleurs été le cas s'il s'agissait de tout autre personne de l'extérieur.

Les règles de l'OUA exigent que les gouvernements soumettent les noms des candidats au poste de Secrétaire Général aux Etats Membres trois mois avant les élections. Cette année, les élections auront lieu en juillet où l'Assemblée des chefs d'état et de Gouvernement élira le vainqueur par une majorité des deux tiers.

Cependant afin de maintenir le club des garçons comme une propriété de garçons, le gouvernement Zambien lui a dénié son support, et les intellectuels Zambiens mâles circulé du matériel s'opposant à sa candidature sur l'Internet et dans les médias. Finalement, la date limite de trois mois pour l'élection est passée, Hon Dr Inonge a été empêchée de formaliser sa candidature, et le gouvernement Zambien a donné son soutient au Ministre namibien des Affaires Etrangères qui est, bien-sûr, membre du club de politiques africaines mâle.

L'OAU a publié les noms suivants pour le poste: Pour l'Afrique du sud, Theo Ben Gurirab, le ministre namibien des Affaires étrangères (perçu comme candidat plus soutenu par le plaidoyer de Président de l'Afrique du Sud au lieu de Mme Netumbo Nandi-Ndaitwah, le Ministre namibien des Affaires Féminines et du Bien-être de l'Enfant), et Arthur Khoza, ministre des affaires étrangères de Swaziland. C'est important de noter que le gouvernement namibien a retiré le nom de Mlle Nandi-Ndaitwah en faveur de la candidature de Gurirab. La Zambie est disposée à soutenir Gurirab malgré le fait que sa candidature est arrivée après celle de Hon. Dr Inonge qui est elle-même zambienne.

En ce qui concerne l'Afrique de l'Ouest, il y a Ibrahima Fall du Sénégal, Secrétaire Général adjoint courant de l'ONU chargé des Affaires Politiques, le guinéen Lansana Kouyate, Secrétaire Exécutif de la Communauté Economique des états de l'Afrique de l'Ouest (ECOWAS) et l'ancien ministre ivoirien Amara Essy.

Le fait que l'OUA est aussi en passe de devenir l'Union Africaine a créé de nouvelles dynamiques politiques au sujet du poste de Secrétaire Général. D'après un article publié dans le New African de mai 2001"OAU-Will Salem Succeed Salim " (OUA :Salim succédera-t-il à Salim?), il est possible que Salim se succède à lui-même pour une période supplémentaire de deux années pour permettre au Président du Mali, Alpha Konare, d'achever son terme Présidentiel et prendre la relève en tant que nouveau Secrétaire Général. Salim, est-il mentionné, ne veut ne pas quitter le poste parce qu'il est hors de la portée d'un poste à l'ONU ainsi que de celui de la présidence de Tanzanie.

Ce plaidoyer est mené par le Président Sud africain, Thabo Mbeki, et compte les présidents Olesegun Obasanjo du Nigeria et Charles Taylor du Liberia parmi ses supporters. D'après ledit plaidoyer, il paraît que les anciens chefs d'états inspireront, pour le poste, plus de respect et d'acceptation au niveau international. Les critiques interprètent ceci comme un stratagème confidentiel pour créer des emplois aux présidents retraités.

Cette approche transitionnelle fait l'objet d'un mélange d'opinions tant en Afrique de l'est qu'au niveau de la Communauté de Développement de la Région Sud Africaine (SADC). Certains pensent que la SADC devrait proposer un candidat au poste, puisque celui-ci revient de droit à un candidat de cette région. La position de l'Afrique du Nord n'est pas claire et on spécule sur le fait que Salim pourrait être favorisé à cause de son rapprochement au Président Libyen--Muammar Kaddafi. D'après un rapport de l'Agence Panafricaine d'Information (PANA) publié à Dakar le 26 avril 2001, Kaddafi est pour une extension, pendant la transition de l'OUA à l'Union Africaine tel que stipulé dans l'Article No 33 de l'Acte Constitutif , "d'une autre année" au plus, du mandat de Salim qui doit expirer en septembre 2001.

Les diplomates qui soupçonnent le Président libyen de "protéger au moins un des candidats non déclarés, comprenant le Président malien", ont observé que "c'est exactement le temps dont le Président malien a besoin pour terminer son second et dernier mandat en mars 2002, et présenter sa candidature pour la Présidence de l'Union Africaine". Il y a aussi de la spéculation sur ce que le Nigeria pourrait produire une surprise de dernière minute en la personne de Prof. Ibrahim Gambari, ancien Ambassadeur à l'ONU et travaillant actuellement sous le Secrétaire Général de l'ONU et Conseiller Spécial sur l'Afrique.

