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Bulletin 2001 / 57
1 - Manifeste contre le viol (Suisse)
2 - Pour en finir avec la violence masculine (Etats-Unis)
3 - L'économie sociale et solidaire
4 - Survivre au Sida (Haiti)
5 - A propos des frappes (Afghanistan)
5A : Voix de femmes pour la paix
5B : Les Musulmans de France disent " non " à la guerre !
5C : Pour les droits des Afghanes
5D : Dieu, Ben Laden et le grand Satan
5E : Le véritable enjeu est le pétrole...
6 - Les Noirs et le racisme (Brésil)
7 - Conférence internationale des femmes : genre, finances et développement
(Thailande)
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1 - Manifeste contre le viol (Suisse)
" Nous, les femmes qui signons ce manifeste, déclarons avoir été
victimes au cours de notre vie de un/plusieurs viols, agressions physiques et/ou
sexuelles de la part d'un ou plusieurs hommes, qu'ils aient été
membres de notre entourage ou inconnus de nous.
Ces agressions ont gâché notre vie, parfois notre enfance, et même
s'il est possible de s'en remettre, nous déclarons que ces violences
qui nous sont faites sont intolérables.
Nous, femmes violées, agressée physiquement, sexuellement et psychiquement, nous signons ce manifeste car :
Nous en avons assez de souffrir dans le silence, la honte et l'indifférence.
Nous ne voulons plus que jour après jour d'autres femmes subissent le
même sort que nous.
Nous n'acceptons pas que nos agresseurs ne se voient pas infliger les peines
de prison normalement prévues par la loi.
Nous ne tolérons pas que des insultes sexistes puissent être proférées
en toute impunité, partout, tout le temps et par n'importe qui y compris
des personnages publiques ayant certaines responsabilités, sans qu'il
y ait un quelconque moyen de sanctionner leurs auteurs. Ces insultes sont le
reflet d'une haine et d'un non-respect envers les femmes, et seraient déjà
sous le coup de la loi s'il s'agissait d'insultes racistes. Or le sexisme est
un racisme envers toutes les femmes.
Nous refusons de voir les femmes traitées continuellement comme des objets
dans la publicité et les médias. C'est cette même mentalité
qui fait des femmes des objets qui a fait de nous des femmes violées
et livrées à la violence des hommes.
Nous représentons plus que des chiffres dans des statistiques. Derrière
chaque chiffre se cache un être humain qui souffre de voir sa vie détruite
par la violence et le mépris le plus total de son intégrité
aussi bien physique que psychique.
Nous, femmes, représentons la moitié de la population, donc de
l'électorat et du pouvoir d'achat. Il serait donc grand temps que les
responsables politiques, judiciaires et gouvernementaux se préoccupent
de notre sort.
Nous, femmes, sommes des être humains à part entière au
même titre que les hommes, et méritons donc respect et considération
à même hauteur que les être humains masculins.
Nous réclamons donc :
Le respect de notre personne et de nos droits les plus élémentaires.
La mise en place d'une loi anti-sexiste qui sanctionnerait entre autres : toute
injure sexiste à l'encontre des femmes et toute représentation
sexiste et avilissante des femmes, non dans le sens moral, amis dans le sens
de notre droit au respect et à la dignité humaine.
L'application stricte des peines de prisons prévues par la loi à
l'encontre des délinquants sexuels.
La mise en place de mesures efficaces visant à réduire le risque
de récidive des délinquants sexuels dès leur incarcération
et à leur sortie de prison. (Thérapies, restrictions et contrôles
strictes durant une période suffisante dès leur remise en liberté.)
La mise en place d'un meilleur accueil, spécialisé, des femmes
violées et/ou battues lors de leur dépôt de plainte au commissariat
de police, ainsi qu'une meilleure prise en charge de leur plainte, étant
donné le nombre affligeant de plaintes classées sans suite pour
des raisons plus que discutables.
L'augmentation du nombre d'heures de cours d'éducation sexuelle dans
les écoles, dans le but notamment de créer une réelle prévention
des violences sexuelles, ainsi que de favoriser l'apprentissage du respect envers
les femmes et envers toute personne humaine. "
Ceci est un projet d'Hélène Léveillé - NDLR : nous
contacter si vous voulez la joindre pour collaborer
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2 - Pour en finir avec la violence masculine (Etats-Unis)
Hello-
I am writing to you because of our shared goal of ending violence against women.
I am a psychology student at Reed College in Portland, Oregon, USA, and I am
applying for a fellowship which would enable me to study domestic violence services
around the world. Specifically, I am interested in visiting shelters, crisis
lines and other organizations which are working to help women escape abusive
realtionships. The main academic focus of my inquiry is to examine organizations'
methods for assisting women, and also to speak with survivors about what motivated
and gave them the strength to leave an abusive relationship. The Thomas J. Watson
Fellowship, the award for which I am applying, is intended "to give college
graduates of unusual promise the freedom to engage in a year of independent
study and travel abroad following their graduation. " I have several years
experience working at Raphael House, a shelter for women and children who are
victims of domestic violence.
Currently, am seeking to establish international contacts with organizations
which I might be able to visit and/or with people who might be able to advise
my research. I came across your email address on the web and hoped that you
might be able to provide me with some information about organizations in your
area which I might be able to visit.
Thank you so much for your help, and for your continuing dedication to helping
women live a life free of violence.
Sincerely,
Amber Bradley
Reed College
Portland, Oregon USA
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3 - L'économie sociale et solidaire
Deuxième rencontre internationale sur la globalisation de la solidarité
-
L'Économie sociale et solidaire - 12-10-2001
Articles en ligne : www.mediasol.org
*************************
Secrétariat, coordination ou comité de liaison ?
Doutes, interrogations et points de vue contradictoires : la future
structure internationale fut au coeur du débat du jeudi 11 octobre, en
séance plénière comme dans les ateliers. Décision
vendredi matin.
Suzanne Bernard - Les Pénélopes - 12 octobre 2001
http://www.mediasol.org/xarticle.php3?id_article=364
J'ai fait un rêve
A la veille de la clôture de ces rencontres de Québec, j'aurais
envie
d'imaginer tout ce qui pourrait nous rapprocher des attentes ou des
demandes latentes de nos concitoyen-nes, de cette société civile
dont nous
représentons une très infime partie et qui nous méconnaît
ou nous ignore, à
son corps défendant.
Geneviève Lecamp - Le Courrier européen des innovations sociales
- 12
octobre 2001
http://www.mediasol.org/xarticle.php3?id_article=365
L'éclat africain
La faible présence de l'Afrique à Québec illustre la difficulté
qu'ont les
rencontres internationales à inclure les mouvements du Sud. Prochain
rendez-vous à Dakar ?
Anne Marchand - Apress - 12 octobre 2001
http://www.mediasol.org/xarticle.php3?id_article=357
Toile, culture et démocratie
Le site d'Espaces émergents se veut une alternative solidaire et
démocratique à la culture dominante
Martine Paulet - Apress- 11 octobre 2001
http://www.mediasol.org/xarticle.php3?id_article=346
AN EUROPE OF SOLIDARITY ?
Increased political mobilisation of actors in social- and solidarity based
economy across Europe is needed in order to change the dominant economic
policies in an enlarged European Union.
Malin Bjork - Apress- 11 octobre 2001
http://www.mediasol.org/xarticle.php3?id_article=347
LES ARTS ET LA CULTURE À L'HEURE FRANCO-QUÉBÉCOISE
La culture est une autre richesse qui résiste à l'industrie de
l'économie
dominante.
Martine Paulet - Apress- 11 octobre 2001
http://www.mediasol.org/xenbref.php3?id_rubrique=9&id_article=348
VILLA EL SALVADOR, AUTOGESTION À TOUS LES QUARTIERS
Un professeur d'histoire et de géographie s'est mis en tête qu'une
ville
autogérée pouvait sortir du sable du désert péruvien.
Histoires parallèles.
Thierry Brun - Politis - 11 octobre
http://www.mediasol.org/xarticle.php3?id_article=349
CAP SUR L'EMPLOI ET LA FORMATION
Le CSMO est un organisme officiel qui développe des stratégies
en faveur de
l'emploi, de la formation du secteur de l'économie sociale et
communautaire. Il travaille en partenariat étroit avec les acteurs et
les
pouvoirs publics. Gaétan Beaudet, directeur général, raconte.
Suzanne Bernard - Les Penelopes - 11 octobre 2001
http://www.mediasol.org/xarticle.php3?id_article=352
Parité - théorie et pratique
Le caractère non-négociable de la parité est de moins en
moins contesté au
niveau des principes. Il requiert cependant toute la vigilance pour sa mise
en pratique.
Malin Bjork - Apress- 11 octobre 2001
http://www.mediasol.org/xenbref.php3?id_rubrique=9&id_article=363
Afrique de l'Ouest: LES MOUVEMENTS SOCIAUX ET L'ÉCONOMIE SOCIALE SOLIDAIRE
Une contribution d'Abdou Salam Fall, universitaire sénégalais,
qui tente de
situer les liens entre l'économie sociale solidaire et les mouvements
sociaux en Afrique de l'ouest. On y découvrira l'ignorance dans le discours
des acteurs de développement du vocable d'économie sociale solidaire,
une
typologie des acteurs de l'économie sociale solidaire et des mouvements
sociaux, les contraintes au réseautage des acteurs non gouvernementaux
et
enfin, les défis de l'économie sociale solidaire en Afrique de
l'ouest.
Abdou Salam Fall - 11 octobre 2001
http://www.mediasol.org/xarticle.php3?id_rubrique=14&id_article=351
Partir du local pour construire la paix
Alors que partout dans le monde, et surtout par les temps qui courent, la
guerre sévit, des expériences innovantes, partant du local et
des besoins
des populations qui la subissent, démontrent la volonté d'envisager
la paix
par le développement local. Reste qu'il faut bien nommer les agresseurs
et
les victimes : d'un côté majoritairement des hommes, de l'autre
des femmes
Joelle Palmieri - Les Pénélopes - 12 octobre 2001
http://www.mediasol.org/xarticle.php3?id_rubrique=14&id_article=350
NEPAL; " LE NORD A BESOIN DE NOTRE SAVOIR-FAIRE "
Le Népal peut partager ses propres expériences en matière
de développement
économique. Mais il attend des pays du Nord des actions concrètes
pour
participer à la globalisation de la solidarité.
Martine Paulet - Apress- 11 octobre 2001
http://www.mediasol.org/xarticle.php3?id_article=343
RWANDA: LA VALEUR DE LA CULTURE SOLIDAIRE
" Il n'y a pas eu de minute de silence pour les morts du Rwanda. Pire,
il y
eu des refus de reconnaissance. " Pays meurtri par la guerre et le
génocide, le Rwanda tente de se relever. Pour André Ndejuru, militant
associatif et élu municipal, la forme coopérative est l'un des
outils de la
reconstruction. Un lieu de production, mais aussi de partage et
d'expression démocratique.
Anne Marchand - Apress - 11 octobre
http://www.mediasol.org/xarticle.php3?id_rubrique=12&id_article=344
BANGLADESH : THE TWO DIMENSIONS OF SOLIDARITY
Caritas Bangladesh works to mobilise the disadvataged and excluded, while
at the same time raising awareness about the necessity to share capital assets
Malin Bjork - Apress - 11 octobre 2001
http://www.mediasol.org/xarticle.php3?id_rubrique=12&id_article=353
Le pois mange-tout
La majorité des pois mange-tout vendus au Québec proviennent d'un
commerce
équitable avec des coopératives du Guatemala. Et les consommateurs
l'ignorent !
http://www.mediasol.org/xarticle.php3?id_article=367
Recto-Verso
Jean-Sébastien Marsan - 12 octobre 2001
********************************
Co-produit par l'Association pour la Promotion de l'Economie Sociale et
Solidaire (APRESS), France et magazine québécois Recto Verso Recto/Verso
Québec
Toutes les articles sont également disponible sur le site web de l'Apress
:
www.mediasol.org
(Transmis par Nicole Nepton nnepton@cybersolidaires.org / Cybersolidaires : http://www.cybersolidaires.org)
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4 - Survivre au Sida (Haiti)
MIGRANTS CONTRE LE SIDA - www.survivreausida.org
Note d'information du 15 octobre 2001
(...)
Haïti: soigner les pauvres avec les médicaments
des riches, c'est possible (Infosud)
http://www.survivreausida.org/news/2001/10/011011a.html
En Haïti, dans un village perdu, un médecin américain tient
tête au Sida. Ses trithérapies salvatrices coûtent dix fois
moins cher qu'aux Etats-Unis. Clé du succès :
l'accompagnement des malades. Un espoir pour le tiers monde.