Oui, Hon Dr Inonge est, principalement en raison de son sexe, étrangère aux politiques Africaines. Mais il n'est mentionné nulle part dans les règles écrites de l'OUA, qu'un candidat au poste de Secrétaire général doit être un membre du club des garçons. L'OUA et le reste des institutions politiques de l'Afrique, sont informés par le patriarcat et gouvernés par des pratiques officielles et non officielles discriminatoires et sexistes. Si des politiciennes ou l'ensemble des femmes Africaines doivent jamais réaliser un vrai progrès, l'itinéraire menant au pouvoir dans l'OUA tout comme dans les structures politiques nationales, doit changer, et les préoccupations liées au sexe doivent être intégrées dans tous les corps de la prise de décision.

Les Charte et Règles de Procédure de l'OUA" stipule: "Dans l'élection du Secrétaire Général, la considération sera avant tout accordée à la Compétence et le mérite du candidat ". L'expérience qu'a Dr. Mbikusita-Lewanika, non seulement en politiques, mais aussi au service des femmes et des enfants d'Afrique, sur plus de la moitié de la population de la région, la confirme certainement comme compétente et ayant du mérite. Elle serait capable, non seulement d'accomplir chaque devoir de Secrétaire Général de l'OUA, mais aussi de le faire en étant sensible aux personnes de cette région qui sont représentées insuffisamment, mettant l'Afrique sur le chemin du développement et tenant compte à la fois des besoins des hommes et des femmes. Le chemin en avant n'est pas de mettre les préoccupations des femmes de côté, mais de s'occuper des sujets de sexe dans tous ses aspects.

Il n'y a aucune autre façon de veiller sur la représentation directe des préoccupations des femmes que de permettre aux activistes femmes d'assumer des positions de direction aux niveaux local, national, et régional. Le temps est venu d'avoir un Secrétaire Général de l'OUA femme, et Hon Dr Inonge aurait été un candidat exemplaire. Malheureusement, nous vivons encore dans une société où les règles non écrites et les clubs de garçons régissent les politiques. Jusqu'à ce que les femmes réussissent à forcer l'ouverture des portes, et que les structures de nos gouvernements changent, les femmes seront toujours écartées et le progrès significatif continuera à être retardé.

Le cas de Hon Dr Inonge et la façon dont sa candidature au poste de Secrétaire Général de l'OUA a été bloquée par le refus du gouvernement zambien de la soutenir est un incident isolé. C'est les règles non officielles et non écrites créées par le réseau "des garçons" qui leur donne le pouvoir et le contrôle des politiques, les plaçant au pouvoir et veillant à ce qu'ils le maintiennent. La charte officielle de l'OUA et le manuel des règles de procédure déclare seulement que "les nominations au poste de Secrétaire général seront circulées aux Etats Membres au moins trois mois avant l'élection". Ce qui n'est pas clair, c'est qui doit soumettre les nominations, et aussi la question de savoir si un pays devrait soumettre une seule nomination. Cependant, il est maintenant clair que le caractère vague des règles officielles a permis à un système de règles et de conventions non écrites de se développer, que ceux qui sont à l'extérieur de l'OUA et de son réseau de garçons ignorent. Et quels sont ceux qui traînent en dehors des réseaux des garçons? Les femmes. Toute femme de l'extérieur, qui essaye de briser les codes mâles de l'OUA aura donc un quart d'heure difficile face au manque d'accès dans lequel ces règles et conventions non écrites sont maintenues.

Récemment, Dr Njuga Mulikuta, un membre du personnel du Secrétariat Général de l'OUA, était assez aimable pour nous révéler, à nous de l'extérieur, une poignée d'informations sur ces règles et conventions non écrites dans une lettre qu'il a écrite pour expliquer pourquoi Hon Dr Inonge était disqualifiée pour le poste de Secrétaire Général. La première règle qu'il a écrite était que "On ne fait pas de demande pour le poste de Secrétaire Général de l'OUA, comme c'est le cas pour celui de Secrétaire Général de l'ONU. Les candidats sont identifiés à travers un Processus de recherche Exécutif". Quel Processus de Recherche Exécutif? La Charte et les règles de Procédure de l'OUA ne disent rien à ce sujet. Comment une personne étrangère au réseau des garçons aura-t-elle des informations à ce sujet ? Si un "comité de recherche" exécutif existe, il n'y a probablement aucune seule femme parmi ses membres.