Un article de Sandra Mignot pour l'agence de presse
indépendante Infosud (Lausanne).
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5 - A propos des frappes (Afghanistan)
5A : Voix de femmes pour la paix
IWTC WOMEN'S GLOBALNET #179
Initiatives and Activities of Women Worldwide
By Anne S. Walker
September 25, 2001
HEAR THE VOICES OF WOMEN
The photos of smiling families and individuals -all victims of the
September 11 attack on the World Trade Center twin towers, are beginning
to disappear from the walls, phone booths, bus stands, light poles,
trees and vans in downtown New York City. Some have fallen because of
rain. Others are being taken down and collected by city officials for a
possible memorial collage. Yet families and friends keep hoping that
someone will be found in the mountains of rubble. They hold onto hope
with quiet desperation.
Against this background, I sit at my corner desk looking out at a very
subdued United Nations building reading through hundreds of emails from
women in every world region. And what I hear are women's voices calling
for justice, calling for restraint, calling for the use of a system of
global justice already in place that utilizes international and national
courts of law. And calling for military force not to be used against
more innocent and defenseless victims.
The following "voices of women" have been gleaned from these hundreds
of
e-mails. Most comment on the need for immediate and long-term solutions
in an unequal world capable of producing such violent acts of rage. And
they all reflect the growing determination of women to be part of the
decision-making processes that will shape our next steps.
AFGHANISTAN: "While we once again announce our solidarity and deep
sorrow with the people of the US, we also believe that attacking
Afghanistan and killing its most ruined and destitute people will not in
any way decrease the grief of the American people. We sincerely hope
that (America) can differentiate between the people of Afghanistan and a
handful of fundamentalist terrorists." Revolutionary Association of the
Women of Afghanistan (RAWA).
INDIA: "Declaring a war against terrorism alone will not bring peace and
security. We need to stop the war against the planet and the people. We
need to work for the recovery of democracy and ecological security."
Vandana Shiva.
JAPAN: "The United Nations should establish an International Criminal
Tribunal to prosecute and punish the perpetrators of the terrorist
attack. A just and co-existence world should be created in order to
eliminate the root causes of terrorism." Violence Against Women in War
Network (VAWW-NET).
EAST TIMOR: "We have all been overwhelmed by the attacks in the USA.
Timorese women responded by putting flowers and candles outside the US
Mission. But the Timorese never called for Jakarta to be bombed when
their whole country was destroyed (by Indonesian forces) two years
agoÉ..the US President could learn from them." Janet Hunt, Dili,
East
Timor.
KOSOVO: "We have lived through war. We know what it is like to be
attacked, to grieve, and to feel anger. We understand the urge for
revenge is strong. And we know that it must not be given in to. We know
that a violent response can only bring more violenceÉ not justice.
Instead, it kills more innocent victims and gives birth to new holy
avengers. It begins a new cycle and perpetuates more hate, more
insecurity, more fear and ultimately more death amongst civilians. We
therefore urge.Éthe US and its allies to temper their anger and to
refrain from the folly of a sweeping military solutions. Terrorists are
not nations. And nations must not act like terrorists." Medica Mondiale
Kosovo, Women's Center.
GLOBAL: "The Hague Appeal for Peace urges the US administration to use
the greatest possible restraint. We call for a national day of healingÉ.
We must not allow the atmosphere of hatred to justify acts of war
against unidentified enemies. We cherish the force of law, not the law
of force." Cora Weiss, The Hague Appeal for Peace.
KOREA: "We who are women who know about wars are convinced that violence
and military force can never bring peace. In this belief, we are
strongly united against any acts of war, and demand peaceful resolution
of all conflict. We are working hard to create and maintain peace in the
world." Women Making Peace.
SPAIN: "Thousands of people in the heart of Western civilization (New
York) have had to die in order for the international community to react
and consider putting an end to (terrorists/fundamentalist leaders.) The
West never cared when the Taliban attacked Afghan women's rights, when
they assaulted them, when they killed them. It has looked in the other
direction while in Algeria radical Islamic groups have kidnapped, raped,
killed and ripped to pieces scores of women." Montserrat Boix,
journalist and coordinator of Mujeres en Red.
CANADA: "This is a crime against humanity and an international court
should mete out the punishmentÉÉThis is the latest gruesome chapter
in
an ever expanding cycle of violence that has already claimed cities,
countries and whole generations. How does it increase our security to
bomb countries into the stone age?" Alexa McDonough, leader of the New
Democratic Party of Canada.
GLOBAL: "Once again our deepest beliefs hold that true security can only
be rooted in social justice and strengthening the domestic and
international rule of law." Women's International League for Peace and
Freedom.
UK: We need strategies for an inclusive and equal global society, not
strategies of warÉ. So long as poverty and hunger, injustice and
exploitation are the experience of many people in many countries,
genuine despair will lead to hatred of the super powers whose policies
are seen to contribute to them, and will be used to legitimate
terrorism." Women in Black, London.
PAKISTAN: "As victims of terrorism for a long time, we know very well
what it means to humanity. But we do not want Afghan and Pakistan
innocent people to be victims of another war in the name of curbing
terrorism. No terrorism against terrorism. It solves nothing." Asma
Jahangir, former Chairperson of the Human Rights Commission of Pakistan.
SWEDEN: " How can we find a clever strategy and pass it around all
women's networks?É If we are silent, we say OK to all war decisions.
If
we do not act, we pass over the power to the war machines." Evy Warholm.
KUWAIT: "Women of Kuwait also condemn the terrorism that we are sure is
not related to Islam. However we don't agree with any retaliation on
victims who always include children and women very heavily. We should
all support the fight against terrorism and support war against
terroristsÉbased on justice and fair and wise act." Fatima Al-Abdali.
GREECE: "There is solidarity around the world today. You are so right
to
ask for conflict resolution. To ask for peace. Now more than ever, all
of us women, from around the world, need immediately to re-organize and
form new alliances that will look to peace and conflict resolution."
Christiana Lambrinidis.
CROATIA: "The only way out is through strengthening international legal
mechanisms and international co-operation in investigation, extraditions
and punishment of those who are directly responsible for organization
and performance of terrorist acts. We firmly demand a thorough
investigation and oppose revengeful military actions." B.a.B.e., Be
active, Be emancipated, Women's Human Rights Group.
CANADA: "We firmly believe that it is the role of legal institutions,
such as the International Criminal Court, to hold accountable those
individuals responsible and bring them to justice. Our hopes lie in
working to end injustice and oppression, in building positive
cooperative relationships amongst all people. In short, in creating a
global culture of peace." Voice of Women for Peace.
INDIA: "How will the hurt and the consequent anger be assuaged? Would
the quest for justice to the loss of lives of the innocents lead us all
into other conflicts? How do we work together towards conflict
resolution and peace?" Ila Pathek, Ahmedabad Women's Action Group
(AWAG).
USA: "Those responsible must be brought to justiceÉ. Ultimately
peace
and security cannot come through military power alone, but must be borne
of thoughtful, determined diplomacy and negotiation." Women's Action for
New Directions (WAND).
GLOBAL: "Our work for international peace, women's rights, economic
justice and development feels ever more urgent and important. The levels
of poverty, oppression and marginalization related to power imbalances
need to be acknowledged and redressed. International solidarity,
understanding and action are essential." Association for Women's Rights
in Development (AWID).
Women's petitions and statements, vigils and marches are some of the
actions already undertaken or being planned. The following web-site set
up by the Women's International League for Peace and Freedom (UN Office)
contains many of the petitions and statements.
http://www.peacewomen.org.
*
5B : Les Musulmans de France disent " non " à la guerre !
Condamnations des frappes en Afghanistan
(...) La Ligue Nationale des Musulmans de France (LNMF) condamne fortement
les frappes américaines et britanniques menés contre la population
Afghane, L'aviation américaine a mené à partir de jeudi
soir sa cinquième nuit consécutive de bombardements sur Kaboul,
dissipant les espoirs d'un éventuel répit à l'occasion
du vendredi, jour de repos et de prière dans la religion musulmane.
Le dernier bilan fourni fait état de plus de 140 morts et d'une centaine
de blessés. Il s'agirait essentiellement,de victimes civiles provoquées
par les " opérations chirurgicales" américaines et britanniques
un peu partout en Afghanistan. Mercredi soir, 10 personnes appartenant à
une seule famille auraient péries dans un bombardement contre Kaboul.
Aujourd'hui, l'Afghanistan est frappé par une catastrophe humanitaire. La sécheresse, qui sévit depuis 3 ans menace directement 5 millions d'habitants, soit un quart de la population du pays et a entraîné le déplacement d'1 million d'entre eux, les bombardements ne viennent pas arranger la situation de la population.
La LNMF dénonce également par ce communiqué le parachutage de rations alimentaires, qui, à nos yeux, relève de la "propagande" et ne poursuit qu'un seul objectif : obtenir l'adhésion de l'opinion publique internationale aux bombardements.
Même si le peuple afghan est à l'agonie, il est en vie et notre devoir à tous de l'aider à guérir. (...) nous adressons nos sincères condoléances aux familles des victimes des bombardements. Nous réitérons aux familles des victimes nos vives condoléances, notre sincère compassion et notre solidarité en cette circonstance douloureuse.
Ligue Nationale des Musulmans de France (LNMF) - http://www.lnmf.net - contact@lnmf.net
*
5C : Pour les droits des Afghanes
NDLR : lire les articles sur le Site de RAWA (Pakistan) : h t t p : / / w w w . r a w a . o r g
*
5D : Dieu, Ben Laden et le grand Satan
Monothéisme et terrorisme
Les attentats terroristes du 11 septembre 2001 ont stupéfait le monde
occidental et ont été dénoncé par la plupart des
Etats du monde : ceux qui s'estiment effectivement les premiers visés,
les pays occidentaux et ceux qui en redoutent les conséquences, à
commencer par les Etats arabes qui craignent d'en faire les frais. Quant aux
populations, selon qu'elles sont ou non occidentales, elles auront sans doute
porté un regard différent sur les images télévisuelles
de la destruction en direct des symboles de la puissance économique et
militaire américaine.
Ces attentats posent deux principales questions et pourraient se "lire"
de deux manières : en s'attaquant aux symboles de la puissance financière
et militaire des Etats-Unis, les terroristes islamistes se considèrent-ils
comme l'avant garde d'une lutte des pauvres contre les riches ou bien désirent-ils
la destruction de l'Empire du Mal afin d'étendre sur le monde entier
la loi de Dieu, la Charia ? Réactivent-ils la guerre du Croissant contre
la Croix ou bien sont-ils les combattants d'une guerre déclanchée
contre un "mondialisme" ultra libéral triomphant ? La religion
n'est-elle que le prétexte à des conflits bien profanes qui opposent
les hommes entre eux depuis toujours ou bien les "fous d'Allah" ne
visent-ils pas à étendre la seule vraie religion de par le monde
? Sont-ils les messagers des "damnés de la terre" ou les valeureux
soldats d'une guerre sainte déclarée contre les Infidèles
? Pourtant, voir en Ben Laden un nouveau Che Guevara, fer de lance d'une nouvelle
révolution anti-capitaliste, paraîtra aussi idiot que de voir dans
José Bové un dangereux émule du terrorisme international.
Et pourtant!
Quelle est la raison principale du terrorisme islamiste ? La haine de l'Occident
chrétien, la lutte contre l'impérialisme occidental, la revanche
sur l'occupation coloniale ou bien le fanatisme religieux ?Et si ces objectifs
sont indissociablement mêlés, lequel est prédominant ?
Ce n'est pas un hasard si les fiefs du "terrorisme international"
sont des pays arabes musulmans, colonisés, humiliés, frustrés,
exploités, manipulés depuis des décennies par des gouvernants
occidentaux occupés à faire y prévaloir leurs seuls intérêts,
économiques, stratégiques, géo-politiques, culturels. La
"guerre" que veut mener aujourd'hui l'Occident contre le "terrorisme
international" n'est pas plus une guerre du Bien contre le Mal que ne l'est
la Djihad engagée par les islamistes contre un Occident vautré
dans le consumérisme. Il s'agit en réalité d'une lutte
entre deux idéologies totalitaires qui voit s'affronter deux intégrismes
: celui d'un système économique qui se présente comme le
seul et unique modèle de société fondé sur un seul
modèle de développement, engendrant une seule culture, une seule
civilisation et prétendant s'étendre à la planète
entière (fut-ce au prix de son auto-destruction); celle d'une religion
monothéiste qui se présente comme la seule vraie, doit engendrer
un seul type de société et n'a de cesse que de conquérir
l'humanité entière (fut-ce au prix du suicide de ses fidèles)
? Il ne s'agit donc pas d'une guerre de la civilisation contre la barbarie,
de la liberté contre l'obscurantisme, pas plus qu'il ne s'agit d'une
guerre sainte contre le "Grand Satan" occidental mais bien d'une guerre
entre deux impérialismes : celui qui vise à soumettre l'homme
à l'économie, celui qui vise à soumettre l'humanité
à Allah.