Dr Mulikita continue en disant que le candidat doit être un individu remarquable qui a acquis de l'expérience diplomatique de plus haut niveau". Peut-être qu'il n'a pas lu le C.V. de Hon Dr Inonge parce qu'elle est certainement une femme remarquable. Mais c'est peut-être là que se situe le problème. Dr Mulikita continue en disant que la région sud-africaine doit se tailler le poste supérieur de l'OUA à la rencontre de juillet, ce qui est clairement une chose au sujet de laquelle le réseau des garçons s'est retrouvé et a discuté. Cependant, cette fois-ci, les règles non officielles ont violé la procédure officielle, puisque dans la Charte de l'OUA, et ses Règles et Procédures, la Règle 8 sur les " Fonctions et Règlements du Secrétariat Général" dispose: " La nomination du Secrétaire général ne dépendra pas des considérations régionales". Mais depuis que le réseau des garçons contrôle tout, leurs règles et convention non écrites peuvent apparemment l'emporter sur toutes les autres règles et procédures.

Nous sommes reconnaissants à Dr Mulikita de nous avoir permis de pénétrer un tant soit peu dans le monde secret du réseau des garçons. S'il ne nous avait pas informés, comment Hon Dr Inonge aurait-elle jamais pu savoir pourquoi sa candidature a été invalide ? De toute évidence, il n'y a certainement pas, ni pour Hon Dr Inonge ni pour toute autre personne externe, de formule ou d'information qui puisse renseigner sur ce qu'elle aurait dû faire pour obtenir l'adhésion, et les avantages qui s'en suivent.

Les leaders de l'OUA n'acceptent pas de femmes dans leurs rangs, et cela s'est démontré à la réunion de l'OUA sur le futur des enfants Africains au Caire le mois dernier. Quel a été le rôle joué par les femmes? En premier lieu les dames de plusieurs chefs des Etats Membres ont été envoyées pour diriger des délégations de femmes qui n'ont ni apparente formation ni qualifications et présider les réunions de prise de décision politique au niveau régional. Mais le sujet portait sur les enfants, un sujet dont toutes les femmes peuvent s'occuper dans l'esprit patriarcal. Pour le réseau des garçons de l'OUA, c'était apparemment une occasion parfaite de mettre les femmes au premier rang. Mais quelles femmes? Les épouses de la classe dominante patriarcale. Pas de femmes aux qualifications adéquates, encore moins expérimentées dans le travail de terrain. Aux yeux des naïfs, les femmes sont, à travers de tels événements, en train d'être impliquées dans les processus de prise de décision. Cependant, en regardant de plus près, il est clair qu'encore une fois on flattait les femmes et on leur empêchait d'intégrer vraiment les préoccupations relatives au sexe dans le niveaux élevés des politiques et du processus de prise de décision au sein de l'OUA.

Karen Austrian était stagiaire à FEMNET ( Réseau de Développement et de Communication des Femmes Africaines) et a travaillé dans le Département du Plaidoyer. P.O Box 54562 Nairobi Tel: 254-2-741301/20 Fax: 742927 URL: www.africaonline.co.ke/femnet

***

5 - la lapidation des femmes en Iran

- Young woman stoned to death in Tehran

A young woman, Maryam Ayyoubi, was stoned to death this morning in
Tehran. The clerical regime's Supreme Court had upheld the sentence
in January 2001.

Despite efforts by international human rights organizations and
women's rights groups to save Maryam Ayyoubi's life, the anti-human
verdict was carried out today.

The number of stoning verdicts issued during Khatami's tenure thus
rise to 17. Eleven of the victims have been women.

The anti-human mullahs' regime stoned a 35-year-old woman in May,
after eight years of imprisonment, for her alleged role in
pornographic films. She denied the charges and professed innocence
right up to her death.

A 38-year-old woman, Robabeh, was stoned to death in the same monthÆÝ

On June 25, a Tehran court condemned a young woman to 100 lashes and stoning.

The Women's Committee of the National Council of Resistance of Iran
calls on international human rights organizations, especially women's
rights advocates, to condemn and protest against these inhuman and
cruel punishments against women. Special emphasis must be places on
stoning, which has been meted out with greater frequency in recent
months.

Women's Committee of the National Council of Resistance of Iran
July 11, 2001

***

6 - la Conférence de Durban et le " genre " ...