Un dieu unique a engendré une pensée unique. En Occident, ce que
n'avait pas réussi à faire le monothéisme religieux chrétien,
conquérir le monde, le "monothéisme profane" est en
train de le réaliser : un nouveau dieu unique, le dieu argent, régente
le monde entier et tient sous son implacable férule la quasi totalité
des êtres humains. Il terrorise et asservit l'humanité. A cet égard,
le monothéisme religieux semble avoir été le prototype
de la pensée idéologique dont le propre est de prétendre
s'imposer à l'ensemble des hommes. La prégnance dans l'inconscient
collectif occidental d'une croyance en un dieu unique a engendré une
conception totalisante, puis totalitaire, actuellement d'ordre économique,
de l'être humain. Elle est la principale cause, chez les Occidentaux,
de cette prétention à être les uniques détenteurs
de la vérité universelle. A ce titre, la religion chrétienne,
elle-même issue du monothéisme juif, peut être considérée
comme l'archétype de toutes les idéologies occidentales modernes,
dans leur volonté de dire le vrai de tout l'homme à tous les hommes
de tous les temps.
La dernière religion monothéiste de l'Histoire, l'Islam, a été
à bonne école ! Comment s'étonner que, face à l'impérialisme
occidental et au regard du bilan mondial catastrophique qu'il a généré,
les plus fanatiques de ses fidèles se dressent pour mettre à bas
le Grand Satan qui étend son implacaple règne matérialiste
sur le monde ? L'Islam vit, avec les 7 siècles de décalage qui
le séparent historiquement du Christianisme, la phase intégriste
et totalitaire de son histoire, celle qui, de l'Inquisition à l'aube
du siècle des Lumières, avait obscurci la religion chrétienne
au point d'en faire la religion la plus sanglante de l'Histoire. Depuis que
cette dernière a été reléguée dans la sphère
de la vie privée, depuis qu'elle a renoncé, du moins officiellement
ou publiquement, à diriger les affaires du monde, depuis qu'elle a dû
distinguer "le spirituel" (tout ce qui concerne, selon elle, l'"âme
humaine) du "temporel" (tout ce qui aurait trait, selon elle, au gouvernement
des nations), le Christianisme, non sans parfois quelque nostaglie de son passé
(exprimée dans l'intégrisme catholique en particulier), ne prétend
plus régner que sur les "esprits" . ce qui ne lui évite
d'ailleurs pas de déborder sur les "corps" des individus comme
sur le corps social ! Il serait toutefois inimaginable de voir aujourd'hui un
évêque à la tête d'un Etat occidental. Par contre,
les ayatollas et autres talibans n'imaginent pas ne pas faire régner
la loi de Dieu, sur ce que nous appelons la "société civile".
Toute société ne peut être pour eux que "religieuse",
c'est à dire dirigée par eux et par eux seuls. Et l'on sait à
quelles extrêmités l'application de la Charia a pu conduire certains
Etats musulmans.
Le choc entre ces deux totalitarismes verra-t-il la victoire de l'un d'entre
eux ? Le ventre mou de l'Occident repu peut faire douter de l'issue d'un tel
affrontement. Quatre islamistes fanatiques munis de cutters ont ébranlé
les bases de la première puissance du monde ! De la réponse qui
sera donnée au terrorisme islamique dépendra l'avenir. Soit les
Etats occidentaux se demanderont enfin pourquoi on en est arrivé là
et apporteront les bonnes réponses, soit ils s'enferreront dans une logique
de violence sans être sûrs d'en sortir victorieux mais qui conduira
par contre à coup sûr à un nouveau totalitarisme policier
planétaire.
Les quelques milliers de victimes innocentes new-yorkaises ne seront peut-être
pas mortes pour rien : elles auront peut-être réussi à réveiller
la petite minorité des nantis de ce monde, ce que n'avaient pu faire
les millions de morts victimes de l'impérialisme ultra libéral
occidental .
Un libéralisme totalitaire qui plie le monde entier aux seules lois du
Marché et une religion totalitaire qui vise à soumettre le monde
aux lois d'Allah, tels sont aujourd'hui les protagonistes d'une guerre déclarée
depuis une vingtaine d'années. La guerre engagée entre eux sera
un combat à mort. Saurons-nous l'éviter et faire évoluer
l'humanité vers le partage des richesses de la planète et la mutuelle
appréciation de ses différentes composantes culturelles, saurons-nous
construire un monde où le "pluralisme spirituel" se serait
enfin libéré du "totalitarisme religieux" ? Tel est
l'enjeu du siècle.
"La certitude d'avoir la vérité a toujours rendu les hommes
cruels"
André MONJARDET, sociologue sept.2001 andre.monjardet@wanadoo.fr et www.monjardet.fr.st/
*
5E : Le véritable enjeu est le pétrole...
Vivement le pétrole à 600 Eurodinar/m3 !
Qui sait ce que contient un baril et donc connaît le prix du pétrole
en litres ! Que faire pour s'en passer, par quoi le remplacer ? En droit, à
qui appartient ce pétrole enfoui sous terre? Faute d'y réfléchir,
on ne verra pas que le pétrole est au cour des guerres depuis 100 ans,
de la création de nouvelles frontières, de l'injustice entre nations,
de leur espoir inégal, de la concentration humaine vers les villes, de
la dégradation des terroirs, plus grave que celle de l'atmosphère.
Quand le pétrole était à 15$, un consultant américain
pour l'Autorité Palestinienne se proposait à 1300$ par jour! Soit
13800 litres de pétrole pour le travail d'un jour!
Combien faut-il de centaines de chevaux pour labourer autant que des tracteurs avec 13800 l de gasoil?
Où est l'équilibre de l'échange, la justice et la solidarité pour le développement durable?
En Mésopotamie, les Sumériens exploitaient les gisements affleurants de pétrole pour bitumer les terrasses et chaussées, et entretenir des feux. Les concurrents étaient le bois et les roseaux, l'huile d'olive ou de sésame, le suif. Plus tard les Abbassides épuisèrent le bois de la plaine, puis leurs réserves d'or pour payer des montagnards bûcherons, et bientôt les Seldjoukides prirent le dessus. L'Empire Ottoman riche de ses forêts put fondre les canons et glaives nécessaires à son expansion jusqu'à ce que les empires d'Europe passant de la voile à la vapeur trouvent dans leur expansion coloniale et leurs innovations les moyens de leurs volontés de puissance.
Dans l'Amérique de la Guerre de Sécession, l'alcool de canne et de maïs, essentiel pour l'éclairage, fut lourdement taxé pour financer la guerre, et soudain le pétrole lampant, non taxé, devient moins cher que l'alcool agricole. Ceci fit la fortune de Drake, Rockefeller et d'autres, car aux Etats-Unis le sous-sol appartient aux propriétaires du sol, aux riches et aux forts. Avant la fin du 19ème, les brevets d'Otto et Diesel, et la 1ère usine de moteurs Diesel en 1893, aboutirent aux 1000 automobiles par jour aux Etats-Unis en 1900. Les cuirassiers allemands avaient la chauffe au fuel et ne s'attardaient plus dans les ports charbonniers.
Cette explosion d'une nouvelle demande pour le pétrole orienta les stratèges et financiers vers la Mésopotamie: l'autrichien Tietze signala en 1879 le gisement exceptionnel de Kirkouk et des suintements à Koweit. Guillaume II est venu en 1898 à Constantinople soutenir les projets de la Deutsche Bank : le chemin de fer Berlin-Bagdad-Bassorah, concédé peu après et mis en chantier, devait pouvoir ramener le pétrole de Mossoul, et amener les canons et camions militaires. En 1907 un rapport allemand précise les sources affleurantes de pétrole en Mésopotamie. De 1895 à 1914 les Anglo-Saxons étaient dans le Golfe pour signer des accords avec des petits chefs soudoyés, à Koweït, à Bahreïn. En Perse, les Britanniques empêchèrent les Russes de construire un pipe de Bakou au Golfe, Bakou où Staline et Lénine en 1905 ont tant agité la classe ouvrière du pétrole que les frères Nobel et Rothschild revendirent leurs parts.
En mai 1901 le britannique D'Arcy y obtient du Shah une concession pétrolière; il fore de 1902 à 1905 près du futur Iraq, trouve du pétrole abondant en mai 1908 à « Maidan-i-Naftan » la plaine de l'huile. Fin août 1907, les empires britannique et russe se partagèrent la Perse. Soutenu discrètement par l'Amirauté, puis par la Burmah Oil à capitaux écossais, D'Arcy fonde en 1909 l'Anglo-Persian Oil Co, dont Churchill prit le contrôle en juin 14 pour assurer l'approvisionnement de la Navy convertie au mazout en 1912 pour maintenir son avance sur la flotte allemande. Les Britanniques renforcèrent leur installation de Bassorah, freinèrent les travaux ferroviaires allemands en opposant leur concession des ponts et reprirent la concession Bagdad-Bassorah en juin 14.
A Constantinople le Sultan Abdül Hamid avait refusé la mainmise sur le Koweït et l'installation en Palestine du Jewish Colonial Trust proposé par Theodor Herzl, qui dépité fait étudier en 1903 la possibilité d'une installation au Sinaï près d'El Arish et fait inspecter les gisements pétroliers près de Suez. En juillet 1908, les Jeunes-Turcs de Salonique et leur Comité Union et Progrès prennent le pouvoir, déposent le Sultan en avril 1909 et valident la séparation du caïmacan de Koweït, désormais protégé par les Britanniques. En octobre 1908 la Bosnie est annexée par l'empire austro-hongrois, la Crète rejoint la Grèce. Le dépeçage de l'Empire Ottoman commence. La Grande Guerre, annoncée dès 1911, éclate à l'été 14.
En 1915 une note d'Herbert Samuel, ministre anglais, futur Haut Commissaire en Palestine, sur l'importance des gisements pétroliers de Mésopotamie amorça les négociations entre Paris et Londres pour le partage d'influences dans l'Empire Ottoman. L'accord secret Sikes-Picot fut signé en mai 16 et notifié aux Russes : à la France une zone incluant les actuels Liban et Syrie et la province de Mossoul, aux Britanniques les provinces de Bassorah et Bagdad, et une part de Transjordanie, la Palestine restant sous influence partagée. A l'automne 17, soutenu par des réseaux occultes pourvus de l'or américain, le général britannique Allenby progresse depuis Gaza, perce les lignes ottomanes, entre à Jérusalem le 11 décembre et prend Damas avant les Français, qui ne débarquèrent à Beyrouth que peu avant l'Armistice. La Syrie fut revendiquée à la Chambre française par les députés proches des soyeux lyonnais, et dès le 1 décembre 18, face à Lloyd George à Londres, Clémenceau lâche la province de Mossoul : Poincaré et lui n'eurent que peu après conscience de sa valeur stratégique et l'armée britannique l'avait occupée à marche forcée. De Bagdad occupée, Sir Percy Cox avait aussitôt câblé à Londres : « Je propose que nous conservions la Mésopotamie sous contrôle britannique. Il ne faut point qu'elle puisse s'unir politiquement au reste du monde arabe ».
A San Remo en avril 20 la France récupéra de la Deutsche Bank 25% de la Turkish Petroleum Company qui devint en 28 l'IPC (Iraqi Petroleum Company); les britanniques en gardaient le contrôle, qu'ils durent partager avec les compagnies américaines. Dès février 22 Churchill écrivait " Je suis parvenu en toute indépendance à la conclusion que tant que les Américains seront exclus d'une participation dans le pétrole d'Iraq, nous ne verrons pas la fin de nos difficultés au Moyen-Orient. ". Les Américains bloquaient la création de la SDN qui aurait à valider les Mandats. Une Monarchie soutenue par les Britanniques en Iraq dura jusqu'au 14 juillet 58 puis le régime progressiste de Qassem nationalisa les gisements non exploités, mais pas encore l'IPC sise à Kirkouk. En 1963, la CIA, depuis son antenne au Koweït, aida à faire changer le régime en Iraq, comme en Iran en 1953 contre Mossadegh qui avait nationalisé le pétrole.