Date: Tue, 17 Jul 2001 12:31:14 +0200
Subject: Workshop on Gender apparently eliminated
From: Bernice DUBOIS <clef.femmes@wanadoo.fr>
To: <un-discussion@icare.to>

Dear Friends,

We are more than a little upset to find that the Workshop on "Gender"
proposed very early on in the preparatory proceedings by the European
Women's Lobby has apparently disappeared from the Draft schedule.

We do find something called GENDER/CLASS, but this has absolutely nothing to
do with our fight as women and our well-documented findings that women as
such are always doubly discriminated against: both as women and as members
of whatever minority group.

The class struggle is something entirely different. Indeed, the lessons of
history have shown us that whenever women were asked to join their men in a
class struggle, or in a war against colonialism (such as in Algeria), or in
a Revolution (such as in France more than 2 centuries ago), they were always
the losers. Yes, they helped the men win their fight, but the women were
invariably sent back to their kitchens afterwards, when they were not simply
massacred.

It is, therefore, totally unacceptable to women to merge their priority
needs with any other struggle. We have been there, have done that, and it
does not work.

Please schedule the Workshop as requested. Believe us, there are enough
racism issues, and to spare, in the single title "Gender".

Thank you for your early reply.
Sincerely,
Bernice Dubois
General Secretary, C.L.E.F. (NDLR : branche française du Lobby Européen des Femmes)

***

7 - les Nations-Unies et l'homophobie

Communiqué de presse - Le 9 juillet 2001

Le Centre gai et lesbien prend acte de la déclaration des Nations
Unies adoptée le 27 juin dernier, premier engagement mondial de lutte
contre la pandémie du sida pris à un tel niveau politique, et espère
que ces engagements verbaux seront rapidement suivis d'effet sur le
terrain.

Nous regrettons toutefois vivement les déplorables agissements de
certains pays qui ont perturbé la session, en tentant d'empêcher la
participation de l'International Gay and Lesbian Human Rights
Commission. L'action de l'Egypte, et de la plupart des pays
musulmans, qui a conduit à la suppression de toute mention des
homosexuels, des prostituées et des toxicomanes comme sujets à
risque, est indigne et irresponsable.

L'hostilité constante de la plupart des pays africains à l'encontre
de leurs citoyens homosexuels est inquiétante, lorsqu'elle se
manifeste ainsi par une tentative réussie de subversion des instances
internationales, en violation des Droits Humains. Nous engageons
toutes et tous à se mobiliser contre les états homophobes, et à
soutenir l'action d'Amnesty International en Namibie, en Argentine,
en Equateur, partout où le droit d'aimer différemment est persécuté.

La plupart des pays homophobes, notamment l'Egypte, tirent une large
part de leurs ressources du tourisme. Puisque les gais, lesbiennes,
bi et transgenre n'y sont pas bienvenus, n'apportons pas nos devises
à ces régimes.

Boycottons les états homophobes !

Michel Bujardet
Porte-parole de la Commission Ethique et Citoyenneté
Centre gai et lesbien
3 rue Keller - BP255
75524 Paris Cedex 11
http://www.cglparis.org
Contact presse: 06.63.68.59.65

Pour en savoir plus sur la session des Nations Unies contre le sida, voir :
http://www.lemonde.fr/rech_art/0,5987,203439,00.html
http://www.lemonde.fr/rech_art/0,5987,201734,00.html
http://www.liberation.fr/quotidien/semaine/20010627merf.html
http://www.un.org/french/ga/sida/conference/

Pour plus de détails sur les agissements du régime égyptien, et les
récents emprisonnements arbitraires d'homosexuels, voir le communiqué
de l'International Gay and Lesbian Human Rights Commission sur leur
site : http://www.iglhrc.org/news/press/pr_010703.html

*** .

8 - pétitions

8A : contre le statut du Vatican à l'ONU

Welcome to The "See Change" Broadside, a regular email to supporters of The "See Change" Campaign reporting on the involvement of the Catholic church hierarchy in public policy issues. To subscribe and receive this email regularly or to unsubscribe, see below. If you have not already signed up to support the campaign, please visit our website www.seechange.org and click on "Sign a Postcard."
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Parliamentarians Express Concern to UN Ambassadors Over the Status of the
Holy See at the United Nations

All-party groups and members of parliament from four countries have signed
onto a letter to ambassadors at the United Nations supporting the aims of
The "See Change" Campaign.