En Iraq au printemps 72 l'URSS aide l'Iraqi National Oil Co à explorer et exploiter le pétrole de basse Mésopotamie; dès lors le régime baasiste iraqien mène l'épreuve de force contre les Anglo-Saxons installés depuis 1928 à Kirkouk, et le 1er juin 72 l'Iraq nationalise tout son secteur pétrolier. Les Anglo-Saxons sont furieux. La guerre mondiale secrète reprend. Le Kurdistan est déstabilisé à nouveau par la CIA et le Mossad à partir de juillet 72; puis l'accord de 1975 négocié à Alger pour régler le contentieux frontalier entre l'Iran et l'Iraq est peu à peu saboté pour mener les 2 pays à la guerre en 1980, pour 8 ans. A la fin l'Iraq est endetté, on fait baisser le prix du pétrole, et hop un casus belli, un plan de communication truquée, et la tempête du désert est là, avec Norman Schwarzkopf, fils du Schwarzkopf qui avait mené l'opération Ajax contre le régime de Mossadegh en 1953 en Iran. Le chef de guerre est George Bush, ancien patron de la CIA, issu des milieux pétroliers; James Baker, son bras droit aux affaires étrangères avait des actions dans le pétrole koweïtien.
Après l'Iraq, le 2ème grand bassin de gisements le moins cher, c'est la Péninsule arabique. Aux premières décennies du 20ème siècle, les Américains armèrent les tribus wahhabites pour que leur contrôle s'étende, notamment vers la Mésopotamie; les Anglais tentaient de même avec les Hachémites dans le Hijaz. Un royaume saoudien en émergea. En février 45 en Mer Rouge, Roosevelt et Saoud scellèrent une alliance stratégique, consolidant l'ARAMCO au profit exclusif des pétroliers américains, garantissant une protection à la dynastie saoudienne, laissant la démocratie et les droits humains au vestiaire.
Le prix du pétrole résulte des rapports de force entre les détenteurs
ou contrôleurs des grands gisements les moins chers. C'est de l'inconscience
ou de l'esbroufe que de faire croire autre chose. Pour augmenter la production
en Mésopotamie de 1000 m3/jour, il faut 40 fois moins d'investissement
qu'au Texas ou en mer du Nord. Dans un monde ultra-libéral que les USA
font mine d'appeler de leurs voux, un Etat mésopotamien libre aurait
vite acquis le contrôle mondial du marché pétrolier, puisqu'il
pourrait éliminer les autres en poussant à la baisse. Pour décider
sur le pétrole, il y a la guerre ou le consensus. Depuis 1900, ce fut
la guerre : Mésopotamie, Roumanie, Algérie, Dhofar, Vietnam, Biafra,
Angola, Malouines, Golfe, Congo, Tchétchènie, Afghanistan, Sri
Lanka, Sud Soudan. Le profit est tel à capter du pétrole pas cher
pour le revendre cher que rien ne résiste. Rockefeller, le fondateur
de la Standard Oil of California disait déjà vers 1885: "
Dans le Big Oil, deux choses comptent : contrôler le grand gisement le
moins cher, et développer la consommation."
Alors quel objectif poursuivre pour le consensus entre nations constituées
dans des frontières qui sont toutes des cicatrices de l'histoire? Quel
partage de la rente pétrolière et gazière entre divers
gisements à divers coûts pour des produits vendus autour d'un prix
commun ? Pour le développement durable, le prix du pétrole devrait
être sur chaque terroir macro-régional à un niveau proche
de l'équivalent produit localement avec les ressources renouvelables.
Imaginons en Europe le pétrole à 600 Euro le m3, 4 Francs le litre,
84 $ le baril.
La plupart des voitures rouleraient avec 3 ou 4 personnes, au lieu de 1,2 en moyenne actuellement, soit 100 kg transporté par une tonne, dans cette ère de pétrole pas cher et gaspillé. Un prix beaucoup plus élevé, la priorité partout aux véhicules à peu près pleins, moins polluants par personne-km transporté, cela ferait 3 fois moins de voitures, plus du tout d'embouteillages. Les chauffeurs routiers se convertiraient au petit fret électrique à courte distance entre nos innombrables gares, les usines et commerces, sans pollution locale ni bruit. On mangerait plutôt des produits locaux et de saison, pour éviter que les tomates ne traversent en camion le Maroc et l'Espagne en hiver tandis que d'autres tomates descendent des serres de Hollande chauffées au gaz. On irait à sa résidence de campagne par abonnement au train, relayé par un véhicule électrique chargé à la gare par le courant des barrages amortis de la SNCF.
Immeubles et maisons seraient mieux isolés, dans le neuf et par réhabilitation, pourvus au moins de chauffe eau solaires et d'appareils ménagers performants. La plupart des villages et villes moyennes auraient un réseau de chaleur alimenté par les résidus forestiers et des industries du bois revigorées et en plaine par les tailles périodiques de haies que nos betteraviers et céréaliers auraient le bon goût de replanter dans nos paysages. Nos agriculteurs produiraient des biocarburants en respectant des consignes environnementales plus exigeantes qu'aujourd'hui. Avec les terres à céréales aujourd'hui exportées, on ferait plus de la moitié de nos besoins en carburants, très réduits par le covoiturage spontané ou e-organisé!
De rares centrales nucléaires produiraient en cogénération courant et chaleur distribués pour les grosses villes. On partirait moins souvent en avion en Thaïlande pour une semaine de vacances ou à New-York pour 2 jours d'affaires, en polluant directement l'atmosphère sans même payer la fameuse TIPP. On partirait plutôt en croisière en paquebot avec des vélos à bord, des canots, des tickets de train, pour découvrir les îles de la Mer Egée, les ziggourats sumériennes, les rizières du Tonkin, les collines des Aurès, les trains ineffables du Rajasthan, de l'Arménie et de l'Ethiopie, et les steppes de l'Amérique bientôt sillonnées par des TGV.
Enfin pourquoi des Eurodinars ? Parce que dans le cours de la négociation du consensus pour un monde nouveau, on pourrait faire entrer un panier de monnaies des pays producteurs du tiers monde, du Venezuela à l'Iran et au-delà, dans le panier de l'Euro. Voilà une monnaie qui aurait les meilleures réserves sous terre et de vastes champs de coopération durable devant elle. N'oublions pas que le dinarius était romain et que Europe était une belle Levantine enlevée par Zeus. Au diable les frontières et les rentes qui fondent la guerre.
Bernard CORNUT (Paris) - NDLR : nous contacter pour infos supplémentaires
***
6 - Les Noirs et le racisme (Brésil)
From the New York TIMES
October 2, 2001
" Multiracial Brazil Planning Quotas for Blacks
By LARRY ROHTER - SÃO PAULO, Brazil, Sept. 27 "
Brazil has the largest black population outside Africa, but black Brazilians
have long complained of being
kept at the bottom of the ladder. Now, in response, the government is proposing
racial quotas in universities, Civil Service jobs and even
television soap operas.
Applying quotas in Brazil promises to be even more complicated than it was in
the United States. In a society that has more than 300
terms to designate skin color, racial categories are much more elastic than
in the United States, making it difficult to determine
who is black and who is not.
In last year's census, only 6 percent of the population identified themselves
as black, a low number that advocacy groups attribute to
discrimination and a poor racial self- image. An additional 40 percent defined
themselves as "pardo," a much broader term used to
describe dark- skinned people, or "mulato" or "mestiço,"
the words applied to people of mixed European and African ancestry.
As might be expected in a striving multiracial society of 170 million people,
the sweeping Racial Equality Statute before the Brazilian
Congress has ignited an emotional national debate. Opponents of the plan say
it would foment division and dis like the term "affirmative
action" as inappropriate for Brazil.
" It is necessary to be prudent in importing explicitly American guidelines,"
Manolo Florentino, a history professor at the Federal
University of Rio de Janeiro, wrote in an essay last month. He added that the
plan could backfire, increasing rather than easing racial
tensions.
The Brazilian Congress is considering a proposal that would establish quotas
for black actors in television programs, movies, the theater
and commercials. The plan, which has already been approved by a committee of
the lower house but is opposed by directors, playwrights and advertising agencies,
would require blacks or mixed-race actors to compose 25 percent of the cast
of any entertainment offering, rising to 40 percent in commercials.
Black Brazilians are almost invisible on television except in menial or exotic
roles and "the networks and ad agencies have never on their
own done anything to improve this situation," said Joel Zito Araújo,
author of "The Negation of Brazil," a study of racial attitudes in
the news media.
One result, he added, is "a dominant cultural aesthetic of whitening that
is harmful to the multiracialism that is the reality of Brazil
and needs to be corrected."
A crucial element of the Brazilian self-image is that they live in a racial
democracy, even though statistics indicate that the average
monthly income of whites is more than double that of blacks. The standard response
to such data is that Brazil's main problem is one
of class, not race; that blacks suffer discrimination because they are poor,
not because of their skin color.
Brazil was the last country in the Western Hemisphere to eliminate slavery,
acting in 1888. One of the first actions the government took
after achieving independence from Portugal in 1822 was to prohibit blacks, free
or slaves, from attending school altogether, supposedly
because they would spread contagious diseases.
Today, only 2.2 percent of Brazil's 1.6 million college students are black,
even though Brazilians of African descent may constitute half
the population. The government's quota plan, however, would reserve 20 percent
of university admissions for blacks, who are far more
likely than whites to attend inferior, undefinanced public schools that do little
to prepare students for college.
"Nobody in this society thinks that blacks are intelligent, so we need
to be given the chance to show that we have talent and can rise
to the next level," said Fabio Jacinto, 22, a messenger in São Paulo,
Brazil's largest city, who hopes to become a doctor and is taking a
special college preparatory course devised for black students. "If society
won't offer us that opportunity, then the government must
act."
The same 20 percent figure, intended to combat widespread discrimination in
the workplace, would also apply to Civil Service
jobs. Even today Brazilian newspapers are full of advertisements for jobs at
private companies that call for a "good appearance," a phrase
widely understood to mean that blacks should not apply.
"There's no point in having quotas in universities if black students can't
get jobs after graduating," said Luciana Luz, 23, a bookkeeper
who wants to become a psychologist. "The way things are right now, if you
have two equally qualified candidates for the same job, one white and one black,
the white is going to win out. It's a very clear
thing, and everyone knows it."
Political parties would also be affected by the measure, thanks to a requirement
that would oblige 30 percent of all candidates for public
office to be black. At the moment, according to the calculations of advocacy
groups, fewer than 5 percent of Brazil's senators,
governors, congressional deputies and mayors are black or of mixed race.
Advocates of racial quotas brush aside complaints that they are unfair or will
not work here because they are a foreign import. While
they acknowledge that the social dynamics of Brazil are quite different from
those of the United States, they say justice must
prevail.
"When it's something that benefits the elite, they don't think twice about
imitating it," said David Raimundo Santos, a Roman Catholic
friar who heads Educafro, a group pushing for racial quotas in schools and jobs.
"But now that we are talking about importing
something that benefits the population of African descent, they say they are
against it."
In the midst of the debate, the Ministry of Land Reform issued an edict this
month requiring that 30 percent of its jobs henceforth be
reserved for blacks and said that 20 percent of the staff of private companies
bidding on or receiving contracts from the ministry must
henceforth be black.
According to a DNA study by Brazilian scientists, as many as 80 percent of Brazilians
have some African ancestry. Even President
Fernando Henrique Cardoso has said he has "a foot in the kitchen,"
a slang term, considered derogatory by some blacks, that is used to
describe light-skinned, apparently white people with some black origins.
"My father is black, my mother is white, and I have a grandmother who was
Indian, so what does that make me?" asked Josefa Alves Amorim, 23, who
aspires to become a pharmacist. "In the past, I've identified myself as
Indian, but if it will help me get into college, then maybe I should start saying
that I'm black."
***
7 - Conférence internationale des femmes : genre, finances et développement (Thailande)
INVITATION TO ATTEND Asian Women's Conference on Gender, Finance & Sustainable
Development
( Rio + 10 and Beijing +5 ) October 26 - 30, 2001 - Royal River Hotel, Bangkok
Thailand
(...)
Conference Contact Person
And Secretariat Coordinator:
Daphne D. Roxas
Executive Director, Asian Women's Network on GAD
Coordinator, Philippine NGO Beijing Score Board101 Hyacinth, Roxas District,
Quezon City, Philippines
tel./fax nos. : (632) 3737902 & 4124230
e-mail: banahaw@i-manila.com.ph
***
SOS SEXISME