The letter highlighted "serious questions" about the legitimacy of the
Holy See's status and called for a "thorough review by the UN of the Holy
See's 'state' status. . We are concerned that the Holy See misuses its
position at the UN to prevent the adoption of language in UN documents
that would enable governments to more easily provide reproductive health
services to men and women throughout the world, but especially to poor
women," wrote the parliamentarians.

"The "See Change" Campaign has provided a focus for the legitimate concern
women and men feel about the outsized role that the Holy See has assigned
itself at meetings held by the United Nations and the effect their
policies--if adopted--would have on women's lives and health. The Holy See
speaks in these conferences as often as real countries with real
populations and real problems."

The parliamentarians concluded, "We believe that the Holy See, the
government of the Roman Catholic church, should participate in the UN in
the same way as the world's other religions do--as a nongovernmental
organization."

The signatories included:
· The United Kingdom All-Party Parliamentary Group on Population
Development and Reproductive Health;
· The Riksdagsgruppen om SRHR, gender och utvecklingssamarbete (the
Swedish All-Party Group on SRHR, Gender and Development Co-operation);
· Forty-six members of the Swedish Riksdag, including Helena Bargholtz MP,
chairperson of the Liberal Women's Organisation; seven members of the
United Kingdom Parliament; Senator David Norris (Ireland); and Petra
Bläss, Vizepräsidentin des Deutschen Bundestages (Germany).

Included in the mailing to the UN ambassadors was a copy of the new
briefing paper from The "See Change" Campaign, "Church or State? The
Catholic Church at the United Nations." The paper examines the history,
status and role of the Holy See at the UN, and, drawing extensively on
legal sources, provides answers to some of the many questions that have
been raised about the legitimacy of the Holy See's Non-member State
Permanent Observer status.

Action Points:
· Write to your country's ambassador at the United Nations expressing your
support for the campaign to change the Holy See's status at the United
Nations. Their addresses are available at
http://www.un.int/index-en/webs.html.
· Order your copy of "Church or State? The Catholic Church at the United
Nations." Copies cost $5.00. Please mail a check made payable to Catholics
for a Free Choice to: The "See Change" Campaign, 1436 U Street, NW, #301,
Washington, DC 20009, USA. You may also order a copy by phone with a
credit card by calling (+1) 202 986-6093. We accept Visa, MasterCard and
American Express. Endorsing organizations may obtain copies for free.
· Forward this mail to five of your friends and ask them to support The
"See Change" Campaign by signing up at www.seechange.org.
· Ask organizations of which you are a member to endorse the campaign at
http://www.seechange.org/form1.htm.

+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
The "See Change" Broadside is a regular publication, emailed to supporters of the campaign, progressive Catholics and collegial organizations. We aim to show how the hierarchy of the Catholic church involves itself in public policy debates and, relying on sectarian religious positions, can, and does, obstruct progressive legislation. There is no copyright on this information. All we ask is that you tell people where it came from.

If you have not already signed up for the campaign, please visit our website www.seechange.org and click on "Sign a Postcard." You can also request campaign materials and sign your organization up as an endorser.
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The "See Change" Campaign is an international effort to open a review of the "state" status of the Catholic church at the United Nations. Hundreds of organizations from more than 80 countries and tens of thousands of individuals worldwide have signed on to support the campaign. We believe that the Holy See, the government of the Roman Catholic church, should participate in the UN in the same way as the world's other religions do-as a nongovernmental organization.
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If you do not want to receive emails about The "See Change" Campaign, please email us at info@seechange.org.

Feel free to forward this email to other people and listservs encouraging them to sign up.

***********************************************************************
Join the "See Change" Campaign - www.seechange.org
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
David Nolan, Senior Associate, Communications and Education
Catholics for a Free Choice, 1436 U Street, NW #301
Washington, DC 20009-3997, USA
T: (202) 986 6093; F: (202) 332 7995;
E: djnolan@catholicsforchoice.org U: http://www.catholicsforchoice.org/

*
8B : contre le trafic des armes légères

From: mtouko@amnesty.org
Subject: WEB PETITION FOR UN CONFERENCE - ACT NOW !
To: un-discussion@icare.to
Date: Tue, 17 Jul 2001 14:25:27 +0100

WEB PETITION FOR UN CONFERENCE - ACT NOW !

Amnesty International,Oxfam GB and the International Action Network on
Small Arms (IANSA) have joined together to produce an e-petition to send to
the UN Conference that calls on UN Member States to take responsibility to
stop the illicit trade in small arms.

CLICK through to the IANSA site and follow link
http://web.amnesty.org/web/ttt.nsf (or http://www.iansa.org)

To have impact we must generate as many names as possible, WE ARE NOT GOING
TO GET THERE UNLESS we all do our bit NOW. DO YOU want governments to
think that controlling small arms is not a popular issue? - this is what
the message will be if only a few thousand people sign it. MSF got over
250,000 signatures for the aids drugs trial in South Africa. We can do the
same.

Here are the 5 steps to E-campaining Nirvana:

1) sign it
2) get everyone in your organisation to sign it
3) send an e-mail to all your friends about it
4) send an e-mail to all your contacts and networks
5) promote it on your web site

No list of names and email addresses will be displayed publicly. Oxfam GB
is collecting names and e-mail addresses from the UK only.

It is essential to send a huge message to the UN Conference, we may never
get a better chance to register how strongly people feel about the
uncontrolled spread of small arms. If we get enough signatures we shall put
them all (without email addresses) on a display board at the Conference. So
PLEASE sign up now and then send this email to all the other people in your
organisation and distribute to your email contacts, other networks and
email list serves. This only takes 2 minutes.

ACT NOW - SAVE LIVES : STOP GUN RUNNING
Thanks
Brian Wood

Find out more!
http://web.amnesty.org/web/ttt.nsf

***

9 - un livre : femmes et médias à travers le monde

From: Annie De Wiest [mailto:annie.dewiest@skynet.be]
Sent: mercredi 27 juin 2001 23:20
To: Undisclosed-Recipient:;
Subject: Femmes et médias : Images locales, identités globales

Femmes et médias à travers le monde pour le changement social, Images locales, identités globales

Un livre en ligne qui ne manquera pas de vous intéresser.
Il vient de " sortir des presses "
Bonne lecture
Annie De Wiest
Ce livre, réalisé par la coalition WomenAction, comprend le rapport alternatif mondial sur la section J: Femmes et médias de la Plate-forme d'action de Beijing ainsi qu'un tour du monde des initiatives et réalisations des groupes de femmes dans le domaine des médias, qui sont autant de propositions originales afin de rendre l'information accessible.
Le livre est disponible (170 pages) et en trois langues sur le site Internet
http://www.womenaction.org/women_media.
***
10 : un poème ...

J'ai reçu des fleurs aujourd'hui. Ce n'était pas mon
anniversaire ni un autre jour spécial. Nous avons eu
notre première dispute hier dans la nuit et il m'a dit
beaucoup de choses cruelles qui m'ont vraiment
blessée. Je sais qu'il est désolé et qu'il n'a pas
voulu dire les choses qu'il a dites parce qu'il m'a
envoyé des fleurs aujourd'hui.

J'ai reçu des fleurs aujourd'hui. Ce n'était pas notre
anniversaire ni un autre jour spécial. Hier, dans la
nuit, il m'a poussé contre un mur et a commencé à
m'étrangler. ça ressemblait à un cauchemar, je ne
pouvais croire que c'était réel. Je me suis réveillé
ce matin le corps douloureux et meurtri. Je sais qu'il
doit être désolé parce qu'il m'a envoyé des fleurs
aujourd'hui.

J'ai reçu des fleurs aujourd'hui et ce n'était pas la
fête des mères ni un autre jour spécial. Hier, dans la
nuit, il m'a de nouveau battu, c'était beaucoup plus
violent que les autres fois. Si je le quitte, que
deviendrais-je? Comment prendre soin de mes enfants?
Et les problèmes financiers? J'ai peur de lui mais je
suis effrayée de partir. Mais je sais qu'il doit être
désolé parce qu'il m'a envoyé des fleurs aujourd'hui.

J'ai reçu des fleurs aujourd'hui.
Aujourd'hui c'était un jour très spécial, c'était le
jour de mes funérailles. Hier dans la nuit, il m'a
finalement tué. Il m'a battu à mort. Si seulement
j'avais trouvé assez de courage pour le quitter, je
n'aurais pas reçu de fleurs aujourd'hui...........

Si vous êtes contre la violence conjugale, S.V.P. faites passer ceci à vos connaissances, et non pas juste aux femmes .

***

SOS SEXISME vous souhaite de passer d'agréables vacances et engage, celles et ceux qui se rendront à Durban, à ne pas ménager leurs efforts pour faire entendre la voix de la solidarité, de la fraternité et de la sororité.

(18 juillet 2001)